Si les propositions photographiques de l’artiste Lunga Ntila questionnent les notions d’identité de notre imaginaire collectif, son travail tend surtout à déconstruire et explorer le champ de la photographie. Jouant avec les textures et les formes, agrandissant et déplaçant des fragments photographiques récoltés de ses archives, la photographe de 24 ans nous invite à découvrir son univers tantôt expressionniste, tantôt cubiste. Focus sur un processus créatif aussi hybride que fascinant.

Décomposition et découpages, distorsion impertinente et collages photographiques, ou comment allier féminités, identités et poésie, tout en déjouant les codes du monde de la photographie.

© Lunga Ntila Anthony Bila FatherStretchMyHands 2020 DigitalCollage
© Lunga Ntila

Sexualité, féminité, exploration et déformation. Tant de thèmes et techniques associé.e.s aux travaux de l’artiste sud-africaine. Aperçues à la Art Book Fair de São Paulo au Brésil, puis à l’exposition d’été Keyes Art Mile et à l’Investec Cape Town Art Fair en 2019, les photographies de Lunga Ntila ne cessent de se montrer dans les foires les plus influentes de l’art contemporain. À travers ses découpages, assemblages et collages, l’artiste déploie une vision neuve et redessine les contours des féminités d’aujourd’hui, prônant une posture assumée et déterminée. Elle interroge également les codes esthétiques autour des questions identitaires africaines et afro-américaines pour donner une parole et une place à un peuple trop peu valorisé, notamment sur la scène artistique.

 En questionnant et pointant du doigt l’actualité, Lunga Ntila déforme le réel, expérimente sans cesse et joue avec les images comme Arcimboldo (peintre italien maniériste) dans ses compositions de portraits en fruits et légumes. Le processus créatif tient d’ailleurs une place prépondérante dans le développement de la pensée critique qu’elle entretient face à son travail: en effet, la photographe manipule textures, ombres et morceaux de corps, en condensant des approches tantôt graphiques, tantôt esthétiques et expérimentales, mais jamais dénuées de sens et de contexte. Elle construit ses formes et personnages à partir de moodboards et d’inspirations variées : à l’aide du logiciel Photoshop, elle adore remanier sans cesse ses compositions. Véritable terrain de jeu, cette méthode de travail, basée sur un catalogage de portraits et autoportraits qu’elle vient découper et recomposer, invite à reconsidérer les techniques artistiques actuelles, leur implication, leur rôle dans le monde de l’art contemporain: de l’instrumentalisation des corps à l’étourdissement des couleurs saturées, la photographie apparaît encore souvent comme un outil de propagande tordant nos corps, écrasant nos courbes et nous assommant de diktats. Lunga Ntila rend hommage aux corporalités, aux sensualités et offre ainsi toutes ses lettres de noblesse à la photographie. 

Finalement, le travail de Lunga Ntila est une loupe fixée sur le monde en perpétuel changement, comme réponse à une génération demandeuse de nouvelles icônes, plus authentiques, plus ouvertes et surtout plus humaines. Porteuse de sens et d’espoir, la photographe marque un pan de l’art actuel et propose une relecture du prisme des féminités et identités. Un travail à découvrir les sens éveillés !

À suivre sur Instagram.

Article du numéro 48 « Nouveaux.lle.s leaders » par Susy Lapierre

Artsper est une plateforme d’achat en ligne d’art contemporain. La marketplace, qui travaille avec plus de 1 500 galeries autour du monde, présente en permanence les œuvres d’artistes émergent.e.s et des plus célèbres noms, comme Banksy ou Andy Warhol. L’équipe d’Artsper, composée de passionné.e.s d’art contemporain, s’attache à en décomplexer l'achat et à le rendre plus accessible grâce à la suppression des barrières traditionnelles du marché de l’art et à la création de contenus de qualité (articles, sélections d'œuvres, interviews d'artistes, etc.).

Dans son catalogue de plus de 150 000 œuvres d’art, accessibles à la vente dans le monde entier pour les néophytes et les expert.e.s, Artsper met en avant des artistes explorant tous les genres et tous les médiums.

Julie Lagier
Julie Lagier, artiste contemporaine surréaliste

Le rêve, l’espace privilégié des surréalistes

Influencé par la psychanalyse freudienne et le mouvement dada, André Breton publie en 1924 son Manifeste du surréalisme. Pour le poète, le surréalisme est « l’automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »

Cette absence de contrôle recherchée par les surréalistes est à son apogée dans le rêve. Rêver, c’est se laisser aller à la liberté la plus totale et transgresser les règles du réel pour accéder aux parties non censurées de l’inconscient.

La mécanique du rêve dans l’art surréaliste

L’art surréaliste ne s’attache pas à représenter le rêve, mais davantage à en reproduire les mécanismes. « Appréhender et m’inspirer des rêves, […] manipuler cette matière vaporeuse par l’interprétation photographique, voilà ce que je tente de faire », explique la photographe Julie Lagier, dont les créations oniriques sont en vente sur Artsper. En créant des associations magiques et irrationnelles, les artistes surréalistes s’inspirent de la forme de leurs visions oniriques plutôt que de leur sens caché.

Julie Lagier, Vue sur mer, 2019
Julie Lagier, Vue sur mer, 2019

Les artistes surréalistes étaient des explorateur.rice.s et des expérimentateur.rice.s. Pour réduire l’intervention de leur conscience voire de leur volonté, et ainsi imiter les rouages du rêve, iels ont développé des techniques liées à l’endormissement et à l’intuition, faisant une confiance aveugle au hasard et à l’inconscient. Hypnose, écritures et dessins automatiques, mais aussi demi-sommeils, leur ont permis de donner naissance à des textes (Le Mouvement perpétuel de Louis Aragon, Les Champs magnétiques d’André Breton et Philippe Soupault), des tableaux (Golconde de René Magritte, Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une grenade, une seconde avant l’éveil de Salvador Dalí) ou des films (La Coquille et le Clergyman de Germaine Dulac, Un Chien Andalou de Luis Buñuel et Salvador Dalí).

Hallucinations oniriques et déformations du réel

À travers des visions hallucinées et des distorsions du réel, le surréalisme réhabilite le merveilleux. « Le rêveur, rendu à un état de passivité extrême, reçoit des éléments d’une surréalité qui s’impose à lui comme des images surdéterminées. Rêver et créer sont les deux faces, mises en continu, de l’activité surréaliste », explique le psychanalyste Olivier Douville dans son article « Expérience du rêve et expérimentations surréalistes ».

Pour donner vie à leurs visions, les surréalistes les détournent et les remanient à l’aide de montages et de techniques photographiques, de collages (Les garçons de la rue de Jacques Prévert sur une photo de Robert Doisneau), d’objets hybrides (le Téléphone-Homard de Dalí, le Loup-Table de Victor Brauner), de mots-valises, de photogrammes (photographies sans appareil photo), créant ainsi des associations improbables et contrastées. Ces collisions absurdes et grotesques, ces mixtures hétérogènes parfois dénuées de logique, évoquent les éléments et les symboles que l’on ne voit qu’en rêve. Les artistes de cette mouvance étaient avant tout des chef.fe.s d’orchestre, des costumier.e.s habiles dans les choix et les assemblages qu’iels provoquaient !

Li Wei, Buddha in Paris, 2012
Li Wei, Buddha in Paris, 2012

« Les artistes surréalistes associaient des objets ou des formes qui n’allaient pas du tout ensemble. Cela bouleversait l’ordre normal des choses », analyse Elisabeth Spettel, enseignante en arts visuels. En photo comme en peinture ou sur grand écran, les corps sont segmentés, isolés et déformés ; les perspectives sont bouleversées jusqu’au dépaysement total. Les figures empruntent à l’humain et à l’animal ; les scènes sont impossibles et les symboles mystérieux. Mais malgré leur aspect parfois cauchemardesque, les créations surréalistes sont toujours teintées d’humour noir et de poésie. Certain.e.s artistes contemporain.e.s inspiré.e.s du surréalisme ont d’ailleurs fait du comique leur principal moteur. Sur Artsper, Li Wei et ses performances vertigineuses en est un parfait exemple, tout comme Muriel Bordier et ses mises en scène parodiques.

Muriel Bordier, Les maîtres nageurs, 2015
Muriel Bordier, Les maîtres nageurs, 2015

Une autre réalité

Maia Chozas
Maia Chozas
Maia Chozas, Sueño (Dream), 2019
Maia Chozas, Sueño (Dream), 2019

Les œuvres surréalistes créent sans cesse la surprise grâce à des éléments mixés, transformés ou placés dans des contextes inattendus jusqu’à l’incohérence. Encore aujourd’hui, certain.e.s artistes contemporain.e.s jouent avec cette réalité étendue avec une telle ambiguïté qu’il est parfois difficile de déceler ce qui appartient au monde conscient ou à l’inconscient. Sur Artsper, c’est par exemple le cas de Maia Chozas et de Hell’O Collective, qui floutent les frontières entre rêve et réalité, figures chimériques et conventionnelles.

Hell'O Collective, Untitled, 2020
Hell'O Collective, Untitled, 2020

Pour Élisabeth Spettel, le rêve était un véhicule pour impacter le réel, mieux le connaître et en créer une nouvelle version presque magnifiée. « Les surréalistes reprenaient d’ailleurs la phrase de Rimbaud “changer la vie” comme mantra », conclut-elle. Une volonté que bon nombre de contemporain.e.s mettent au goût du jour… Par elleux, 5 artistes dont on aime beaucoup le travail chez Paulette, dont les œuvres sont à retrouver sur Artsper.

5 artistes contemporain.e.s qui s’inspirent du rêve surréaliste

Julie Lagier, Garde Robe, 2019
Julie Lagier, Garde Robe, 2019
Julie Lagier, Laisse moi rêver, 2019
Julie Lagier, Laisse moi rêver, 2019

Julie Lagier capture ses songes en photo et manipule les perspectives, les échelles et les accessoires pour créer des assemblages absurdes et mystérieux. L’artiste, qui vit et travaille à Marseille, utilise la matière de ses propres rêves pour imaginer un univers singulier où les visages sont remplacés par des cintres (Garde-robe, 2019), les chevelures prennent la forme d’épais nuages (Laisse-moi rêver, 2019) et les corps semblent s’étirer à l’infini grâce à d’audacieux points de vue (Place occupée, 2019). Dans ses créations vaporeuses et oniriques, la photographe française se déjoue des règles anatomiques et parfois même de la pesanteur (Debout dans ma chute, 2020).

Muriel Bordier, Le cours particulier, 2019
Muriel Bordier, Le cours particulier, 2019

Comme le faisaient les artistes surréalistes des années 30, Muriel Bordier expérimente. Avec humour, la photographe ne se satisfait pas d’un seul médium pour élaborer ses « petits mondes » imaginaires. À l’aide de pâte à modeler, de montages numériques ou encore de maquettes en tous genres, elle tourne en dérision ses propres interprétations du réel et les codes de la société occidentale. Dans sa série Espaces Muséaux, qui lui a valu le prix Arcimboldo 2010 de la photographie, elle élabore des lieux démesurés et aseptisés pour parodier les stéréotypes de l’art contemporain.

Li Wei, On the surface of the earth , 2004
Li Wei, On the surface of the earth , 2004

Li Wei n’est plus à présenter. Depuis plusieurs décennies, l’art transgressif et engagé de l’artiste chinois a fait le tour du monde. Performeur, acrobate et agitateur politique, il met au défi les lois de la gravité et joue avec le danger comme avec son propre corps en utilisant tous les ressorts du comique. Sur le point de tomber au sommet d’un immeuble, en équilibre sur un lampadaire (Bright Apex, 2007), le corps à demi encastré dans la pare-brise d’une voiture (Li Wei falls to the car, 2003), en lévitation au-dessus de la ville… Le photographe prend de la hauteur dans des milieux urbains pour dénoncer la mondialisation, l’enclavement des villes et la politique de son gouvernement. Dans un esprit provocateur mêlé d’humour, Li Wei marque son désir de fuite vers la liberté et l’émancipation.

Maia Chozas, Refugio (Refuge), 2019
Maia Chozas, Refugio (Refuge), 2019

Dans les œuvres de Maia Chozas, les lignes entre le rêve et la réalité sont brouillées au rythme des superpositions d’images oniriques et des variations de couleurs, de formes et d’opacité. Les collages surréalistes de l’artiste argentine se composent de détails imbriqués et dissimulés, si bien que ses œuvres ne se dévoilent pas au premier regard mais exigent souvent qu’on s’y plonge longuement, comme pour des énigmes à déchiffrer. Ces compositions mystiques et spirituelles, quasi-hallucinatoires, révèlent une nature omniprésente où minéraux et végétaux s’assemblent au moyen de la peinture, de la photographie et de montages numériques.

Hell'O Collective, Untitled, 2016
Hell'O Collective, Untitled, 2016

Influencé par leur pratique du graff, le duo belge composé de Jérôme Meynen et d’Antoine Detaille s’est tourné vers la peinture, le dessin à l’encre et l’installation pour créer Hell’O Collective. L’univers graphique et coloré des deux artistes donne naissance à des compositions surréalistes dans lesquelles les éléments sont tantôt superposés dans un bric-à-brac visuel, tantôt compartimentés sans lien apparent pour les unir. À travers des formes ludiques, des aplats de couleurs et des variations de textures, des petites créatures étranges et des animaux fantastiques rappellent l’univers des contes.

Retrouvez ces 5 artistes, et des milliers d’autres peintres.se.s, sculpteur.ice.s, photographes et dessinateur.ice.s sur la plateforme de vente d’art contemporain Artsper !

Si vous êtes un.e néophyte ou que vous manquez tout simplement d’inspiration, sachez que la plateforme propose une sélection d’œuvres sur mesure grâce à un questionnaire très abouti !

Un article d’Audrey Couppé de Kermadec

L’inévitable flagship Etam situé boulevard Haussmann à Paris, aux allures industrielles, chic et girly, accueille cet hiver une boutique éphémère pleine de surprises imaginée par l’audacieuse et créative Emily Marant. Visite guidée de ce lieu rempli d’idées cadeaux incontournables, cute, colorées et décalées. 

Qui est Emily Marant ?

Pour cette jeune créative, art, mode et design ne font qu’un. Après avoir été commissaire d’exposition, elle fonde en 2015 un studio à son nom. Naturellement, ses aspirations artistiques se rassemblent autour d’un projet innovant qu’elle définit comme une « plateforme collaborative et galerie nomade sans attaches pour une nouvelle génération de créateurs, label et maison d’édition », qu’elle baptise French cliché. Une manière encore une fois, d’affirmer sa personnalité, sa vision du monde mais aussi valoriser la richesse culturelle française même si ses inspirations viennent, en majeur partie, tout droit d’Amérique. Des idées, des images qu’elle va puiser chez des créatifs tels que le cinéaste Wes Anderson ou le peintre William Cotton. 

La caverne d’Emily 

On peut le dire, cette boutique est une véritable caverne où s’entremêlent mille et unes merveilles et objets insolites. Un véritable « cabinet de curiosité » qui nous invite à voyager dans l’univers féérique et atypique d’Emily. En déambulant dans cette sphère déjantée, vous trouverez des portes bonheurs, des charms, des bracelets minimalistes, les emblématiques bougies Félicie Aussi, des confitures fruitées signées Confitures Parisienne, des assiettes upcyclées aux imprimés graphiques et aquatiques de chez Tablewear, et pour ajouter la touche finale à votre déco de Noël : la boule à neige palmiers Klevering

Alors pour les retardataires des cadeaux de Noël, vous savez maintenant où trouver vos jolis gifts

Un article signé Exaucée Nzoigba

Couleurs pop, pep’s, vitalité et positivité sont les mots clés de la nouvelle capsule FW20 Desigual. Ludique et poétique, elle a été imaginée par l’artiste espagnole Miranda Makaroff. Cette troisième collaboration aux côtés de l’illustratrice et actrice à la créativité débordante, est plus qu’une collection, c’est une fiction : Planète Evasion. En d’autres termes, un film particulier dans lequel nous ne sommes pas spectatrices mais bel et bien actrices. Oui car la gamme célèbre la femme à travers une palette de pièces artistiques multicolores. Mais attention, il ne s’agit pas uniquement d’admirer ou de porter ces créations. Il s’agit plutôt de nous encourager à être une véritable œuvre d’art au quotidien !

Planète Evasion

Pour résumer, Planète Evasion c’est finalement l’histoire de trois copines :  Mirandella, joyeuse et drôle (Miranda Makaroff), l’audacieuse Rossy Odyssy  (Rossy de Palma) et Space Kittyna, naïve au premier abord… (Valentina Smapaio). Réalisé par Gorka Postigo, ce petit film de Noel atypique met en scène l’univers décalé et décomplexé de Desigual et Miranda.

Liberté, Gaieté, Féminité

Telle est la devise de cette nouvelle collaboration.

Ça y est, on entre dans la période des trois F : Froid, Fatigue et Flemme. Comment ne pas tomber dans un bad mood quand la nuit tombe à 17 heures ? Difficile oui, impossible non. Le jeu de symétrie, les personnages anthropomorphiques, les coupes lose ou structurées, les couleurs vives et flashy de cette capsule originale, sont justement là pour révéler notre personnalité unique et ensoleiller les rues, et ainsi faire rayonner toutes les personnes qui nous entourent. En plus, les imprimés dévoilent des silhouettes féminines en totale connexion avec la nature. Les thèmes de la liberté, de la féminité, de la sensualité et de l’environnement durable sont évoqués en beauté à travers cette collection onirique.

Miranda nous emmène au pays des merveilles

« Mon objectif consiste à transmettre l’énergie positive et la distraction, car je crois qu’elles ont été reléguées au second plan dans le monde de la mode. Nous sommes devenus, quelque peu des esclaves maladifs des tendances et je crois qu’il est important de vivre d’un point de vue de la liberté, de la créativité et du jeu« , déclare Miranda. La capsule est finalement le reflet de ses multiples facettes et de sa pluridisciplinarité dans le monde de l’art (peintre, illustratrice, créatrice, DJ, actrice). Mais l’objectif de cette collab’ reste avant tout de transmettre beaucoup d’amour avec beaucoup d’humour. Des valeurs qui ont d’ailleurs séduit plus d’une fois la marque espagnole initiatrice de l’upcycling.

Finalement, cette capsule basée sur l’art de la joie invite les consommateur·rices à adopter d’une part un comportement plus responsable, d’autre part à libérer la meilleure version d’eux et elles-mêmes grâce à un arc-en-ciel d’optimisme. Alors, prêt·es à refaire le plein d’énergie cet hiver, en portant des tricots tout chaud pigmentés de positivité ?

Un article signé Exaucée Nzoigba

Etnia Barcelona collabore avec l’artiste Ignasi Monreal pour une collection de trois paires de lunettes, inspirées du livre Ways of Seeing, de l’écrivain John Berger.

Etnia Barcelona sort sa nouvelle collection exclusive et en édition limitée, avec l’artiste espagnol Ignasi Monreal. Une collaboration qui a du sens, sachant que la marque de lunettes a toujours puisé son inspiration dans l’art et les mouvements culturels. 

L’inspiration d’Ignasi Monreal

L’artiste, qualifié « d’enfant terrible de la peinture espagnole du XXIème siècle », n’est pas étranger aux collaborations. En effet, il a déjà créé main dans la main avec Gucci, Bulgari, Vogue, ou encore Dua Lipa, Rosalia ou F.K.A. Twigs. Classicisme, classique et art numérique font partie de ses premières inspirations, avec des références venant du pop art. 

Pour cette collection, le peintre est parti du livre Ways of Seeing, du britannique John Berger. C’est grâce à cette influence qu’il a décidé de créer des lunettes « qui donnent la possibilité d’avoir une “vision périphérique”, grâce à ses deux yeux supplémentaires sur les branches ». Au rendez-vous ? Un modèle de lunettes de soleil, décliné en noir, blanc et écaille, créé à partir d’acétate naturel Mazzucchelli et de verres minéraux Barberini. 

Une campagne photographiée à Rome

Actuellement basé entre Madrid et Rome, l’artiste né à Barcelone a choisi sa ville d’adoption comme décor : Rome. C’est ici que toute la magie a opéré, pour donner ce ton si particulier à la campagne photo. « Fascinée par son regard et sa vision du monde », la marque a laissé carte blanche à l’artiste, qui a conçu pour l’occasion des masques en forme d’œil, photographiés à travers la ville par Paolo Zebrini.

  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal
  • Campagne de la collaboration Etnia Barcelona X Ignasi Monreal

Et pour découvrir cette collection onirique, il suffit de se rendre sur le site de la marque

Article de Clémence Bouquerod 

Comment se démarquer aujourd’hui dans la nébuleuse vertigineuse de notre société contemporaine et de son flux incessant d’images et d’informations ? Comment exister en tant qu’artiste quand on sait à quel point choisir cette vocation est un pari sur l’avenir et que, plus généralement, vivre de sa passion est un terrible privilège qui nécessite bien souvent des années d’acharnement et de sacrifices ? En dépit des barrières, Francis Essoua Kalu, alias Enfant Précoce, n’en a jamais douté et l’a toujours su : il sera artiste.

Né au Cameroun en 1989, Francis débarque à Paris à l’âge de 9 ans. Très vite, il est charmé par l’ouverture d’esprit qu’il y rencontre. « Ici, je peux laisser libre cours à mon imagination pour m’habiller sans être jugé. Je rencontre tous les jours des personnes d’origines et d’univers différents, c’est exaltant. » De son enfance, il garde des souvenirs puissants qui alimentent son art à coups de traits francs et de couleurs vives. « Plusieurs de mes tableaux s’inspirent de cette période cruciale de ma vie. J’ai peint l’enterrement de mon arrière-grand-mère, Kwedi, ma première rencontre avec un serpent, Mamba, la fois où j’ai couru après une poule dans Coucou et la poule. En ce moment, je m’apprête à terminer un portrait de ma mère qui est restée au Cameroun », raconte-t-il. Cultivant sa double identité, il s’imprègne des richesses de son pays natal.

L’influence du travail de son oncle Malam, lui-même artiste et véritable père spirituel à ses yeux, joue également un rôle prépondérant dans son processus créatif. « C’est l’une des seules personnes de ma famille à m’avoir encouragé à devenir qui je voulais vraiment être, à ne pas me blâmer parce que j’avais quitté l’école. Avant même que je commence la peinture, il voulait m’inscrire dans une école de danse, mon premier contact avec l’art. Il m’a toujours poussé à suivre ma voie. » Même si leurs arts sont totalement différents, il suit de très près ce qu’il fait aujourd’hui, le conseille et vient à tous ses événements. « Il m’a toujours incité à voir les choses en grand, il m’a poussé à peindre des grands formats. Dorénavant, je n’ai pas peur de me confronter à des tableaux de 3 mètres. J’ai même plus de mal à revenir à des petits formats. » Actuellement en résidence à Marrakech, il travaille sur son portrait, une toile de 250 x 200 cm. Un bel hommage.

Pas chassé

De la danse, lui qui a baigné dans le hip-hop, Francis retient une très grande rigueur qui sert aujourd’hui sa pratique artistique. « Apprendre des chorégraphies demande un effort de coordination et de concentration. Quand j’étais plus jeune, je dansais principalement dans la rue », se souvient-il. il y a un an, il a repris la danse via la compagnie La marche bleue chorégraphiée par Leo Walk. « C’est un beau projet qui mélange plusieurs styles de danse et plusieurs univers. Leo a rassemblé des danseur.se.s d’horizons différents, il a intégré au spectacle de la poésie et même de la peinture… Je n’en dis pas plus, rendez-vous le 22 avril au Bataclan pour notre première représentation. »

C’est en imaginant une marque de vêtements qui n’a finalement jamais vu le jour que Francis met littéralement ses mains dans la peinture. « J’ai commencé par dessiner des logos, apprendre à utiliser Photoshop, puis je me suis tout naturellement dirigé vers la peinture. » C’était il y a sept ans. Petit à petit, la nécessité de créer se fait plus urgente, plus pressante et finit par prendre le dessus sur sa vie. « Depuis trois ans, je peins tous les jours », dit-il, déterminé. « J’aime expérimenter tous types de supports : toile, papier, bois, carton, vitre, format numérique, je ne me mets aucune barrière. » De cette liberté d’expression, Francis a extrait cette incroyable maturité qui n’a pourtant pas effacé son âme d’enfant. Une singularité que son nom d’artiste retranscrit à merveille. Ne se réclamant d’aucun style en particulier, Francis parle du « ndjoundjouisme » qui serait, d’après son oncle, la personnification des êtres à travers les masques. on retrouve en effet beaucoup de visages, de personnages dans l’art d’enfant Précoce. « L’amour, la famille, les amis, la liberté, la paix. Tout tourne autour de ces thèmes, précise-t-il. C’est la base de ma vie et je ne peins que l’environnement qui m’entoure. J’essaie également de trouver de la poésie dans des choses simples : des pieds, des mains ou encore des fleurs. »

« Exposez-moi »

En janvier 2019, alors qu’il peignait depuis quelques semaines dans les bureaux de Walk in Paris, il confia à Gary, cofondateur de la marque avec Leo Walk et désormais son manageur, son désir d’être représenté par une galerie. « Il m’a proposé d’aller poser ma dernière toile sur la place de la République avec une pancarte « Exposez-moi ». Je l’ai pris au mot et je me suis exécuté. » succès immédiat. L’initiative plaît et ne manque pas d’attirer l’attention en live et sur les réseaux sociaux. « On a alors continué de faire des photos dans des lieux emblématiques de la capitale. Il y avait un réel engouement et mon compte Instagram ne cessait de monter. Dans la foulée, on a filmé une vidéo. » Un projet qui est né dans la spontanéité et c’est bien toute sa force. « Je pense que si on voulait le refaire aujourd’hui, on n’y arriverait pas. On a agi sans réfléchir dans le feu de l’action et ça s’est ressenti. » Il en fallait en effet de l’audace pour poser une toile sur l’avenue des Champs-Élysées alors que des voitures roulaient à fond dans les deux sens en passant à 10 cm de la toile et en klaxonnant. « Mais on voulait absolument ce plan, dit-il en riant. La police nous a arrêtés 5 minutes après notre arrivée sur les lieux. Par chance, ils ont été compréhensifs. Aussi l’adage « si tu veux quelque chose, va le chercher » n’a jamais résonné aussi fort en moi. Cette action peut se rapporter dans n’importe quel domaine, alors j’espère avoir transmis un message d’amour, d’espoir et de persévérance pour la jeunesse. »

L’amour, Francis en parle souvent et ça sera d’ailleurs le thème de sa prochaine exposition. « L’art peut sauver pas mal de choses. Il permet aux gens d’ouvrir leur cœur, car on ne peut pas créer si on n’aime pas. »

Article du numéro 47 « Renaître » par Pauline Weber

À l’occasion des 50 ans de Browns, Daphne Leon crée des céramiques à partir des pièces emblématiques signées Jacquemus, vendues en exclusivité sur brownsfashion.com

Le multimarque anglais fait appel au styliste Simon Porte Jacquemus et à la céramiste Daphne Leon pour une collaboration inédite. Elle se compose d’assiettes colorées et peintes à la main avec les accessoires iconiques de la marque française. 

Jacquemus x Daphne Leon 

Du soleil dans vos assiettes ! On retrouve les codes incontournables de Jacquemus comme le Chiquito jaune vif, les citrons, le chapeau en raphia, le blé de maïs… Tout l’univers du sud de la France. 

Bien plus que de la vaisselle, ce sont des oeuvres d’art. Petit clin d’oeil au dernier défilé dans les champs du créateur, où l’on y apercevait des accessoires mode et lifestyle ultra-originaux, comme des costumes parés de fourchettes et couteaux, ou des imprimés de plats et de vases sur les chemises.

Après le Café Citron aux Galeries Lafayette, peut-être Jacquemus ouvrira t-il une ligne art de vivre ?

Les pièces sont disponibles dès aujourd’hui sur le site brownsfashion.com.

Article d’Alicia Desrivieres

Maison Lejaby fête son anniversaire. Pour l’occasion, ils ont appelé neuf photographes, afin qu’ils s’amusent pour les 90 ans de la marque. 

Carte blanche. C’est ce qu’a laissé Maison Lejaby aux 9 photographes venus mettre en image ses 90 ansPourquoi ? Parce que « cette carte blanche permet à la marque de sortir de ses territoires habituels, au profit d’une vision tantôt poétique, parfois sexualisée et toujours bienveillante de la femme et de son corps. Une rai de soleil filtrant, une attitude, la délicatesse d’un grain de beauté, une bretelle ajustée ou un mouvement de cheveux… » Carte blanche, aussi pour laisser les photographes s’exprimer. S’exprimer sur la femme évidemment, mais également sur la marque. 

À chaque photographe sa décennie 

Cela va de soi, appeler 9 photographes pour illustrer Maison Lejaby, c’est avant tout dans une démarche artistique. Mais si on réfléchit bien, le chiffre 9 n’a pas été choisi au hasard. Parce que chaque artiste a dû illustrer une des 9 décennies de la marque. Pour que chacun·e nous en livre son interprétation. 9 décennies, 9 clichés. C’est pourtant simple, non ? A chacun·e d’y voir ce dont il·elle a envie. 

  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans
  • Photo d'un soutien gorge Maison Lejaby pour leurs 90 ans

90 ans, 9 photos, 1 expo, 1 vente

Et pour qu’on puisse mieux les apprécier – si on le peut encore, ces 9 photos sont installées dans une exposition éphémère au Bon Marché, jusqu’au 8 novembre. « L’exposition anniversaire présentera les œuvres de cinq photographes français : Olivier Amsellem, Keffer, Estelle Rancurel, Thierry Lebraly et Artus de Lavilléon ; ainsi que celles de quatre photographes étrangers : Agata Pospieszynska (Pologne), Conor Clinch (Irlande), Alex Franco (Espagne) et Marie Wynants (Belgique) », précise Maison Lejaby. 

Et une fois décrochées du mur, elles seront mises en vente aux enchères sur Instagram. Enchères organisées par We Give Collab, et dont toutes les sommes seront reversées à une association. Top, n’est-ce pas ? Alors, on fonce au Bon Marché 

Article de Clémence Bouquerod 

La marque de sneakers iconiques et le MoMa s’associent pour une collaboration de chaussures et de vêtements hauts en couleur. 

Cette collaboration Vans x le MoMA, c’est aussi une belle façon de rendre hommage aux grands artistes du musée. La première partie de la collection sera inspirée des œuvres de Salvador Dalí, Vasily Kandinsky et de Claude Monet. Et d’autres grands noms la rejoindront dès novembre. 

Le concept de cette collaboration, c’est la mise en valeur de l’art sur les collections classiques VansDe quoi satisfaire à la fois les fans de la marque, mais aussi les fans d’art.  Selon Robin Sayetta, directeur adjoint en charge des licences et des partenariats au MoMA : « nous continuons de collaborer avec certaines marques, toujours dans le but d’intéresser le plus grand nombre à l’art moderne. Et grâce au réseau international de Vans, nous touchons les fans d’art du monde entier. »

Salvador Dalí

Les pièces Vans créées à partir de l’art de Dalí sont directement inspirées de son tableau le plus connu : La persistance de la Mémoire, datant de 1931. Les fameuses horloges surréalistes sont donc reproduites sur des Vans Old Skool, un hoodie et un sweat à manches longues. Comme Dalí, ces pièces se sont inspirées du « subconscient, [des] rêves et [de] l’imagination ».

Vasily Kandinsky

Du côté de Kandinsky, les pièces sont beaucoup plus graphiques et abstraites. Tout comme son art. Quant au tableau qui a le plus inspiré les pièces, c’est Orange 1923, tableau que Vasily Kandinsky a réalisé alors qu’il enseignait à la German Bauhaus school of art and design. Au rendez-vous : des slip-ons, une casquette et un sweat. 

Claude Monet

Pour Monet, ce sont Les Nymphéas qui ont gagné leur affichage sur les pièces de la collab’. Ces tableaux impressionnistes -peints par Monet à la fin de sa vie entre 1914 et 1926, viennent colorer des Authentic, une casquette, un hoodie et un sac à dos. 

En bonus, Vans x le MoMA, c’est aussi un assortiment « d’une dizaine de chaussures, vêtements et autres accessoires estampillés MoMA. On y retrouve une interprétation haute en couleurs du fameux damier propre à Vans, directement inspiré de la nouvelle identité du musée qui vient d’être agrandi et repensé », explique la marque. Et pour plaire aux plus jeunes, la ligne propose aussi des pièces imaginées pour les enfants et les tout petits, qui « se concentrent sur les coloris et l’interactivité ».

La première vague de la collection sera disponible dès le 30 septembre sur le site de Vans, dans les boutiques Vans et MoMA Design Store et sur le site du MoMA

Article de Clémence Bouquerod 

La collection Astro que révèle Atelier Paulin est pleine de sens. Elle s’inscrit dans la continuité de la numérologie, domaine exploré par la marque précédemment. Des bijoux fins pour afficher fièrement notre identité intérieure.

Atelier Paulin sort sa nouvelle collection de bijoux Astro. Crédits : ©Atelier Paulin.
Atelier Paulin sort sa nouvelle collection de bijoux Astro. Crédits : ©Atelier Paulin.

L’Atelier Paulin, c’est une marque de bijoux où savoir-faire, artisanat, objets rares et délicats s’entremêlent. Une petite poésie parfaite qui laisse place à de belles créations raffinées. Anne-Sophie et Matthias en sont les initiateurs. De quinze ans d’amitié découle une union parfaite où les univers de chacun se croisent. 

Faire valoir un savoir-faire ancestral chez Atelier Paulin

Pour les co-fondateurs de l’Atelier Paulin, il est important de préserver les savoir-faire ancestraux. Et pas des moindres pour ce qui est du leur puisqu’il s’agit d’un véritable art. Les bijoux sont façonnés à la main avec un fil de métal précieux. À leur manière et en apportant leurs compétences respectives, Anne-Sophie et Matthias utilisent cette technique unique pour faire transparaître leurs envies et émotions. 

https://www.instagram.com/p/B-ZPu0uIyZz/

Astro, une collection tout en finesse 

La toute dernière collection d’Atelier Paulin, nommée Astro, se dévoile en douze colliers en fil de métal précieux. Entièrement façonnés à la main, ils symbolisent des configurations célestes et des croyances fortement ancrées dans les traditions de nombreuses populations. Les astres se révèlent dans la matière de qualité qu’est le Gold Filled 14 carats jaune. Ces petits bijoux sont discrets, mais pleins de beaux sentiments. À toi qui es fier.e d’être bélier, capricorne ou balance, voilà le nouveau gri-gri à porter dont tu ne te passeras plus !

Retrouvez dès le mois de septembre la collection Astro sur l’Eshop.

Article de Nina Hossein

Beaucoup craignaient que la culture soit ébranlée par le confinement, mais l’art n’a pas dit son dernier mot. Tout cela grâce à la créativité des citoyens du monde qui réinventent des œuvres en « tableaux vivants ». En France, un concours national a même récemment commencé.

Réinterpréter les oeuvres françaises en tableaux vivants, voilà le nouveau concours que lance Clic France. Crédits : ©Maria Rosenblatt.
Maria Rosenblatt, photographe et violoniste israélite, reprend « Portrait of a woman with gloves » de Rembrandt. Crédits : ©Maria Rosenblatt.

L’idée émerge à Amsterdam alors que trois colocataires craignent le confinement et la distanciation sociale. Pour s’occuper, ils se lancent le défi de recréer une peinture célèbre avec seulement trois objets. Le challenge voit le jour avec le tableau de La jeune fille à la perle, de Johannes Vermeer.

https://www.instagram.com/p/B96vry5AO84/

À partir de là, le musée Rijkmuseum a relayé les challenges et de nombreux autres comme le Louvre, le MET et le Getty ont suivi. Partout, les réseaux sociaux sont immergés de réinterprétations d’œuvres en tout genre allant de la peinture à la sculpture.

Un défi amusant pour réviser nos classiques

Ce petit jeu est l’occasion de partager un excellent moment en famille ou entre amis et de laisser sa créativité s’exprimer. Si certaines réinventions laissent place à l’amusement et à la dérision, c’est avant tout un très bon moyen de se perfectionner sur la question des œuvres d’art. Parce que oui, la culture, elle, n’est jamais confinée… Et puis, même nos soignants trouvent le temps de s’y mettre !

https://www.instagram.com/p/B-_viMVgEmP/

Clic France lance son concours de « tableaux vivants »

En France aussi, ce challenge est à l’honneur. Clic France, la plateforme francophone des musées et lieux culturels français innovants, a annoncé le 24 avril dernier l’ouverture d’un concours national. Intitulé « Réinterprétez les œuvres des musées de France », voilà de quoi motiver petits et grands à se lancer dans la course aux « tableaux vivants ». 

https://www.instagram.com/p/B_I1TiMgtmJ/

Pour participer, Clic France instaure deux conditions : résider en France et traiter une œuvre conservée dans les collections des musées français. Vous pourrez les retrouver sur les sites internet des trente musées partenaires

Une fois votre réinterprétation photographiée, vous pourrez la poster sur Instagram avec les trois mentions suivantes : #tussenkunstenquarantaine, #artenquarantaine et le hashtag du musée d’où l’œuvre est issue. Les gagnants remporteront des cadeaux culturels tels que des visites VIP. Mais surtout, ils bénéficieront d’une visibilité sur les réseaux sociaux des musées participants ainsi que dans la version papier du magazine Beaux Arts.

Vous avez jusqu’au 25 mai pour relayer votre plus belle ou plus drôle réinterprétation. On attend avec impatience de voir de quoi vous êtes capables !

Article de Nina Hossein

Que diriez-vous de créer une œuvre d’art… en faisant l’amour ? Et si en 2020, pour célébrer la Saint-Valentin, on faisait preuve d’originalité et on osait offrir à son ou sa partenaire une expérience sensorielle, sexuelle et artistique ?

C’est ce que propose la jeune marque Blash en commercialisant un coffret inattendu pour un moment d’intimité tout particulier. De quoi rendre cette Saint-Valentin inoubliable.

Quand Blash démocratise le Sex Art et dépoussière la Saint-Valentin

Au milieu des années 60, en Occident, une génération décide de briser le tabou du sexe. Leurs idées underground et leurs formes sont diverses. L’une d’elle consiste à faire l’amour sur une toile pleine de peinture. De cette union charnelle naît une peinture abstraite, une œuvre et une preuve d’amour unique. Blash démocratise aujourd’hui le SexArt à travers un kit complet qui allie équipements de peinture à des scénarios érotiques (pour nourrir l’inspiration).

Commercialisé à 69€, le kit contient :

  • Une toile artiste 100 x 160 cm (le support de votre oeuvre)
  • Une Housse de lit imperméable 160 x 200 cm (pour protéger votre lit – ou n’importe quel autre endroit d’ailleurs – de vos ébats colorés)
  • 2 paires de Chaussons et 2 Gants de toilettes Manuel (là, c’est vous que Blash protège)
  • Des scénarios & goodies Blash (pour pimenter encore un peu plus ce moment)
  • Une Pochette cadeau pour surprendre votre partenaire

Ce kit est à compléter avec un ou plusieurs petits pots de peinture à l’eau de la collection Blash. Vous avez le choix entre 12 coloris aux noms évocateurs… de quoi varier les plaisirs !

Des collaborations artistiques originales

La marque propose également un kit réalisé en série limitée en collaboration avec l’artiste pluridisciplinaire Safia Bahmed-Schwartz.

Dans une totale liberté d’expression, celle-ci s’est appropriée le concept Blash et a créé un coffret qui appelle à une douce romance érotique, teintée de bleu. Une ode à la création limitée à 240 exemplaires.

Créée par un couple amoureux qui souhaitait amener plus d’originalité dans la célébration de la Saint-Valentin, la marque Blash revendique la liberté sexuelle. Après cette expérience sensorielle, vous pourrez accrocher (avec fierté !) chez vous votre œuvre d’art. Une preuve tangible que l’Amour laisse des traces et qu’aimer, on le sait, est tout un Art.
Alors, tenté.e.s ?

Kits disponibles à la vente sur le site de la marque blash-art.com

Article d’Alexandra Hostier