A l’occasion de la Journée internationale du cancer des enfants, la chanteuse dévoile une tombola solidaire évènement. Un projet pensé pour soutenir l’association Kickcancer dans sa lutte contre les cancers infantiles.

Affiche Angèle x Kickcancer

La talentueuse Angèle vient en renfort à l’association Kickcancer  avec la mise en place d’une tombola unique. Elle s’allie à d’autres célébrités en proposant des expériences à gagner en échange de dons pour la recherche. Une initiative remarquable !

Les enfants, grands oubliés de la recherche contre le cancer

Chez l’association Kickcancer, « famille » est le mot d’ordre. En effet, après le diagnostique du petit Raphaël, ses proches découvrent l’univers de l’oncologie des tout-petits. A la suite de sa rechute, ils s’aperçoivent alors, ébahis, que la recherche contre le cancer se tourne majoritairement vers le traitement des adultes. 

Ils fondent donc ensemble cette association, en partenariat avec la Fondation Roi Baudouin, du nom du monarque, grand oncle du roi de Belgique actuel. L’objectif est clair : « Nous avons une mission. Une magnifique mission. Nous voulons guérir le cancer de tous les enfants. » Des mots d’ailleurs affichés sur la page d’accueil du site. »

Une tombola cinq étoiles

Déjà présente aux côté de l’association lors de la course Run To Kick, Angèle continue à affirmer son engagement aux côtés de l’association. Elle fait désormais équipe avec d’autres personnalités pour proposer un ensemble de lots, au coeur d’une tombola exceptionnelle. 

Contre un don, les cadeaux à gagner font rêver. On y trouve entre autres une journée sur le plateau du prochain Astérix et Obélix au côtés de Guillaume Canet et Gilles Lellouche. Ou encore une photo du tournage du film Yves Saint Laurent dédicacée par Pierre Niney et Guillaume Gallienne

Les mélomanes ne sont pas en reste, avec par exemple des manuscrits de chansons de Dua Lipa et Pomme. On y découvre également un disque de platine d’Aya Nakamura et de Damso, ou encore le double disque de platine de Stromae

Il y a aussi des lots pour les fans de mode, de déco, ou de sport et même des impressions du bédéiste Riad Sattouf ! Le lot le plus insolite reste encore les Santiags portées par Julien Doré lors de son clip Nous. 

Une tombola à retrouver jusqu’au 23 mars sur la plateforme Naojo dans la limite des tickets disponibles.

Un article par Shad De Bary

Peu après le scandale Moha La Squale et #Balancetonrappeur, Angèle et Léna Simonne, sœur et copine de Roméo Elvis -lui aussi accusé, ont été harcelées sur les réseaux sociaux. Et non, ce n’est pas normal. 

Ces derniers jours, sur tous les réseaux sociaux et sous les photos d’Angèle, on a beaucoup retrouvé le commentaire : « Balance ton frère ». Référence au titre d’Angèle « Balance ton quoi », ce commentaire pose beaucoup problème. Déjà, parce qu’il n’est pas à vocation de dénonciation, mais bien écrit pour décrédibiliser Angèle, ouvertement féministe. Comme si elle était responsable des actes de son frère. Pardon ?

Des faits

Pour rappel, la semaine dernière, peu après le scandale Moha La Squale, un hashtag a été créé pour dénoncer les actes sexistes et agressions sexuelles commises par des rappeurs. Sous #Balancetonrappeur, plusieurs ont été accusés, notamment Jok’air ou encore Roméo Elvis. La jeune femme qui avait accusé le rappeur belge a d’ailleurs précisé son histoire sur StreetPress le 11 septembreIl l’aurait en réalité suivie dans une cabine d’essayage et touchée sans son consentement. 

Mais malgré les accusations qui accablent Roméo Elvis, beaucoup d’internautes ont réagi à contre-sens. Au lieu d’aller éduquer le présupposé agresseur, ils sont allés harceler Angèle, sa sœur, et Léna Simonne, sa compagne. 

…au sexisme ordinaire 

Déjà, apprendre que son frère ou son copain a agressé une femme, c’est assez choquant. Mais l’apprendre depuis les réseaux sociaux, cela en rajoute une couche niveau charge mentale. Alors qu’il aurait fallu compatir avec Léna Simonne et Angèle, qui, rappelons-le, n’ont aucune responsabilité concernant les actes de Roméo Elvis. Oui, oui, même si elles sont toutes les deux des personnalités publiques engagées dans le féminisme. Elles n’ont pas mérité ces humiliations.

Pour rappel, une personne féministe n’a pas toujours de pouvoir sur les pensées et les actes de sa famille ou de ses amis, ni l’influence dont elles rêveraient. On appelle ça l’utopie. Si on peut tenter d’éduquer ceux qui nous entourent, on est parfois impuissant face à leurs actes. Et quant il est question d’irrespect, de violence ou pire, d’agression sexuelle, notre sentiment de défaite se voit encore plus amplifié. Et là, recevoir des menaces et des reproches n’a jamais été aussi difficile à gérer.

Faire la morale OK, éduquer OUI mais harceler, non. Jamais.

Article de Clémence Bouquerod 

Pour les deux ans de son titre, Angèle est revenue sur Ta Reine. Une occasion pour certaines militantes LGBTQIA+ de parler du sexisme racine de l’homophobie. Marie, l’une d’elles, témoigne.

Ta Reine a donné la voix aux couples lesbiens oubliés, à l'occasion des deux ans de la chanson, les militantes veulent se faire entendre. 
Crédit :  Brian Kyed on Unsplash
Ta Reine a donné la voix aux couples lesbiens oubliés, et à l’occasion des deux ans de la chanson, les militantes veulent se faire entendre.
Crédit : Brian Kyed on Unsplash

« Mais tu voudrais qu’elle soit ta reine ce soir, même si deux reines c’est pas trop accepté. » Alors que son tout premier album, désormais certifié disque de diamant, a été un véritable coup de projecteur pour la jeune artiste belge, Angèle revient sur un de ses titres. Comme une célébration anniversaire, elle s’est confiée sur Ta Reine dans une story Insta à l’occasion des deux ans de la chanson. Elle aborde notamment l’importance de ce titre à ses yeux, mais aussi l’écho qu’il a eu auprès de ses fans.

« Il y a deux ans, un soir de début d’été à Bruxelles, j’ai écrit cette chanson sur ce pianoEt ça fait longtemps que je ne l’ai plus chantée alors je ne me souviens plus de mes propres paroles. Elle a toujours autant d’importance pour moi, parce que ça m’a beaucoup aidée de l’écrire. Et franchement, ça a été une chance immense de pouvoir m’exprimer comme ça en chanson. Et puis de savoir que d’autres aussi. Ça, c’est une méga consécration ».

Angèle, dans une récente story Instagram

Quand sexisme et homophobie se confondent

Bien qu’elle n’ait encore affiché aucune étiquette quant à sa sexualité, Angèle se positionne souvent en faveur de la lutte LGBTQIA+, mais aussi en tant que féministe. Une « chose nécessaire » pour Marie. La jeune étudiante, admirative de la chanteuse, est lesbienne. « Un bien vilain mot« , souligne-t-elle en riant. En effet, Marie, 22 ans, mène déjà une vie de militante engagée. Pour elle, le monde évolue, l’homosexualité se démocratise, mais uniquement lorsqu’il s’agit de deux hommes. « Là aussi, ou plutôt là encore, il y a du sexisme. Comme si ce n’était pas assez difficile de ne pas être hétéronormée, il faut en plus que l’on nous barre d’obstacles. Pourquoi deux femmes ensemble ça choque tant que ça ? Pourquoi ce n’est pas rendu aussi visible que deux hommes ? », s’interroge-t-elle, très agacée.

« Je crois qu’il n’y a pas de bon genre pour être gay, quoi qu’il en soit c’est difficile. Mais là où on amputerait stupidement deux hommes d’une masculinité imaginaire façonnée et forcée par la société, on assimile deux femmes à un film de cul. » Marie s’arrête un instant, comme blessée par ses propres mots. La jeune femme semble frappée en plein visage par la réalité qu’elle dépeint une fois de plus. Habituée de ce discours, elle n’en est pourtant pas à son coup d’essai. « Je répète ça à chaque mobilisation, chaque discours, chaque manifestation, mais je ne m’y ferai jamais. Rien ne change à ce sujet, jamais. C’est une très bonne chose que quelques personnes médiatisées s’engagent en faveur des femmes gay.« 

Marie se dit « affligée » par le manque de visibilité donnée aux couples lesbiens. « Déjà, deux femmes ensemble sont assimilées à un fantasme macho et hétéronormé, par conséquent elles n’ont pas d’autre image. Elles ne sont pas vues comme un couple normal, elles ne sont même pas vues du tout ». Pour illustrer son propos, la jeune femme conclut sur une question. « Je suis sûre que vous remarquez, même inconsciemment, les couples d’homosexuels que vous croisez dans la rue. Croisez-vous beaucoup de couple de femmes ? »

Article de Aurélie Rodrigo