Seriez-vous prêt·e à tenter l’expérience ? 24 heures pour apprendre à se connaître, sans photo. Laissez parler votre imagination et succombez à la personnalité et à l’humour plutôt qu’au physique. C’est ce que vous propose l’appli de rencontre WE. Une nouvelle manière d’aborder le coup de foudre en ligne !

La rencontre en ligne, en France, connaît un véritable succès. Et pourtant, en 2020, selon une étude menée par YouGov Pls pour Once auprès de 4 076 personnes de plus de 18 ans, 83 % des utilisateur·rice·s d’appli de rencontre se disent être insatisfait·e·s de leur expérience actuelle. Pourquoi cela ? Quelles solutions ? WE se lance le défi de répondre à ces questions.

Réhumaniser la rencontre en ligne

Aujourd’hui, les applis poussent les internautes à la « consommation ». C’est une frénésie du like et du scroll à droite ou à gauche, selon la photo qui s’offre à elleux. WE se distingue en prenant le contrepied : pousser l’utilisateur ou l’utilisatrice à se tourner d’abord vers la personnalité de l’autre. Pour ce faire, un chronomètre entre en jeu, lorsque la discussion est lancée. Ici, le corps et l’esprit ne sont pas uniquement réduits à une seule photo, mais plutôt à une description plus spontanée, à un enregistrement pour entendre le son de la voix. Place à l’autodérision, à l’humour et à l’extraordinaire. Draguons par nos mots et nos personnalités singulières…

La fin de l’algorithme du match

En téléchargeant WE vous ne vous préoccupez plus de faire bonne figure, vous vous intéressez plutôt à l’autre. Dites quels traits de caractère vous attirent chez l’autre et laissez la magie de la description opérer… Pas de profils proposés selon des standards de beauté mais plutôt selon l’âge et la localisation. Vous pouvez « liker » la description de l’autre et entamer une discussion. Au bout de 24 heures, l’application vous dévoile la photo de votre match et propose 3 options. D’abord, l’arrêt de la discussion. Cliquez sur « nope ! » et le profil disparaît. Ensuite, le « sans pression ». Ici, vous choisissez de continuer à discuter en tant qu’ami·e·s, pour voir où cela vous mène. Et enfin, le fameux « crush ». En cliquant sur ce bouton, vous signifiez avoir un crush et vouloir « plus si affinités » ! 

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes… Sur les 327 membres (44,8 % de femmes et 55,3 % d’hommes) ambassadeurs qui testaient l’application, seulement 19 % d’entre eux et elles avaient un blocage pour le système « à l’aveugle ». Après avoir testé WE, 71 % de ces dernier·e·s ont changé d’avis.

Alors, allez-vous rejoindre la team WE et vous plonger dans l’obscurité amoureuse ? 🥰

Article de Margot Hinry

Je ne suis pas certaine d’avoir un jour vraiment aimé la Saint-Valentin. Peut-être parce que je préfère le bleu au rouge, les étoiles aux coeurs ou parce qu’il me semblait plus réfléchi de considérer cette journée comme un phénomène marketing bien installé. Certes, j’espérais une invitation à un certain moment de ma vie mais je pense surtout que cette fête vraiment peu romantique m’embarrassait. Aujourd’hui, et merci 2020, j’ai une toute autre vision du 14 février. Une occasion supplémentaire de me célébrer, de dédier cette journée à mes petits plaisirs personnels.

Aux quatre coins du globe, cette fête rassemble et divise. La Saint-Valentin, que j’ai longtemps considérée comme la journée de la maladresse, a lieu aujourd’hui. Et quand on fait le point, rares sont ceux.celles qui n’ont jamais souffert ou été déçu.es par cet évènement culpabilisant. Et il m’aura fallu près de 30 anniversaires pour comprendre que ce 14 février était finalement une énième excuse de me gâter et de me relaxer sans m’inquiéter du lave-vaisselle vidé ou du travail qui m’attendrait dès le prochain petit-déjeuner. Je vire donc toute couleur sanglante désagréable de mon fil d’actualités, je déconnecte par ailleurs pendant quelques heures et je me liste les activités qui me rendraient heureuses – accompagnée ou non – pour rendre ces prochaines heures exceptionnelles et bien pensées.

Tête à tête prise de tête

Pendant des années, j’ai participé à l’encrage d’une l’injonction selon laquelle il fallait être accompagné.e un 14 février. Et que cette célébration devait respecter un schéma classique : passer la soirée au restaurant avec un homme de mon âge et le regarder payer à la fin. Le voir m’offrir des roses rouges, lui donner son cadeau, l’embrasser et rentrer faire l’amour après dîner. Et à qui la faute ? Les comédies romantiques, la publicité, les opérations marketing menées par les grandes enseignes, les fleuristes et les boutiques qui voient leur chiffre d’affaire exploser ce jour de l’année. Tout est rouge, clignote avec des coeurs et le menu de ma brasserie préférée se voyait unique – bien plus cher. Difficile donc, de sortir boire des cocktails entre copines pour court circuiter « la fête des amoureux » sans devoir s’incliner devant une carte 100% valentin.e à un prix exorbitant. Rassurez-vous, nous trouvions des bars intéressants quand même où les opposants au 14 février se réunissaient. Ou ça terminait avec nos plats chinois préférés entre ami.es devant la télé. Pire encore, je me souviens d’avoir été en couple et de ne pas fêter ce big day. Si ma relation était tenace à l’époque ? Tout à fait, mais je me souviens de commentaires culpabilisants me rappelant qu’il aurait pu me ramener une fleur ou commander ce que j’avais envie de manger.

Et à qui doit-on cette célébration de l’amour hors du temps ?

Je mentirais si j’affirmais n’avoir jamais aimé célébrer la Saint-Valentin, j’ai surtout expérimenté le 14 février dans différentes situations et j’ai finalement établi que cette fête créait des complexes dès l’école élémentaire (je rappelle que les enfants s’échangent des sacs cadeaux à sept ans aux Etats-Unis le 14 février) et qu’importe la génération. La faute à qui ? La Grande-Bretagne, encore catholique au XIVème siècle, qui considérait que les oiseaux choisissaient cette journée particulière pour s’apparier. Depuis, la Saint-Valentin a fait le tour du globe et crée bonheur, indifférence comme déception auprès des centaines de millions d’âmes. Il est donc possible que j’eus versé des centaines d’euros en paquets de bonbons à Haribo à cause d’une paire de moineaux. Dans le monde désormais, la fête des amoureux a été déclinée et adaptée selon les cultures et traditions. Elle a par ailleurs donné naissance à bon nombre d’influences : la Sant Jordi en Catalogne par exemple, qui veut qu’une fois par an le 23 avril, les hommes offrent une rose aux femmes et que ces dernières leur remettent un livre. Oui, parce qu’on préfère une fleur coupée à un peu de culture.

Voir la Saint-Valentin autrement

Notre société de consommation, et j’y ai longtemps participé, a pour habitude de renforcer cette fête peu inclusive. Pendant des années, et encore lorsqu’on regarde les cartes en vente chez nos fleuristes français, on découvre une représentation du couple dépassée et hors du temps. Un homme, une femme, un duo beau, blanc et flamboyant. Bien trop souvent. A l’heure où les combats d’une société plus inclusive se multiplient, il est l’heure de redéfinir ce 14 février. Et si cette journée est dédiée à l’amour, ne lui enlevons pas ça. Sauf que plutôt que de témoigner son amour à une seule autre personne, célébrons l’amour pour soi. L’année passée a été suffisamment éprouvante pour ne pas se féliciter en ce 14 février. Ecrire à ses proches, écrire à la Terre et prendre en compte ses propres émotions pour se réveiller demain avec moins de frustrations. Lui dire je t’aime s’il.elle existe à nos côtés. Se dire qu’on est le.la meilleur.e parce qu’on le mérite et se remémorer ceux.celles que l’on aime et qui sont parti.es. Fêter l’amour, celui de son propre succès et de ses victoires au travers des années. Célébrer sa définition de la famille, des sentiments et de l’osmose que l’on ressent désormais avec notre esprit. Se reconnecter et se réconcilier avec ses frayeurs pour mieux avancer. Aujourd’hui, on ne fait que ce qu’on a besoin ou envie de réaliser. Surtout, on s’écoute et on s’assure de passer une bonne journée. Et si ce 14 février n’est franchement pas comme on l’aurait souhaité, on sourit avec la certitude que demain, la roue saura tourner.

Happy self-love day.

Ce dimanche 14 février a lieu la Saint-Valentin. Que vous soyez seul·e, à deux ou avec des proches, voici quelques idées d’activités, pour ne pas laisser passer ce jour si spécial. 

Pas de secret, le 14 février, c’est la Saint-Valentin. Et qui dit Saint-Valentin dit surtout : le jour de l’amour. Amical, familial, amoureux, … L’amour est multiple – et il mérite largement d’être célébré. L’amour qu’on préfère ? Le self-love. Et on y dédie tout notre mois de février. Alors, si vous voulez organiser un petit repas pour fêter votre/vos amour·s (toujours en petit comité), voici une sélection d’activités.

Envie d’une soirée spa ? 

La Saint-Valentin, c’est l’occasion parfaite pour organiser une soirée spa. Seul·e, entre potes, avec ses parents ou son âme sœur… c’est l’activité qui permet de se chouchouter et de booster son égo. Et puis, quoi de mieux qu’une soirée spa pour célébrer l’amour de soi ? 

  • Manucure - © Toa Heftiba
  • Vernis teinte Amour - © Nailmatic
  • Image d'illustration d'une soirée spa - © Crystalweed
  • Wondermask - © Cocunat
  • Massage - © Wecasa

Vous pourriez par exemple vous faire une manucure, un masque pour le visage ou les cheveux, prendre un bain ou une longue douche, vous faire masser… Bref, les possibilités sont infinies ! Nos produits phares ? Le vernis rouge Amour de la marque Nailmatic, le gel antibactérien Self-Love de Merci Handy (important en cette période), le Wondermask de chez Cocunatou même l’application Wecasa – qui propose de réserver des massages, même au dernier moment.

Plutôt d’humeur joueur·se ? 

Si le mood de la soirée n’est pas au self-care, il y a aussi la possibilité de jouer. Au sens large. Nos recommandations ? Si vous êtes avec vos proches, c’est toujours sympa de sortir un bon jeu de société. Et notamment le jeu Social Couples ou Social Famillesqui permet de « prendre le temps de communiquer, de s’écouter et de se (re)découvrir », ou encore le jeu DUOdestiné aux couples, et créé pour se donner des gages et se régaler à deux. À plusieurs ou tout·e seul·e ? Vous pouvez aussi passer la soirée à geekerMario Kart, Cyberpunk 2077Animal Crossing, Immortal Fenyx Rising… il y en a pour tous les goûts. 

  • DUO - © Shanty Biscuits
  • Social Familles - © Social
  • Social Couples - © Social
  • Mario Kart Tour - © Nintendo
  • Cyber Punk 2077 - © Cyberpunk
  • Animal Crossing - © Nintendo
  • Immortal Fenyx Rising - © Stadia

Dans un tout autre registre, si vous êtes seul·e (ou en couple) et d’humeur joueur·sepensez aussi à vous faire plaisir.

Tout ça, pour quel fond musical ? 

Que vous vouliez faire une soirée self-care, jouer ou juste manger un bon petit plat, un fond musical s’impose. Et voici nos musiques préférées du thème :  

  • Pi Ja Ma – Bisou 

On craque pour cette musique douce et très mignonne de Pauline, aka Pi Ja Ma. Ça parle d’amour avec beaucoup de poésie, et cela calmera à coup sûr toutes vos angoisses. 

  • Julien Doré – Nous 

Dans le même style, on aime beaucoup Nous, de Julien Doré. Non seulement le clip est incroyable, mais la musique nous donne envie de tomber amoureux et d’être deux, envers et contre tout. 

  • Human Lee – Strawberry Feels

Pour un côté plus chill, on vous conseille Strawberry Feels, qui mêle soul et rap américain. Et nous, on adore ! 

  • Bridget – Chilla 

Plutôt dans un mood girl boss ? Bridget de Chilla est une musique faite pour vous.

Alors, pour vous, cette année sera plutôt 100% self-love, entre ami·e·s, en famille, ou en couple ? Dans tous les cas, on espère que cette liste (non-exhaustive) vous aura inspiré·e·s. Et attention ! Si vous ne voulez rien faire de spécial, c’est très bien aussi. 

Article de Clémence Bouquerod 

Le couple commencerait-il « vraiment » après les papillons et les palpitations incontrôlables ? Des psy répondent.

Le sujet prête au débat. Entre ami·e·s ou sur les réseaux, les pour et les contre se chamaillent autour de la définition de l’amour véritable, et surtout de la notion de « lune de miel », dont le concept est autant idéalisé que remis en question. 

Il y a d’un côté convaincu·e·s que dans certains cas, les papillons sont éternels, et de l’autre, les adeptes d’une évolution plus raisonnée de la relation. Celles et ceux qui assurent que la période post-rencontre ne se termine jamais quand on aime vraiment, et en face, le camp opposé, qui soutient fermement que le meilleur se passe après ce qu’il considère comme les préliminaires. Orelsan, lui, a pris parti. Dans son morceau Paradis, il chante : « Ça fait sept ans qu’on sort ensemble depuis deux semaines ». Sous-entendu que, même après une quasi décennie, les sentiments et l’excitation irrésistibles du début sont intacts. C’est beau. Vraiment.

En réalité, et ça va sans dire, personne n’a tort, personne n’a raison. Chacun·e a surtout le droit de ressentir ce qu’il·elle veut. Seulement, en lisant les témoignages d’une partie de la population connectée, je m’interroge : tous les couples sont-ils voués à ce que l’intensité initiale s’évapore au profit d’une sérénité plus ancrée ? Et si oui, est-ce vraiment à ce moment-là que les choses sérieuses commencent ?

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures

Si je dois me baser sur ma propre expérience, je dirais que je penche pour l’entre-deux. Au bout de deux ans et demi de relation et un bébé de dix mois (faites le calcul), je n’ai pas l’impression qu’on sort ensemble depuis deux semaines. Et pour moi, c’est plutôt positif. 

Au bout de deux semaines, début mars 2018 pour être exacte, il y avait peut-être les palpitations qui me montaient au cerveau quand je le retrouvais sur le quai de la gare Rouen-Rive Droite, frigorifiée par le froid normand, mais pas la complicité unique qui nous lie maintenant. La douceur, la confiance, la compréhension, la sensation de vivre avec la personne qu’on préfère sur Terre (ex-aequo avec le lardon qui pionce tranquille dans son lit à barreau à l’heure tardive qu’il est), sont venues plus tard. Avec les blagues nulles dont on n’a plus honte, les engueulades et la fatigue qui nous fait dire n’importe quoi, peut-être. Mais tout ça n’entache pas la solidité de ce qu’on a. Histoire de rajouter un peu de miel dégoulinant à cette déclaration improvisée, je conclurais en disant : pour rien au monde je ne retournerais aux premiers jours, aussi magiques soient-ils dans mon esprit. Parce que ceux qu’on vit maintenant sont encore mieux. Voilà, j’ai fini.

Du côté des expert·e·s, on appuie mes arguments, mais on donne à la lune de miel une durée de vie qui va clairement au-delà de deux petites semaines. On parle de trois ans environ, comme le film et le livre de Frédéric Beigbeder du même nom, qui aborde la question au fil des pérégrinations sentimentales d’un Gaspard Proust cynique et certain que, pire encore, c’est l’amour tout entier, qui ne durerait que trois ans. Optimiste. Heureusement, sa règle n’est pas universelle.

La faute aux contes de fée

« Si nous ne regardons que la gravité, ce qui monte doit inévitablement redescendre », lance Lauren Goldstein, thérapeute de couple sûrement réputée outre-Atlantique pour ses comparaisons imagées, à la publication américaine Mel Magazine. « Mais cela ne veut pas dire qu’il doit y avoir une chute, et à mesure que la passion s’estompe, d’autres parties de la relation peuvent s’approfondir et se développer. » Ouf. Shelli Chosak, spécialiste du comportement humain et titulaire d’une licence de l’État de Californie en thérapie conjugale et familiale, poursuit en affirmant que la phase de lune de miel est loin d’être la réalité d’une relation à long terme. Elle a d’ailleurs une idée précise sur la raison pour laquelle on la met sur un piédestal, comme preuve ultime qu’on a rencontré son âme-soeur. « Pour beaucoup, ce rêve commence dès l’enfance avec des histoires de bonheur pour toujours », explique-t-elle. « Cependant, nous ne pouvons pas fantasmer longtemps avant que la réalité ne s’installe.”

Rude awakening : Blanche-Neige et le prince-dont-on-ne-sait-pas-le-nom ne passeront donc pas les prochaines décennies à chantonner qu’ils s’aiment dans les bois. Parce qu’une fois le baiser (non-consenti) dans le cercueil et le mariage derrière eux, la routine débarque, le quotidien prend le dessus. « Siffler en travaillant » ? Pas tout le temps. On se demande : l’idylle du début s’érode-t-elle toujours sous le poids éreintant des vagues de la vie ? Pour citer JP Fanguin : la question, elle est vite répondue. 

« La phase de lune de miel sert à lier les deux parties et une fois que cela est fait, ce n’est plus nécessaire », avance la psychologue Jeannette Raymond. « C’est une désillusion qui peut frapper durement, mais c’est aussi le creuset sur lequel se construit une relation plus mature, où les amoureux s’acceptent l’un l’autre tels qu’ils sont, non pas comme des figures divines idéales qui sont toujours réceptives et disponibles, mais comme quelqu’un avec qui il faut trouver et co-créer continuellement une base plus satisfaisante qui permet l’épanouissement personnel ».

L’épanouissement personnel. Ça donne envie. Ça passe par l’acceptation de soi, mais aussi la certitude que l’autre nous accepte telle que l’on est. Et pour Shelli Chosak, c’est justement après la lune de miel que les défauts pointent le bout de leur nez, et qu’on réaliser si la relation est faite pour durer. Un moment clé qui la renforce, garantit la spécialiste. « Lorsque la phase de lune de miel se termine, vous pouvez commencer à vivre dans le monde réel, et vous pouvez commencer à apprendre à vivre avec quelqu’un qui n’est pas parfait », souligne l’experte. « Cela conduira finalement à une vie plus satisfaisante et à une relation plus enrichissante. Il n’y a pas de plus grande satisfaction que d’être aimé à cause de ses défauts, et pas seulement en dépit d’eux ».

Finalement, peut-être que le problème ne vient pas tant de la lune de miel elle-même que de l’importance qu’on lui accorde, dans la vie comme dans la fiction. Et la façon dont on l’oppose à « l’après ». Comme si ces deux étapes ne pouvaient pas être tout aussi riches de sentiments. Et surtout complémentaires, essentielles, l’une après l’autre, à la construction d’un couple. Depuis mes presque trois ans de relation en tout cas, j’en suis persuadée : c’est ce relais-là, la clé.

Chronique de Pauline Machado

Chaque semaine, vous retrouverez ici les 3 focus phares de la semaine, issus de Paulette Talks, notre compte Instagram engagé et féministe !

Ce vendredi, on retrace trois actualités Paulette Talks, particulièrement fortes. Des news en rapport avec la liberté, mais aussi… avec l’enfermement.

On commence avec Camille Mati, journaliste et coanimatrice du podcast Intérieur Queer, venue échanger avec nous lors de notre émission Clique Paulette sur : « l’orientation sexuelle, c’est quoi ? ». Ensemble, on avait discuté des orientations sexuelles et amoureuses, lorsqu’elles ne sont pas hétérosexuelles. L’opportunité de discuter étiquettes, stéréotypes et injonction à se définir dans nos relations. L’occasion, aussi de se rappeler d’aimer qui l’ont veut, au-delà des genres et au-delà des représentations qu’on nous assigne !

Suite à notre interview avec Louise de @dis_leur_pour_nous, on revient aussi sur cette question de surpopulation carcérale, principalement en temps de pandémie. On donne à entendre ces tensions grandissantes, et ces voix de détenue.s, de surveillant.e.s, inquiet.e.s des mesures prises aujourd’hui dans les prisons.

Enfin, on revient sur cette dernière nouvelle, et pas des moindres ! Celle de la pénalisation des mutilations génitales féminines au Soudan ! Une bouffée d’humanité retrouvée pour de nombreuses Soudanaises !

https://www.instagram.com/p/B_2dIvegcCA/

Comme on vous le disait, il y a quelques semaines, nous avons reçu Camille Mati, Miguel Shema, Anthony Vincent et Audrey Warrington, lors de notre émission « l’orientation sexuelle, c’est quoi ? ». L’occasion, notamment pour Camille, de nous parler de ses propres orientations amoureuses et sexuelles. Mais également, de rebondir sur cette injonction à se définir dans ses relations, et de faire face aux étiquettes et autres stigmates au quotidien.

https://www.instagram.com/p/B_5FNkEg3eW/
https://www.instagram.com/p/B_1mjXCg3v4/

Comme toujours, on vous souhaite une bonne lecture, et on se dit à très vite !

Article de Marie Le Seac’h 

Chaque semaine, vous retrouverez ici les 3 focus phares de la semaine, issus de Paulette Talks, notre compte Instagram engagé, inclusif et féministe !

Alors, cette semaine, on revient sur les propos tenus par Anthony Vincent, journaliste et coanimateur de @extimitelepodcast. Anthony était venu lors de notre émission Clique Paulette sur : « l’orientation sexuelle, c’est quoi ? », pour discuter des orientations sexuelles et amoureuses, lorsqu’elles ne sont pas hétérosexuelles. L’occasion, donc, de se souvenir d’aimer qui nous voulons, comme nous le voulons, qui que nous soyons. Et rappeler que c’est un réel privilège de pouvoir faire un coming out (si on en a envie, bien sûr, ce n’est absolument pas une obligation sociale), car tout le monde de ne peut pas se permettre de « se révéler » : pour des raisons matérielles, économiques, de santé mentale, d’intégrité, d’entourage, de géolocalisation, etc.

Ensuite, on souhaitait mettre en lumière ce petit mot constitué de trois lettres. Ce « non », qui complique tant la vie. Eh oui, dire « non » est nécessaire et vous sera d’une grande aide lorsque vous aurez appris à l’apprivoiser.

Enfin, on aborde la question des poils. Souvent attaqués de plein fouet, ils sont aussi l’opportunité d’affirmer nos choix et de prôner l’ouverture d’esprit. Vous l’aurez compris, cette semaine, votre lecture est 100 % basée sur l’expression de soi et de ses propres envies ! Profitez-en !

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Comme on vous le disait, il y a quelques semaines, nous avons reçu Anthony Vincent, Audrey Warrington, Camille Mati et Miguel Shema lors de notre émission « l’orientation sexuelle, c’est quoi ? ». L’occasion, notamment pour Anthony, de s’exprimer sur la manière dont il avait affirmé ses propres orientations amoureuses et sexuelles. Revenant aussi sur cette nécessité de prendre part au combat en étant un.e allié.e de tous les jours !

Si vous avez manqué cette discussion et qu’elle vous intéresse, on vous invite à la suivre, juste ici !

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https://www.instagram.com/p/B_fSIGqgT66/?utm_source=ig_web_copy_link

On vous souhaite un bon week-end, et prenez soin de vous, à très vite !

La rencontre de ces deux demi-âmes est à l’origine du phénomène d’âmes (ou flammes) jumelles. Les étapes sont plus ou moins définies : une rencontre, une reconnaissance, une fatidique séparation, la tant espérée réunion afin d’accéder à la fusion ultime en soi, puis avec son autre. Avec, en trame de fond pour chaque âme, un éveil spirituel plus ou moins brutal et un chemin de guérison intense. Bien loin de l’image hollywoodienne d’un amour romantique et conditionné.

Illustration : Anna Degnbol

Des mythes hindous de Krishna et Parvati aux jumeaux cosmiques « Nommo » chez les Dogons du Mali, en passant par le couple originel des trois religions monothéistes ou encore Platon lorsqu’il explique l’amour dans Le Banquet, tous relatent la même chose : deux entités opposées formant un ensemble unifié, séparées et désormais en quête d’une fusion parfaite. Le Tao, philosophie chinoise millénaire, fait le même constat : en tout et en toute chose existent une énergie à dominante yang et une autre à dominante yin, ne pouvant exister l’une sans l’autre. Sur ces bases, les expert.es du concept de flammes jumelles avancent que l’âme est une parcelle de l’énergie créatrice du tout. Pour vivre son incarnation, elle a dû se scinder en deux pôles : l’un positif, l’autre négatif. Les jumeaux seraient les pôles de cette parcelle, qui vont s’attirer comme des aimants puis se repousser, car trop polarisés.

À travers son parcours, le youtubeur hongrois Dio Vesselinov explique lui aussi le phénomène comme une inconnue scientifique et spirituelle. En suivant les conseils de Nikola Tesla « si vous voulez trouver les secrets de l’Univers, pensez en termes d’énergie, de fréquence et de vibration » – le youtubeur avance que les flammes jumelles, c’est la rencontre de deux champs (corps) magnétiques qui provoque un échange d’informations énergétiques. L’ADN est impacté, les neurones miroirs activés, d’où l’impression d’avoir l’autre ancré en soi, même des années après. La chercheuse française en théogonie Brigitte Curot parle de jumeaux disparonatals : si deux étrangers ont un ADN identique à 95%, ils ont alors des caractéristiques de gémellité. « Sans lien de parenté ni consanguinité et, en général, de sexe différent, le lien fusionnel qui les unit devient donc sexuel et affectif. Cette gémellité est restée cachée pendant des millénaires derrière des croyances spirituelles et des tabous sociétaux.» Ces jumeaux ont un système de survie qui se réveille lorsqu’ils se reconnaissent. De plus, on craint une neuroatypie, en raison du phénomène de télépathie et des pensées jugées obsessionnelles envers l’autre, pouvant entraîner des peurs et la fuite de l’un des jumeaux. Les explications scientifiques se tiennent, mais pour autant, elles n’expliquent pas ce que la plupart des personnes relatent: un réveil brutal, le besoin de donner un sens à sa vie, une quête spirituelle qui va briser toutes les croyances limitantes portées jusqu’alors.

Âmes sœurs ou âmes jumelles?

À en croire la bulle ésotérique et énergétique, les âmes sœurs, tout comme les flammes jumelles, se sont donné rendez-vous dans leurs différentes incarnations pour expérimenter la vie sur terre. Chez les âmes sœurs, cela se traduit par un coup de foudre, des papillons dans le ventre, les mains moites et une entente rapide sur fond de jeu de séduction, avec un réajustement plutôt léger du yin et du yang et un chemin de vie plutôt linéaire (mariage et/ou enfants). Lorsque l’expérimentation atteint sa jauge, les âmes se séparent, souvent sans grands heurts, car c’est le contrat qu’elles avaient signé. Pour les flammes jumelles, c’est un chamboulement existentiel au niveau des quatre consciences : le corps réagit par une forte attirance, l’émotionnel est sens dessus dessous, l’intellect (donc le mental) et ses peurs sont mis en sourdine… En un mot : com-plé-tu-de. Il y a une alchimie et un magnétisme prégnants, le sentiment d’un retour à la maison, une envie de se livrer. Thierno Dia aka Humaniste, ancien producteur de Maître Gims, s’est livré sur sa chaîne : « Je n’ai pas eu d’attirance physique pour ma flamme jumelle. J’ai vu quelque chose de différent dans ses yeux qui n’avait rien à voir avec les autres personnes. Tout de suite, on a parlé de sujets spirituels, et j’ai vu en elle une personne exceptionnelle, sans forcément comprendre ce lien ». Puis les problèmes surviennent.

Le duo se rend compte de la montagne d’obstacles à surmonter afin de se réunir dans cette vie. Distance géographique et écart d’âge importants, orientations sexuelles opposées, déjà marié.e ou en couple, race (sociale), religion, langue et culture différentes. Pourtant, tout les attire. Souvenez-vous, yin, yang, lune-soleil, jour-nuit… Ce qui marque plus fortement la différence, dans une rencontre entre deux âmes jumelles, c’est l’éveil fulgurant à la spiritualité. Car souvent après la rencontre, la personne qui porte l’énergie positive (yang) s’illumine en découvrant le lien hors norme qui les unit. Ces âmes sont liées sur le plan divin, c’est un amour spirituel où l’autre est un miroir de soi-même ! « Un an et demi après notre rencontre, j’ai compris que j’étais dans ce parcours initiatique et pourquoi je n’arrivais pas à l’oublier malgré son départ, pourquoi je rêvais tout le temps d’elle… Nous étions connectés à un niveau astral ». En effet, d’après les différents témoignages, les duos sont ainsi reliés par les chakras sacrés du cœur et du troisième œil. En toute logique, le yang ressent le besoin de faire comprendre à l’autre ce qui se trame dans les coulisses de l’Univers. Le yin ressent aussi ce lien puissant, mais ne parvient pas à se l’expliquer et reste en veille. Une systémie se met alors en place. La dynamique chaser-runner, profil typique de défense psychologique, s’enclenche, avant d’être exacerbée. Le chaser poursuit, à cause de sa peur de l’abandon, et le runner fuit sans cesse, ne voulant pas être confronté à celle du rejet.

La danse des flammes

Pendant la phase de lune de miel, les deux cherchent à se suivre et à se fuir. Les qualités perçues chez l’autre sont en fait celles que l’on possède en soi, sans être encore assez équilibré.e dans son yin-yang pour les manifester. C’est l’effet miroir. D’après Fabien Marchand, auteur de Flammes jumelles : de la gémellité à l’unicité, le chaser est organisé, sérieux, contrôlant, tourné vers l’intérieur, ouvert à l’amour ; il représente l’adulte en soi. Le runner est l’enfant en soi, fuyant, léger, dans l’adaptation permanente, tourné vers les autres, avec une idée plutôt conventionnelle de l’amour. Mais ces différences perçues au départ comme des qualités deviennent des défauts qui révèlent des failles. Inconsciemment, chacun appuie sur les blessures de l’autre et c’est à cette période qu’intervient la séparation, qui peut être brutale ou convenue, souvent causée par le runner qui porte bien son nom. Agathe, de la chaîne YouTube Chemin vers l’union, reconnaît que ses peurs l’ont fait fuir : « J’idéalisais Capucine, j’avais peur de l’intensité de ce lien, je passais en mode insensible. Lors de la séparation, j’ai eu l’occasion de faire d’autres expériences qui ont été difficiles pour moi, mais qui m’ont forgée et m’ont préparée à la réunion ». Pendant cette étape, le chaser rentre dans ce que l’on nomme la nuit noire de l’âme. L’ego blessé est en souffrance et traverse une période sombre où il est mis à l’épreuve. Coupé du runner, le chaser revit la blessure originelle de l’abandon. Et le runner dans tout ça ? Toujours en veille. Car tant que le chaser n’a pas fait le travail nécessaire et continue consciemment (ou non) à poursuivre, le runner ressent la dépendance affective et fuit. Mais il ne parvient pas à exclure de ses pensées son autre malgré sa volonté de l’oublier avec d’autres relations, un ghosting, du rejet, etc.

Quand la nuit noire a rempli son rôle d’ego killer, le chaser se relève. Étant la partie consciente du lien, il débute et approfondit son ascension spirituelle : guérison des blessures de l’âme théorisée par Lise Bourbeau (abandon, rejet, injustice, trahison et humiliation), thérapie énergétique, nettoyage des chakras et du karma transgénérationnel, changement alimentaire, découverte des capacités parapsychiques, poursuite de son véritable chemin de vie. « J’ai mis un terme à notre relation ‹amicale›, je faisais de la méditation tous les jours, des balades en forêt, je portais des pierres tout le temps sur moi, j’ai quitté ma femme, j’ai travaillé sur mes blessures profondes qui se traduisaient par un besoin de contrôle », explique Kévin, chaser d’un duo de flammes jumelles québécois, en compagnie d’Annie. Ainsi, le chaser s’aligne à l’intérieur et à l’extérieur, réajuste son yang et augmente son yin. Son énergie est redirigée vers lui et cesse d’alimenter le runner. Il ne cherche plus la validation ni l’amour de l’autre et devient complet en lui-même. Il est amour inconditionné, sans possession ni attente, sans jugement ni peur. Vu que le duo possède la même parcelle d’énergie, le runner ressent qu’il n’a plus de « jus », une absence s’immisce en lui, mais surtout, il vibre d’un amour trop grand pour continuer à se fuir. Il rentre alors dans sa nuit noire de l’âme qui dure un peu moins longtemps que son autre. Il admet que l’autre est spécial.e en affrontant sa peur du rejet, en s’abandonnant à l’amour, un amour pour lequel il n’avait jamais vibré avant. « Alors que j’étais dans une autre relation, j’ai commencé à penser à lui de manière soudaine, je voulais lui parler, je ressentais ses émotions à distance quelques fois. Puis j’ai compris que c’était lui et pas un autre ! », avoue Annie. Par son retour, le yin enclenche la phase de réunion, la vie à deux. Mais le parcours n’est pas terminé ! Le duo devra œuvrer à faire rayonner l’amour inconditionnel, l’énergie originelle. Tout ce parcours se compte en mois, voire en années. De quoi désespérer des âmes en peine prêtes à tout pour attirer leur autre…

Ego spirituel et dérives virtuelles

Avant les blogs et les vidéos, des flammes jumelles étaient séparées durant des décennies par ignorance. Grâce à l’explosion de contenus Internet, le savoir est partagé, même si les dérives surviennent, comme partout. Pour Adeline Garnier, avec « la prolifération d’une vitrine pseudoscientifique grossièrement affichée sur le Net, la thématique âme jumelle mettrait en relief combien l’homme serait testé dans son libre arbitre, son courage et son discernement à extraire de lui-même la vraie information ». En effet, sur YouTube, il y a comme des airs de sectes virtuelles, avec un vocabulaire, des manières de faire et des savoirs bien propres à cette communauté ésotérique divisée en sous-groupes : les un.es l’expliquent scientifiquement, les autres se penchent sur une méthode psychologique, psychanalytique ou de développement personnel. « Tout le monde possède une flamme jumelle, mais il n’est pas garanti que l’incarnation des deux se fasse en même temps» ou encore « ne surtout pas confondre relation abusive/toxique avec la relation de flammes jumelles. Cette dernière est difficile, mais n’appelle pas la violence physique ou psychologique ! », martèlent les youtubeur.es comme un mantra, pour prévenir les abus de cette recherche obsessive.

D’autres tombent même dans l’érotomanie et sont persuadé.es d’être l’âme jumelle d’une célébrité. Il suffit de taper les termes « flammes jumelles » sur la plateforme pour se rendre compte de l’obsession derrière ce phénomène et par conséquent de son potentiel lucratif : capitalisation des vues, addiction aux tirages de tarot journaliers, perte d’autonomie quant à ce parcours pourtant personnel… Sans compter le besoin d’être rassuré.e par les différent.es youtubeur.es (souvent autoproclamé.es) thérapeutes proposant de l’aide et des soins énergétiques moyennant des sommes parfois astronomiques.

Un article sur Reddit, écrit par un membre de la communauté, à propos d’un couple de flammes jumelles réunies, Jeff et Shaleia de TwinFlameUniverse, dénonce les abus du couple et leur influence sur leurs étudiant.es : intimidation, menaces afin de les extorquer… Ils auraient même renvoyé des personnes qui ne se définissaient pas comme cisgenres pour motif que « toutes les flammes jumelles sont masculines et féminines à la fois, mais elles sont mieux ‹ glorifiées› dans un corps masculin ou féminin» – alors que les âmes sont énergie et de fait, agenres. Elles s’incarnent dans n’importe quel corps et fusionnent au-delà du sexe ou du genre. Le youtubeur américain trans de la chaîne Ascending Lion en est la preuve. Après avoir fait son coming out de « twin flame » lors de l’ouverture de sa chaîne, il a posté une vidéo où il évoque sa transidentité en ces termes : « Je me suis toujours identifié à ce que la société considère comme des attitudes et des comportements masculins. En tant que yang de mon duo, j’ai eu du mal à accepter d’équilibrer cette énergie et d’augmenter mon yin. Ce parcours, c’est aussi ça : nous pousser dans ce qui est juste et équilibré. En tant qu’homme trans, j’ai le droit de pleurer et ça ne fait pas de moi un homme “moins” que les autres ». Les commentaires encourageant en dessous de sa vidéo redonnent foi en l’humanité. Grâce à Internet, des personnes se reconnaissent, ne se pensent plus folles comme la société aurait tendance à les cataloguer et surtout, font communauté.

La rencontre avec son âme jumelle est un message que l’Univers nous envoie pour une élévation spirituelle : « Ding dong, c’est l’heure ! Tu as atteint la dernière vie de ton incarnation, ton karma doit être nettoyé, toutes tes failles comblées, toutes les pièces de ton être recollées », conclut le youtubeur. Sacré challenge, non?

Article du numéro 46 « Dimensions », signé Douce Dibondo

Cette semaine, c’est la Lesbian Visibility Week – une semaine entière dédiée à la mise en lumière des lesbiennes, des bisexuelles, des femmes trans, des femmes queer. Bref, des femmes issues de la communauté LGBTQI, principalement des milieux les plus marginalisés. C’est pourquoi, j’ai décidé de parler, de raconter mon histoire, pour montrer qu’une femme avec une femme, ça existe et que c’est normal. Il n’y a aucune honte ni aucune culpabilité à aimer qui on a envie d’aimer.

Une semaine entière dédiée à celles qu’on n’entend pas, ou peu, qu’on ne voit pas, ou peu. Que ce soit dans les médias, sur scène, dans la vie de tous les jours, au travail, au sein même des familles. À celles qu’on hypersexualise dès qu’elles sont mises en avant, à celles qu’on classe immédiatement dans
une catégorie particulièrement stéréotypée. Une femme qui aime d’autres femmes devrait être
« masculine », non ? Avoir les cheveux courts, des muscles, être très énervée contre les hommes. Hell no!

À quoi ressemble une lesbienne ?

Je suis rédac cheffe chez Paulette (des Paulette Talks et du magazine papier) et je suis une petite blonde qu’on pourrait qualifier de « féminine ». Pourtant, je suis en couple depuis plusieurs mois avec une femme. Je crois que j’ai fait un semblant de « coming out » lors de notre émission sur les orientations sexuelles et amoureuses non hétéro, mais je suis attirée par les femmes depuis bien longtemps déjà, depuis le début du lycée. Mais à cette époque, mes copines lesbiennes m’avaient dit : « Non, Juliette, tu n’es pas lesbienne. Nous, on a un radar et ça se voit que tu ne l’es pas. Regarde-toi ! » Néophyte des relations que j’étais, qu’elles soient hétérosexuelles ou autres, qu’avais-je à répondre à ça ?

Aujourd’hui, j’aurais moult réponses à leur donner. Tout d’abord, il n’y a pas d’apparence-type de la lesbienne. Et les orientations sexuelles et amoureuses sont multiples et complexes, elles sont personnelles, intimes. Je peux désirer les femmes, sans en tomber amoureuse. Tout comme je peux désirer les femmes et en tomber amoureuse. Je peux aussi aimer UNE femme, sans désirer LES femmes. Je peux aimer et/ou désirer les femmes, mais aussi aimer et/ou désirer les hommes et/ou les personnes non genrées. En amour et en désir, toutes les combinaisons sont possibles ! Et personne, absolument personne, n’a son mot à dire.

« Un long process… »

Pour ma part, ça a a été un long process pour me comprendre. Pour appréhender mes désirs, mes envies, et y répondre correctement. Pendant plusieurs années, j’ai mis de côté mon attirance pour celles et ceux qui n’étaient pas des hommes cisgenres et hétéro. Puis petit à petit, je me suis révélée à moi-même. J’ai commencé à saisir les indices que la vie saupoudrait sur mon chemin et alors, j’ai compris. J’ai surtout compris que je ne pouvais plus rester dans la relation hétérosexuelle de 11 ans dans laquelle je me sentais coincée. J’étouffais ! Littéralement, j’étouffais.

Mine de rien, j’ai eu la chance que tout se fasse sans pression aucune, tout était fluide – je suis bien consciente d’évoluer dans un milieu tolérant, ce qui a largement facilité ce processus. Tout n’est pas rose, bien sûr. Je n’ai pas été acceptée par 100% de mes proches, ma confiance en moi a été mise à mal, mon degré de self-love n’a pas toujours au top (et ne l’est toujours pas). Mais il y a au moins un conseil que j’arrive aujourd’hui à m’appliquer, c’est d’aimer qui j’ai envie d’aimer, peu importe le regard et l’avis des autres !

Aimer, sans se soucier des autres : ça donne ça

« Aimez-vous, peu importe vos choix »

En fait, je suis tour à tour hétéra, lesbienne, bisexuelle, peut-être pansexuelle ou androphile, je ne sais pas trop quelle étiquette me coller sur le front. Mais une chose est sûre, c’est que je suis fluide : mes préférences amoureuses et sexuelles fluctuent avec le temps, et j’en suis particulièrement fière. Je l’assume pleinement depuis quelques années, et c’est en cela que je m’aime.

Et je m’aime assez pour affronter le regard des autres : ces autres dans la rue, qui nous hypersexualisent, ma copine et moi, ou qui ne négligent pas de nous faire savoir qu’on les dégoûte. Par des regards, des gestes, des crachats. Ces autres aussi qui me sont proches : mon entourage qui, sans forcément s’en rendre compte, a tenté de me faire flancher – non, je ne suis pas un « monstre » – , de me faire changer d’avis pour que je rentre dans le moule fabriqué de toutes pièces par une société hétéronormée. Apparemment, certain.e.s avaient des attentes pour moi, et être en couple avec une femme n’en faisait pas partie !

Mais aujourd’hui, je m’aime assez pour savoir ce qui me rend heureuse. Je m’aime assez pour m’écouter, m’apaiser et être épanouie, en phase avec moi-même. Enfin !

En cette Lesbian Visibility Week, je n’ai qu’un conseil à dispenser : aimez-vous assez, peu importe vos choix, pour ne pas être frustré.e et passer à côté d’un sacré pan de votre vie ! 

Article de Juliette Minel, rédactrice en cheffe des Paulette Talks

L’amour est en révolution, ce n’est pas Paulette qui le dit mais Morgane Ortin. La créatrice d’Amours Solitaires partage sur son compte Instagram poésie et échangés entre amoureux par textos. En les recueillant et en les compilant, Morgane Ortin est parvenue à créer une histoire en deux tomes. Et pour notre plus grand plaisir en période de confinement, une adaptation en web-série de ces livres sort le 6 avril en deux versions. Décryptage avec Morgane Ortin en personne !

Après le compte Instagram et les deux tomes, Amours Solitaires a été adapté en web-série. Crédits : Milgram
Après le compte Instagram et les deux tomes, Amours Solitaires a été adapté en web-série. Crédits : Milgram

N : Si l’on devait te présenter, qu’aimerais-tu que l’on dise de toi ?

MO : Que je suis la fondatrice d’Amours solitaires, la cheffe d’orchestre des deux livres qui portent le même nom, et une activiste de l’amour.

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N : Que représente Amours Solitaires pour toi ?

MO : Un lieu dans lequel je me réconcilie avec l’humanité grâce à la poésie et à la mise en valeur de la sensibilité.

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N : Comment t’es venue l’idée d’adapter Amours Solitaires en web-série ?

MO : À vrai dire, ce n’est pas moi qui ai eu l’idée. C’est mon amie Juliette Ambil qui en est la productrice. À l’époque où je travaillais sur le tome 1, j’avais demandé sur mes réseaux si des gens voulaient bien relire le premier chapitre, histoire de me faire des retours et me dire si le récit était compréhensible. Juliette, que je connaissais de loin à l’époque m’avait fait des retours particulièrement précis et pertinents. Je lui ai proposé qu’on déjeune ensemble, et c’est autour d’une salade Caesar qu’elle m’a dit : « ça va te paraître fou, mais j’ai une idée » Cette idée, c’était d’adapter le livre, qui n’en était qu’au chapitre 1, en série. On peut dire qu’elle avait un temps d’avance !

N : Comment se présente la série et les épisodes? Pourquoi avoir choisi d’offrir deux versions aux spectateurs ?

MO : La série sera visible en deux versions. L’une nous embarque dans le téléphone des deux amoureux (format vertical), l’autre nous installe à côté d’eux (format horizontal). La première version sera visible sur @arte_asuivre, et la deuxième sur @francetvslash ainsi que sur Youtube. On a pensé à tous les amoureux qui relisent leurs messages plusieurs fois, et on s’est dit que ce serait intéressant de découvrir la série de manières différentes. C’était un vrai challenge qui a demandé un double tournage. Pour la version verticale, ce sont les acteurs eux-mêmes qui filmaient pendant qu’il tournaient, et les deux expériences visuelles sont vraiment insolites.

N : La web-série portera sur le tome 1, peut-on s’attendre à une adaptation du tome 2 ?

MO : Trop tôt encore pour se prononcer !

N : Qu’est-ce que la web-série apporte de plus ? 

MO : L’expérience de la série est vraiment différente de celle de la lecture. La série vient apporter beaucoup de choses : l’identité des amoureux, de leurs entourages, leurs lieux de vie, leurs personnalités, mais aussi le contexte dans lequel ont été écrits les messages. Dans le livre, nous ne connaissons rien des personnages, ni de leurs vies. Nous ne savons que ce qu’ils écrivent. La série vient apporter des réponses à beaucoup de ces mystères tout en préservant la poésie des échanges.

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N : L’histoire reste-t-elle fidèle au livre ou quelques modifications ont été nécessaires ? 

MO : L’histoire reste fidèle au livre dans les arcs narratifs mais Joris Goulenok a fourni un énorme travail pour l’adapter en série avec le peu d’informations que contenait le livre. Il y a donc beaucoup de détails qui ne figurent pas dans le livre qui ont été imaginés par Joris pour la série, des interprétations aussi. L’écriture de la série a vraiment été un travail à part entière.

N : Tu as participé au tournage ? Si oui, quelles ont été tes impressions ? 

MO : Oui ! Pas à toutes les scènes, mais j’en ai assisté à quelques-unes. C’est une des premières choses que j’avais demandées à Juliette, j’étais tellement curieuse. Pendant le tournage, j’ai été très très émue de voir 20 personnes s’activer sur le plateau, de voir des actrices et acteurs interpréter les personnages, de voir l’ampleur qu’avait pris le projet. Ça a été une claque pour moi ! Et ça m’a aussi permis d’arriver à « lâcher le bébé » et me rendre compte que, désormais, il était dans les bras d’une équipe, qu’il fallait le laisser vivre.

N : Ton épisode favori ? 

MO : C’est définitivement l’épisode 16, et je ne peux pas expliquer pourquoi sans spoiler ! 

N : Que penses-tu de Maud et Simon, les deux personnages de la série ? 

MO : Je les trouve plutôt bien à l’image de ce que je m’étais imaginé d’eux durant l’écriture, un message entre éruption volcanique et timidité et douceur.

N : Est-ce qu’on pourra t’apercevoir dans une des scènes ? 

MO : Non, je n’y figure pas.

N : Un conseil love pour tenir durant le confinement ? 

MO : Fantasmer et s’exprimer.

N : À quoi ressemble l’histoire d’amour parfaite selon toi ?

MO : À une histoire d’amour qui élève les uns les autres.

N : Un petit mot pour nos lecteurs ? 

MO : Reposez-vous bien avant la révolution qui je l’espère aura lieu après le confinement ! Plein d’amour et de courage !

Propos recueillis par Nina Hossein.

Seul.e.s, en couple ou entre ami.e.s la Saint-Valentin peut aussi être un prétexte pour passer une soirée différente et surtout : kiffante !

Passer une soirée avec une humoriste

Si jamais cette soirée réservée aux amoureux vous attriste, quoi de mieux que de la passer à rigoler ? Ça tombe bien, des humoristes jouent ce soir là. Et en particulier la douce Bérengère Krief. En cette soirée spéciale vous pourrez passer du bon temps devant son nouveau spectacle nommé ironiquement « Amour ». Depuis le 17 janvier elle joue sur les planches du théâtre Gaité Montparnasse afin de partager avec son public, ses peines, ses joies et les aléas de l’amour. Une soirée en compagnie d’une humoriste qui vous parle de ce sujet redouté (ou pas) avec légèreté et compassion. Si cette alternative vous parle, n’hésitez plus, pour réserver c’est ici !

Théâtre Gaité Montparnasse 26 rue de la Gaité, 75014 Paris, jusqu’au 6 février prochain. À partir de 19€

La Saint-Valentin vous fait peur ? Le Manoir de Paris en rajoute une couche !

Un des avantages de cette journée, c’est que musées, théâtres et lieux culturels créent des soirées spéciales. Le Manoir de Paris a répondu à l’appel et vous a concocté avec amour une soirée angoissante. À partager en couple si vous voulez voir votre moitié se cramponner à vous (ou vous à elle), ou entre ami.e.s pour partager un moment étrangement flippant ! Pour réserver votre soirée, c’est ici ! Et si vous n’avez jamais mis les pieds dans cet endroit, c’est l’occasion parfaite. On vous promet que vous vous souviendrez de cette soirée de la Saint-Valentin. En bien ? Ça on ne sait pas…

https://www.instagram.com/p/B7847zhI5Hm/

Le Manoir de Paris – 18 Rue de Paradis, 75010 Paris – À partir de 29€

Fêter la Sein-Valentin aux Grands Voisins !

Non ce n’est pas une faute d’orthographe, mais bien la soirée spéciale organisée par les Grands Voisins. Au programme, cabaret drag, expos coquines, ateliers fripons, DJ sex… Bref pas de quoi s’ennuyer ! Si vous souhaitez passer ce moment jusqu’au bout, n’hésitez pas à réserver le fesse-tin préparé pour égayer vos papilles aphrodisiaques. Que vous soyez seul.e ou accompagné.e cette journée/soirée aura de quoi égayer votre Saint-Valentin. L’entrée est libre et gratuite, mais il vaut mieux venir tôt pour profiter un maximum de tous les plaisirs proposés. Passez par ici pour tous les détails de cette folle journée.

https://www.instagram.com/p/B8J324xgPeP/

Les Grands Voisins – 74 Avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris

Chanter sa joie ou sa peine au Karaoké du Supersonic

« Les Vertiges de l’Amour »… Ça vous donne envie de la chantonner rien qu’à en lire le titre ? Ça tombe bien, le Supersonic organise une soirée karaoké pour réviser ses grands classiques de la chanson française. Au programme DJ set, avec entre autre Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, Céline Dion et autres maitres du lyrisme amoureux. Et bien entendu le fameux karaoké qui se jouera toute la soirée. Rien de mieux que de chanter avec ses copines pour extérioriser, ou bien avec son ou sa partenaire pour déclarer sa flemme sur du Daho ou du Voulzy … L’entrée est gratuite avant 23h, puis 5€ jusqu’à 6h ! Réservez vos places, juste ici.

https://giphy.com/gifs/film-comedy-sing-3LRTPC04f8ZEI

Supersonic – 9 Rue Biscornet, 75012 Paris

S’offrir une nuit anti Saint-Valentin à The Hoxton

Pour l’occasion l’hôtel The Hoxton propose à la clientèle de passer une nuit spéciale en cette fête de la Saint-Valentin. Au programme, une nuit à prix réduit avec en plus, deux places de cinéma pour le Grand Rex, une bucket de 4 cidres Maison Sassy, et un plateau télé avec burger et frites ! L’offre est limitée, mais est dispo les trois premiers week-end de février ! En plus de tout ça, l’hôtel reste une des adresse phare de Paris pour passer la nuit. Sa déco vintage et chaleureuse, dans une bâtisse du 18 ème en plein coeur du marais, c’est l’occasion parfaite pour le découvrir. Ce n’est pas parce que c’est pour deux, qu’il faut venir accompagné d’un.e amant.e. Proposez à votre meilleur.e ami.e ou votre maman de partager ce super moment tout confort avec vous ! Hop, on réserve sa nuit de rêve juste ici !

https://www.instagram.com/p/B79TvjtHCYo/

The Hoxton – 30-32 rue du sentier 75002 Paris – Nuit à partir de 169€

Article de Juliette Boulegon

Que diriez-vous de créer une œuvre d’art… en faisant l’amour ? Et si en 2020, pour célébrer la Saint-Valentin, on faisait preuve d’originalité et on osait offrir à son ou sa partenaire une expérience sensorielle, sexuelle et artistique ?

C’est ce que propose la jeune marque Blash en commercialisant un coffret inattendu pour un moment d’intimité tout particulier. De quoi rendre cette Saint-Valentin inoubliable.

Quand Blash démocratise le Sex Art et dépoussière la Saint-Valentin

Au milieu des années 60, en Occident, une génération décide de briser le tabou du sexe. Leurs idées underground et leurs formes sont diverses. L’une d’elle consiste à faire l’amour sur une toile pleine de peinture. De cette union charnelle naît une peinture abstraite, une œuvre et une preuve d’amour unique. Blash démocratise aujourd’hui le SexArt à travers un kit complet qui allie équipements de peinture à des scénarios érotiques (pour nourrir l’inspiration).

Commercialisé à 69€, le kit contient :

  • Une toile artiste 100 x 160 cm (le support de votre oeuvre)
  • Une Housse de lit imperméable 160 x 200 cm (pour protéger votre lit – ou n’importe quel autre endroit d’ailleurs – de vos ébats colorés)
  • 2 paires de Chaussons et 2 Gants de toilettes Manuel (là, c’est vous que Blash protège)
  • Des scénarios & goodies Blash (pour pimenter encore un peu plus ce moment)
  • Une Pochette cadeau pour surprendre votre partenaire

Ce kit est à compléter avec un ou plusieurs petits pots de peinture à l’eau de la collection Blash. Vous avez le choix entre 12 coloris aux noms évocateurs… de quoi varier les plaisirs !

Des collaborations artistiques originales

La marque propose également un kit réalisé en série limitée en collaboration avec l’artiste pluridisciplinaire Safia Bahmed-Schwartz.

Dans une totale liberté d’expression, celle-ci s’est appropriée le concept Blash et a créé un coffret qui appelle à une douce romance érotique, teintée de bleu. Une ode à la création limitée à 240 exemplaires.

Créée par un couple amoureux qui souhaitait amener plus d’originalité dans la célébration de la Saint-Valentin, la marque Blash revendique la liberté sexuelle. Après cette expérience sensorielle, vous pourrez accrocher (avec fierté !) chez vous votre œuvre d’art. Une preuve tangible que l’Amour laisse des traces et qu’aimer, on le sait, est tout un Art.
Alors, tenté.e.s ?

Kits disponibles à la vente sur le site de la marque blash-art.com

Article d’Alexandra Hostier