La période est très compliquée en ce moment. Et parce que parfois, on ne sait pas forcément quoi faire ou quoi dire pour aider ses ami·e·s, Nightline nous donne quelques tips. 

C’est sans équivoque, nous vivons une période délicate. Depuis le premier confinement, nombre d’étudiant·e·s ne voient pas le bout du tunnel. Et la santé mentale de chacun·e commence à en prendre un sacré coup. Avec Nightline, association qui travaille justement autour de la santé mentale, on a réfléchi à différents tips, pour aider ses ami·e·s en difficulté, mais aussi s’aider soi-même.

Avant toute chose, qu’est-ce que Nightline « Créée par des étudiant·e·s et pour des étudiant·e·s, Nightline est une ligne d’écoute nocturne« , explique Daphné, responsable orientation du soutien psychologique de l’association. Elle a été fondée en 2016 par un étudiant irlandais, nommé Patrick Skehan. Venu faire un Erasmus en France, il a été choqué du manque de structure offrant un soutien psychologique gratuit aux étudiant·e·s. Il a pensé que ce serait une bonne idée d’importer le concept de la Nightline, ligne d’écoute nocturne déjà très répandue au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne, ou encore au Canada. 

Faire le premier pas 

Paulette tips comment aider ses ami·e·s - © Imam Muhaimin
Faire le premier pas – © Imam Muhaimin

Si vous voyez un·e ami·e en difficulté, il ne faut pas hésiter à faire le premier pas. Parce que ce n’est pas toujours évident de dire qu’on ne va pas bien. Et ce premier pas peut être tout simple ! Selon Daphné, il suffit d’aller vers notre proche et de dire : « je remarque que tu n’as pas bonne mine en ce moment. Sache que tu n’es pas invisible à mes yeux, je te vois, je vois ta tristesse. Et même si je ne comprends pas à 100 %, je suis là ». Il faut essayer de trouver les mots adéquats selon la personnalité de ton ami·e. 

Utiliser l’écoute active 

C’est la technique utilisée lorsque vous appelez Nightline : l’écoute active. Selon Daphné, cela correspond à être « une oreille qui écoute et pose les bonnes questions. Il ne faut pas orienter la discussion, et se faire comme le miroir des propos de l’autre, pour essayer de l’éclaircir plutôt que de le guider. » Dans la pratique, cela correspond à écouter, ne pas avoir peur de poser des questions ouvertes, comme « pourquoi tu te sens mal ? », « depuis quand ? », laisser planer les blancs… Le tout, afin de lui montrer que son problème est tout à fait légitime, et qu’on n’a pas besoin de trouver de solution dans l’urgence.

Être présent·e pour son ami·e

Paulette tips comment aider ses ami·e·s - © Daria Nepriakhina
Être présent pour son ami·e – © Daria Nepriakhina

Ensuite (et ce tips vous paraîtra peut-être évident), il ne faut pas hésiter à prendre des nouvelles. « Il y a un équilibre à trouver entre être trop pressant·e et être présent·e, mais il faut faire comprendre qu’on peut être là à n’importe quel moment », explique Daphné. « On peut faire des petites actions invisibles : faire des playlists communes, envoyer un message, pour montrer qu’il y a quelqu’un. C’est important d’être présent·e les heures où les gens ne le sont pas, comme à l’heure du coucher, ou le matin au réveil. Surtout pendant les périodes de couvre-feu, où la petite présence d’un·e ami·e peut faire toute la différence.« 

Lui conseiller d’appeler une ligne d’écoute 

Surtout, si vous sentez que ce n’est pas suffisant, que votre ami·e ne s’en sort pas, il ne faut pas hésiter à lui conseiller l’aide d’un·e professionnel·le. Et en attendant, conseillez-lui des lignes d’écoute, comme Nightline. Rappelez-lui aussi de ne pas se décourager si les lignes ne répondent pas. Car il y a toujours quelqu’un qui peut l’aider. 

Devenir bénévole - © DR

Devenir bénévole

Soit, cela n’aidera peut-être pas votre ami·e sur le court terme. Mais cela aidera les ami·e·s de tellement de personnes ! Et rien que pour ça, ça vaut le coup. Pour devenir bénévole, il faut répondre au formulaire en ligne. Ensuite, vient l’entretien – pour voir si vous avez les capacités nécessaires, si vous pouvez gérer le stress qui va avec, etc. Et si vous êtes sélectionné·e·s, vous assisterez alors à quarante heures de formation, réalisées en deux week-ends. Durant celles-ci, vous apprendrez l’écoute active, vous réaliserez des jeux de rôles… Bref, vous serez formé·e·s à répondre au téléphone ou au tchat chez Nightline. Surtout qu’en ce moment, l’association a particulièrement besoin d’aide…

Et dans tous les cas, sachez que vous n’êtes jamais seul·e·s. ❤

Si vous êtes en difficulté, vous pouvez téléphoner à Nightline ou les contacter par tchat, de 21 heures à 2 heures du matin. C’est gratuit, anonyme, confidentiel et sans jugement. Vous pouvez aussi aller sur le site de Soutien Étudiant, pour voir toutes les ressources qui existent. 

Article de Clémence Bouquerod 

La crise sanitaire qui touche la France depuis déjà une dizaine de jours a tristement révélé un gros manque de moyens. Mobilisé en première ligne, le personnel hospitalier ne dispose pas de suffisamment de masques. Et pourtant, ils sont indispensables pour que nos héros travaillent dans de bonnes conditions. Alors, pour répondre à cette carence, Noyoco a mobilisé ses troupes dans la fabrication de masques solidaires.

La production de masques de protection s'organise chez Noyoco. Crédits : ©Tonik Health.
La production de masques de protection s’organise chez Noyoco. Crédits : ©Tonik Health.

Co-fondée par Louis Goulet et Eric Nemo, Noyoco a vu le jour en 2014. Cette petite entreprise parisienne propose un vestiaire éco-responsable. Avec une équipe au savoir-faire unique, la marque utilise des matières upcyclées, naturelles, biodégradables et à faible impact. Noyoco fabrique des collections en petite série et propose de nouvelles créations tous les mois.

Face à la crise, Noyoco se mobilise

Il y a plus d’une semaine, Noyoco fermait boutique en raison de la crise sanitaire actuelle. Mais coup de théâtre, la marque a finalement ré-ouvert suite à un coup de téléphone. La directrice d’un établissement de santé était à la recherche d’une entreprise capable de produire des masques.

Matière première, savoir-faire, engagement et force de production, Noyoco a tout ce qu’il faut pour aider. En suivant les recommandations du CHU de Grenoble, l’entreprise s’est donné pour mission de confectionner des « masques solidaires ».

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10 000 masques produits en 24 heures

Face à l’urgence, les ateliers de Noyoco ont réalisé une vraie prouesse. Les petites mains de la marque ont fabriqués 10 000 marques en 24 heures.

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Les masques de protection en coton, lavables et réutilisables, permettent d’économiser les masques normés (type FFP2) qui sont les seuls valables pour traiter des malades. Ces masques seront offerts par la marque à l’aide d’une campagne de crowdfunding.

Une démarche solidaire en collaboration avec le Groupe SOS

Sur le site de sa campagne participative Ulule, Noyoco détaille les étapes et les coûts de la fabrication d’un masque. Un don de 2,50 € revient à l’achat des matières premières, à la logistique, la confection et la livraison. Autrement dit, un masque vaut 2,50 €.

Noyoco peut produire par lot de mille unités et fait donc appel à nos dons.

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Le Groupe SOS s’associe à cette démarche et assurera la distribution à travers le territoire.

Pour soutenir la démarche et faire un don, rendez-vous sur le site de crowdfunding.

Article de Nina Hossein.