Le géant de la réservation de restaurants en ligne a enquêté avec ses professionnel·le·s sur la place des femmes dans la gastronomie en 2021.

Nous sommes le 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes. À cette occasion, The Fork [ndlr, le « leader de la réservation de restaurants en ligne »] a enquêté auprès de sa communauté de professionnel·le·s. Le but ? Obtenir leurs impressions concernant la place des femmes dans la gastronomie d’aujourd’hui. Pour cela, iels ont réalisé un sondage et se sont entretenu·e·s avec Hélène Darroze, figure emblématique de la gastronomie. Et ces chiffres encourageants ne pouvaient pas mieux tomber !

Image d'illustration d'une femme cheffe - © Alyson Mcphee
Image d'illustration d'une femme cheffe - © Alyson Mcphee

Les chiffres

Selon The Fork, « on constate aujourd’hui une véritable montée en puissance des femmes dans le secteur ». En pratique, on compte aujourd’hui 39 femmes étoilées dans le Michelin en France. Elles étaient seulement 33 en 2020, et 27 en 2019. Déjà mieux, soit, mais toujours dérisoire. Surtout lorsqu’on sait qu’en tout, 638 restaurants ont été étoilés. Hélène Darroze, elle aussi, se félicite de cette légère amélioration : « la place des femmes est de plus en plus prépondérante en cuisine, j’en veux pour preuve le Guide Michelin UK qui a récompensé 2 femmes, Clare Smyth et moi-même, avec l’obtention des 3 étoiles ». Mais comme pour nous, son enthousiasme reste contenu : « bien évidemment, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir car seulement 7 femmes ont obtenu cette distinction dans le monde ».  

La véritable bonne nouvelle, elle, se trouve dans les effectifs des restaurants. En 2021, « dans la majorité des brigades, les femmes représentent entre 31 et 50% des effectifs. Par ailleurs, 51,3% de ces femmes déclarent avoir connu une évolution professionnelle positive ces 5 dernières années ». Et ça, c’est une nette amélioration – et c’est surtout encourageant pour la suite.

© Instagram The Fork
© Instagram The Fork

Les raisons de ces améliorations

Aucun doute, ces chiffres mériteraient encore de gonfler. Mais, qu’est-ce qui a permis cette nette amélioration ? Déjà, la prise de conscience de la situation par certain·e·s chef·fe·s. Et la prise de conscience de la différence des deux cuisines. « Chaque cuisinier a son propre ADN. [La cuisine au féminin est], je pense, une cuisine moins technique où l’émotion est plus vive. Ma cuisine est très personnelle, instinctive, elle va chercher au fond de ma sensibilité », explique Hélène Darroze.

 

L’augmentation de la médiatisation des femmes cheffes aurait également eu un rôle important. Selon 64,5% des sondé·e·s, les programmes grand public, la sortie de livres et de biographies auraient eu un réel impact. Aujourd’hui, on peut parler de « véritable phénomène de société et surtout un engouement des Français pour la gastronomie permettant de mettre en avant les chef·fe·s et leur savoir-faire ».

Le futur des femmes dans la gastronomie

Hélène Darroze - © The Fork
Hélène Darroze - © The Fork

Le but, c’est également d’encourager plus de jeunes filles à se lancer dans cette voie ! Et ça, c’est le rôle de notre figure emblématique : « c’est un métier qui demande un énorme investissement personnel : le nombre d’heures, le travail en coupure et le soir. Heureusement, la passion est là qui nous porte, mais cela passera aussi par un changement des mentalités. Les femmes doivent être sûres de leur potentiel, croire en leurs rêves et ne surtout pas se culpabiliser », rappelle la cheffe Darroze.

Envie de découvrir ce secteur ? The Fork X Mentor Show propose, à l’occasion de cette journée, un jeu concours. Le concept ? En participant, vous aurez peut-être la chance de gagner une masterclass d’Hélène Darroze. Pour participer, rendez-vous sur Instagram ou Facebook.

Et pour soutenir les femmes déjà existantes, The Fork nous partage sa liste de cheffes talentueuses à suivre : Hélène Darroze, Anne-Sophie Pic, Kwen LiewJoe Ascione, Jessica Prealpato, Mi-Ra Kim, Ghislaine Arabian, Chiho Kanzaki, Kelly Rangama, Charlotte Thiercelin, Amandine Carreau, ou encore Beatriz Gonzales.

Article de Clémence Bouquerod

Leurs combats sont divers, mais toutes s’engagent à créer et inspirer un meilleur futur, un futur où toutes les voix méritent d’être entendues et tous les corps se doivent d’êtres représentés. Ces huit jeunes femmes n’ont pas peur de se démarquer et de faire valoir ce en quoi elles croient.

Ce 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, elles nous inspirent à faire de même. Et si on affirmait, ensemble, haut et fort, nos droits et nos identités ? Suivez-nous sur les traces de ces huit jeunes femmes badass et engagées.

1/ Adèle Haenel – @adelehaenel

Fin 2019, son puissant témoignage sur les abus sexuels qu’elle a subis adolescente de la part du réalisateur Christophe Ruggia, secoue le monde du cinéma français et aboutit à la radiation du réalisateur par la Société des réalisateurs de films. Malheureusement, on a récemment pu observer à quel point cet apparent soutien pouvait être volatile.

En effet, alors qu’elle quitte la cérémonie des Césars en criant sa (juste) colère face une Académie qui choisit de récompenser le réalisateur Roman Polanski, (pédophile condamné aux États-Unis, fuyant son jugement depuis les années 70 et depuis accusé par une dizaine d’autres femmes, la plupart mineures au moment des faits), l’actrice va connaitre dans les jours suivants un lynchage brutal de la part d’acteurs et de réalisateurs connus. Le plus marquant étant peut être celui du directeur de casting Olivier Carbone qui l’insulte sur Twitter et lui promet une « carrière morte bien méritée ». Mais (sorry not sorry) Olivier, il semblerait qu’il n’en soit rien.

Ainsi, suite au succès international de son dernier film réalisé par Céline Sciamma, «Portrait de la jeune fille en feu», l’actrice française de 31 ans vient de signer avec CAA (Creative Artists Agency), la plus grosse agence d’artistes à Hollywood.

Adèle is on fire et ne semble pas avoir avoir fini d’allumer le cinéma de son immense talent, de son courage et de son combat pour la libération de la parole des victimes d’abus sexuels.

2/ Yseult – @yseult___

Nous vous parlions récemment dans un article du clip « Corps », ôde self-love puissant de la chanteuse Yseult, tiré de son EP « Noir ».

Ancienne finaliste de la Nouvelle Star, elle partage à travers ce clip son cheminement personnel longtemps douloureux avec son corps et exprime un mal-être qu’elle a désormais transformé en force. Revendiquant son adhésion au mouvement body-positive, la chanteuse proclame l’amour et l’acceptation de soi comme des valeurs nécessaires. Elle souhaite briser les tabous en se dévoilant et en montrant que c’est dans cette vulnérabilité que réside sa force et sa beauté.

Un message puissant qu’Yseult transmet à ses fans : embrassons nos peurs et avançons, quelle que soit la dureté du chemin, avançons et aimons-nous exactement comme nous sommes : nous sommes déjà parfait.e.s.

3/ Rubi Pigeon – @rubipigeon

En mars 2019, les jumelles franco-brésiliennes de 21 ans Yasmin et Rubi Pigeon lançaient ensemble Rusmin (nous vous en parlions d’ailleurs ici). Une jeune marque/média d’upcycling qui présente à travers ses collections et ses contenus vidéos la possibilité d’une mode consciente, fun et éco-responsable. Un projet plutôt génial quand on sait que l’industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde.

Si aujourd’hui Rubi est seule aux commandes, elle est toujours aussi active. Elle a réalisée en fin d’année 2019 une collection capsule avec la boutique de mode vegan et responsable Manifeste011, et poste depuis régulièrement des contenus vidéos drôles, éducatifs et inspirants sur sa chaine youtube (comme celle-ci dans laquelle elle nous donne ses tips de pro pour mieux shopper seconde main sur Vinted).

Rubi, c’est la jeune auto-entrepreneuse qui redéfinit le cool en militant pour une mode différente, et nous enseigne avec beaucoup d’humour et de légèreté l’importance de l’éco-responsabilité !

4/ Amandine – @violencedefemme

Originaire de Montpellier, cette jeune femme de 23 ans qui se définit comme féministe, bodypositive et « curvy girl » milite sur ses comptes Twitter et Instagram contre la grossophobie quotidienne et la censure contre la nudité des corps gros.

Alors qu’Instagram supprime plusieurs de ses posts pour « pornographie » elle s’interroge ainsi dans un post récent : « @instagram / @lnstagram_france, faut qu’on parle toi et moi. Pourquoi ? Pourquoi parfois je vois des grandes marques poser leurs mannequins à moitié nus sur ta plateforme, pourquoi je vois de la violence, des hommes torses nus, du sang et des larmes alors que mes posts sont supprimés ? Explique moi le problème ? Je te fais pas assez d’argent ? Je suis trop grosse ? À croire que c’est surtout ça ton problème, mon poids que tu censures par tout les moyens. »

Amandine milite pour le droit d’exister sans se faire censurer, pour notre droit de briller, de se sentir belles et libres et de gérer notre corps comme nous le souhaitons. Un droit que nous devrions toutes posséder.

5/ Charlotte Abramow – @charlotteabramow

À seulement 26 ans, la photographe et réalisatrice féministe belge Charlotte Abramow a réalisé un nombre impressionnant de projets tous plus engagés et nécessaires les uns que les autres. Petit tour d’horizon ?

En 2018, pour la Journée internationale des droits des femmes, elle créé un clip vidéo inédit, mettant en avant la représentation métaphorique de vulves et des menstruations, en utilisant la chanson « Les Passantes » de Georges Brassens. Le résultat (une vidéo importante qui célèbre la diversité et la beauté du corps des femmes) est de prime abord interdit aux moins de 18 ans sur la plateforme YouTube qui l’héberge.
En 2019, elle réalise pour Angèle un clip vidéo condamnant les préjugés sexistes et la culture du viol. Un clip pop et impertinent qui éduque (littéralement) au consentement : l’iconique « Balance ton quoi ».

Enfin, en ce début d’année 2020, elle réalise en collaboration avec Netflix France, un Petit Manuel d’Éducation Sexuelle. 64 pages pour parler de sexe sans tabous et briser les clichés, un manuel qui connait un succès bien mérité !

On a qu’une seule hâte : la suivre dans ses aventures, apprendre avec elle et en prendre plein le cerveau et les mirettes avec les nouveaux projets artistiques et engagés qu’elle va nous concocter.

6/ Romy Alizée – @romixalizee

Née en 1989, Romy Alizée, est une artiste qui s’emploie à exposer sa vision du féminisme en déconstruisant nos normes de beauté standardisées, tant devant que derrière la caméra.

Pour son premier livre, « Furie », sortie en 2018, celle qui se décrit comme une « femme chienne et photographe » présente une série d’autoportraits peuplés de créatures soumises à ses désirs. On observe dans une ambiance surréaliste les plaisirs assumés d’une jeunesse queer, brûlante de liberté. L’objectif ultime ? Nous émanciper du « mâle gaze » et du cliché porno pour homme hétéro.

Son dernier projet, co-réalisé avec Laure Giappiconi est un conte cinématographique pour adultes « Romy et Laure… et le secret de l’homme meuble », qui questionne la manière de reprendre le pouvoir sur l’agresseur lors d’une intrusion. Un sujet délicat qu’elle parvient à traiter avec finesse et légèreté.

Féministe engagée, Romy Alizée se bat également contre la censure d’Instagram et challenge inlassablement notre vision de l’érotisme en déconstruisant les normes avec irrévérence et talent. Et c’est bien pour cela qu’on la suit !

7/ Victoire Tuaillon – @vtuaillon

Journaliste parisienne de 30 ans, Victoire crée et anime en 2017 sur le média Binge Audio le podcast « Les couilles sur la table » qui s’intéresse aux masculinités d’un point de vue féministe. L’objectif est de comprendre la « construction » des hommes et en questionner les mythes et virilités toxiques.

Son héroïne ? Viriginie Despentes, qu’elle a d’ailleurs eu l’opportunité d’accueillir sur plusieurs épisodes du podcast. Elle parle de cette expérience forte dans l’un de ses posts Instagram : « King Kong Théorie a changé ma vie ; je l’ai lu à 16 ans, et plus rien n’a été comme avant. Virginie Despentes, c’est mon héroïne absolue (…) elle m’a donné l’autorisation d’être parfois folle de rage, en colère, brutale et radicale. Autant vous dire que je n’en menais pas large quand elle est apparue dans les studios de Binge Audio.»

Sorti en octobre 2019, le livre « Les Couilles sur la table » synthétise les 50 épisodes du podcast et est acclamé par la critique. Un ouvrage fouillé et nécessaire à mettre entre toutes les mains.

Parce qu’il nous rappelle que l’écrasante machine du patriarcat place les hommes comme les femmes dans des moules qu’il nous faut à tout prix déconstruire et détruire, ensemble. Et Victoire Tuaillon éclaire le chemin !

8/ Pomme – @pommeofficial

Claire Pommet (dite « Pomme ») est une auteure-compositrice-interprète originaire de Lyon. À seulement 23 ans, son album « Les Failles » remporte le titre de « Meilleur album révélation » de l’année 2020, lors de la 35e cérémonie des Victoires de la musique.

Elle produit des chansons depuis 2015, n’ayant pas peur d’aborder dans celles-ci des thèmes encore tabous dans le milieu de la chanson française comme l’homosexualité (abordée par exemple dans la très belle chanson « On brûlera »).

Son dernier album, « Les Failles », explore cette partie très vulnérable et anxieuse de son être, loin du spectacle et des paillettes. L’artiste parle de son incapacité à danser et de son anxiété qui la suit partout, mais dont elle parvient finalement, en la nommant peut-être, à en faire une force et non plus une ennemie. Une voix enchanteresse et des textes envoutants qui parle des fragilités qu’on connait tous, mais dont on parle encore trop peu.

Pomme nous transporte et nous dit que c’est ok, si nous aussi, finalement, on est un peu cabossés, parfois. Pas besoin de savoir danser pour être une badass, Pomme nous le prouve et nous, on approuve !

Article d’Alexandra Hostier

En l’honneur de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Tagaday a dévoilé les derniers chiffres de son baromètre sur la condition des femmes dans la presse française. 

https://www.instagram.com/p/BzLXMRtoxju/

Le 8 mars est une date pour faire le bilan des droits acquis, des combats menés et ceux qui sont évidemment toujours en cours. En ce sens, Tagaday (ex-Press’edd) a mené une enquête sur une période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2019, en prenant en compte l’occurrence de mots-clés et expressions associés à la condition des femmes. Cinq années qui permettent d’évaluer la place des femmes dans les médias et la perception qu’on a d’elles. 

La progression du terme « féminicide »

Prononcé en 1976 pour la première fois par la sociologue américaine Diana E. H. Russel, le féminicide est au cœur des débats aujourd’hui. Emmanuel Macron avait même employé le terme dans un discours aux Nations unies, en septembre 2019, pour « donner un statut juridique à ce sujet ». Récemment, la question était de savoir si le terme « féminicide » pouvait être introduit dans le Code pénal. Or, cette démarche a été jugée « inutile » du fait d’une définition trop floue. Rappelons que l’an dernier 150 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint.

Dans son baromètre, Tagaday relaye le nombre de citations de termes spécifiques dans la presse française :  féminicide, violences faites aux femmes, droits des femmes, place des femmes au travail, etc. Alors que l’usage du terme « violences faîtes aux femmes » est légèrement en baisse (-3%), celui de « féminicide » est en très forte progression. Ainsi, on est passé de 1 652 citations en 2018 à 14 514 en 2019, avec une progression de 779%. En cause, la révélation de l’affaire Weinstein en 2017 et le mouvement #Metoo, un an après.

La forte mobilisation des femmes l’an dernier a permis à ces dernières une plus grande visibilité dans les médias. Mais ce n’est que le début.

Baromètre réalisé par Tagaday

Un sexisme bien marqué

D’après la loi du 22 décembre 1972, « Tout employeur est tenu d’assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes ». Pourtant, l’égalité parait si loin quand on sait que les femmes n’occupent qu’environ 16% du total des occurrences – soit 8% de plus par rapport à 2018.

Si les femmes sont toujours au cœur de l’actualité aujourd’hui, c’est surtout à cause des violences faites à leur encontre. Près de 49 % d’entre elles sont abordées sous le prisme des violences sexuelles ou sexistes. L’actualité de ces dernières semaines en est la preuve : la nomination de Roman Polanski pour le César de la Meilleure Réalisation, le discours poignant d’Aïssa Maïga dénonçant les vices du cinéma français, les témoignages de victimes de violences avec les hashtags #JeSuisVictime et #JAiPasDitOui, etc.

Le 8 mars est une date dédiée aux droits des femmes, mais celles-ci se battent toutes l’année pour les faire valoir.

Article de Sofia Rogozarski

A l’heure où la question de l’égalité des hommes et des femmes est cruciale, le 8 mars reste une date à inscrire dans vos agendas !

Léa Augereau

Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la Journée internationale des droits des femmes (International Women’s Day, en anglais) a pour origine les luttes des ouvrières et suffragettes durant le XXème siècle. Pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote, les femmes (et les hommes) du monde entier manifestent encore le 8 mars. Des associations s’organisent chaque année pour faire entendre leur voix et améliorer la condition des femmes. La Ville de Berlin a décidé le 23 janvier dernier de faire de cette journée un jour férié, et ce dès cette année. A quand la France ? En attendant, Paulette vous a concocté une liste des événements à ne pas louper. Femmes et hommes sont convié.e.s. 

Les événements en France

Pour l’occasion, ARTE se mobilise à sa manière, en mettant à l’honneur une programmation spéciale, du 3 au 8 mars, de films et documentaires, d’artistes, des créatrices, des combattantes et des femmes courageuses. 

A Bordeaux, un rassemblement et une manifestation sont prévus à 14h30, place de la Comédie. Pour clôturer la journée, une manifestation de nuit non mixte est au rendez-vous à 19h30, place du Parlement.

A Lille, un programme spécial a été organisé. A 14h, a lieu, place de l’Opéra, un rassemblement puis marche. Il y aura vers 16h, des stands associatifs et syndicaux, expositions, dans la salle du Gymnase, où se finira la marche. Et à 19h45, une soirée festive est prévue.

Le Collectif Droits des Femmes 69 organise une marche et appelle les Lyonnais.es à les rejoindre à la Place Bellecour, à 15h.

Un appel national à la grève féministe a été lancé, car oui, le salaire des femmes est inférieur de 26 % à celui des hommes. A partir de 15h40, elles travaillent ainsi gratuitement. Instauré pour la première fois en 2000, le collectif
#8mars15h40 rassemble de nombreux syndicats et associations. On retrouve notamment Alerta Feminista, Alliance des Femmes pour la démocratie, Association Nationale des Etudes Féministes, Femmes Egalité, Femmes Libres Radio Libertaire, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femen, Femmes migrantes debout, et bien d’autres encore. Armez-vous d’un foulard violet !

Un appel à la mobilisation a été également lancé partout en France. Toutes les informations en fonction de votre ville sont à retrouver sur le site internet des Grandes Gagnantes.

Et à Paris ?

De 16h à 20h au Zénith de Paris, vous pourrez assister à Debout citoyennes. Plein d’événements sont prévus : des concerts, des expériences, des conférences, etc.

Dimanche à 19h, Florence Foresti donnera une représentation spéciale de son spectacle Épilogue, au profit de l’association Women Safe, à L’Olympia. Et pour cette unique représentation, elle sera accompagnée de ses ami.e.s. Vous pouvez déjà réserver vos places sur son site internet.

Toujours à Paris, la Journée des Sorcières a été organisée ! Parmi les invitées, on retrouve Odile Chabrillac, Camille Sfez, Séverine Perron, Josée-Anne Sarazin-Coté venue du Canada, Maëva Morin qui vous attendent pour de nombreuses conférences, ateliers, partages, et expos. Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos billets sur leur site internet.

Rappelons que le 8 mars est une date dédiée aux droits de la Femme mais que les femmes se battent tout au long de l’année pour leurs droits !

Article de Sofia Rogozarski