SUR LA ROUTE AVEC REDEYE

Photo d’Elodie Daguin pour Paulette

Si vous révez d’évasion, Redeye est le troubadour des temps modernes. Rennais d’origine, parisien d’adoption, texan à l’adolescence, Redeye vous transporte dans un voyage sans fin à bord d’une vieille mustang sur les routes américaines. A découvrir de toute urgence.
 
Paulette : A l’écoute de ce deuxième album, on a l’impression d’être face à un livre et que chaque chanson est un chapitre de l’histoire…
Même si les chansons ont été composées indépendamment, il y a vraiment une trame, un parcours. Chaque chanson est une petite vignette, une petite bulle. Après l’histoire se fait naturellement, même s’il n’y a pas les mêmes personnages.
 
Cet album est une vraie incitation au voyage. On a l’impression d’être à bord d’une vieille voiture américaine et de traverser l’Arizona…
Ça peut effectivement faire songer à un voyage physique mais aussi à un voyage imaginaire, juste en écoutant le disque dans son salon. C’est vraiment un appel à l’imagination, c’est un but recherché, mais il n’y a pas que ça. Je ne voudrais pas non plus que ce soit un long fleuve tranquille. On a essayé avec les musiciens que ce ne soit pas trop routinier non plus, que le voyage se fasse de gauche à droite, de haut en bas… De se tromper, de revenir sur ses pas, de prendre d’autres voies. Les routes américaines peuvent être tellement droites et sans fin.

 
En même temps, tu as vécu au Texas. Dans quelle mesure, cela a influencé ta musique ?
Sur ce projet là, j’ai vraiment essayé de reconnecter avec cette enfance et ce début d’adolescence où je n’écoutais que ça, des chanteurs anglais, ces instruments là. C’est vraiment une référence directe à cette période là de ma vie. Et évidemment vu par mon prisme de Parisien d’aujourd’hui. C’est ma vision, mon fantasme d’enfance, un peu rêvé, imagé. Ce n’est pas un portrait du Texas, c’est un peu voyage imaginaire. Il y a sûrement un peu de vérité mais pas que ça.
 
Auparavant tu as fait partie d’un groupe plus rock Dalhia. Comment est venue cette envie de te lancer en solo dans un registre plus folk ?
Comme on était un groupe, il y avait plein d’influences, tout était mélangé. Tout le monde apportait sa touche. Le groupe m’a permis d’explorer plein de voies. Ensuite, j’ai écrémé mes influences, je me suis focalisé sur ces influences là. Comme Redeye était un projet plus personnel, autant qu’il soit identifié.
 
Ton album s’appelle End of season. Est-ce que tu boucles un périple avec cet album ?
Je pense. Juste avant il y avait un EP,  c’était une sorte d’ébauche. On a essayé des choses dans cet EP, que l’on a ensuite exploité dans l’album. Mais l’univers va changer maintenant changer, évoluer. L’EP et l’album forment un portrait, un ensemble. C’est la fin de quelque chose mais c’est aussi le début de quelque chose de nouveau.
 

 

L’album oscille entre nostalgie et mélancolie avec une certaine tristesse. Dans quel état d’esprit étais-tu en composant cet album ?
La nostalgie il y en a : de l’enfance, de la musique, d’un autre pays, d’un autre climat. La mélancolie n’est pas un sentiment mauvais, c’est quelque chose de présent, de cathartique. J’ai moins peur des sentiments. Ce n’est pas quelque chose de négatif, pour moi c’est quelque chose de lumineux. C’est un album assez lent, mélancolique mais en tout cas je n’espère pas plombant.
 
D’où vient ce nom Redeye ?
A la base, c’était graphique, il y a plein de e. Ensuite, ce nom correspondait bien à l’esprit du disque. Ces lumières rouges aux Etats-Unis de boîte de nuit. C’était une double résonnance qui collait très bien.
 
Cet album a déjà eu de belles critiques. Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Des concerts au printemps et cet été. Jouer, rencontrer des gens, voyager avec la musique.
 
Une dédicace aux Paulette ?
J’espère que les Paulette feront un beau voyage avec le disque.
 
REDEYE :: END OF THE SEASON
Sortie le 21 janvier 2013
La folie records
 
Concerts :
25/04 : Bourges, Le bureau
11/05 : Rennes, Ubu 
 

Site

 
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