SUPERPOZE : L’ELECTRO RAFRAICHISSANTE


Il est tout jeune mais son électro dynamise déjà les foules, Gabriel Legleux dit Superpoze fait partie de cette génération de normands prometteurs (Granville, Bow Low) à l’univers singulier.
 
Inspiré par la culture hip hop, c’est  pourtant dans les symphonies synthétiques qu’il s’illustre avec brio. Son EP From the cold, est une invitation au voyage, un hymne électronique aux lagons d’Islande The Iceland sound et  les montagnes transylvaniennes. Ses titres, tantôt planants, tantôt fauves plongent dans une sorte de 4e dimension où  sons pénétrants et beats frénétiques se superposent.
Venu faire un set au Printemps de Bourges, je suis allée m’entretenir avec lui avant son passage sur scène.
 
Paulette : Qu’est ce que tu aimes le plus au monde ?
Superpoze : La musique et ce qu’elle peut exprimer, sinon j’aime les relations qui se passent bien.

 
Qu’est ce qui t’exaspère le plus?
Les relations humaines qui se passent mal, je suis une personne plutôt positive en général donc il y a peur de chose qui m’exaspère. Ah si ! Les gens fermés d’esprit, débiles et les vieux cons.
 
À qui tu ne voudrais pas ressembler ?
À un vieux con justement.
 
Ton pire moment de honte ?
J’ai eu honte en CE2, mon prof faisait des fautes d’orthographe exprès au tableau et celui qui levait la main pour les corriger obtenait une récompense. Un jour, alors qu’il écrivait le mot minuit au tableau, je me suis levé sûr de moi en criant devant toute la classe "minuit ça s’écrit mi- nuit". Tout le monde a rigolé, j’avais que 10 ans mais ça m’a marqué.
 
C’est quoi la classe ultime pour toi ?
Le premier album de James Blake

 
Cite moi au contraire quelque-chose d’anti-classe ?
Les manifs contre le mariage pour tout
 
Tiens, si demain tu devais partir en Transylvanie (nom d‘un de ses titres, ndlr), tu emporterais quoi avec toi ?
Des dents de vampire pour me fondre dans le paysage.
 
Si tu devais écrire un livre, quel en serait le titre ?
Ce serait une phrase tirée du livre, j’aime les albums qui font référence à leur contenu. Il parlerait de la pauvreté des mots pour communiquer avec les autres.
 
D’ailleurs pourquoi Superpoze ?
Rien à voir avec le fait de superposer des sons, mais je suis très influencé par la culture hip hop à la base et il existe le principe du blaz c’est-à-dire des pseudos pour les DJ, rappeurs, grapheurs… Superposer s’est imposé à moi car je trouvais ça beau et ça sonnait bien.
 
Tu penses que c’est quoi l’imagerie liée à ton son ? Je trouve qu’il y a quelque chose de très pur, un peu céleste.
J’ai une fascination pour le bleu, c’est ma couleur préférée. C’est peut-être ringard d’avoir une couleur favorite mais pour moi le bleu est lié à plein de choses, c’est le froid pur, cristallin, la fraîcheur. Ça renvoie aussi à la brume d’un matin de printemps où tout est encore calme et pur.

 
Une petite citation à partager avec nos lectrices ?
"La peur n’évite pas le danger", mon grand-père disait ça tout le temps.
 
C’est cool ma mère aussi, tu t’en fiches mais je te le dis.
Non, ça leur fait un point commun c’est cool !
 
Aujourd’hui, tu es serein ?
Oui, plutôt et je suis encore inspiré. Dans l’absolu, j’ai peur que ça n’arrive  plus mais je n’en suis pas encore là.
 
SUPERPOZE :: PAVANE (EP)
Kitsuné
 
 
Concerts :
24/05 : Flèche d’or, Paris
11/07 : Montreux Jazz Festival
18/07 : Arènes de Nîmes
20/07 : Festival les Vieilles Charrues
 
 
Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *