« SPACE JAM » : POURQUOI ON PRÉFÈRE LA LOLA BUNNY VERSION 2021

À l’occasion de sa sortie dans les cinémas français, on vous explique pourquoi on préfère le personnage de Lola Bunny dans "Space Jam : Nouvelle ère" à sa version de 1996.

Pour ceux qui ne visualiseraient pas le personnage, c’est la lapine dont Bugs Bunny est fou amoureux dans le film. Elle a marqué des générations avec sa plastique de pin-up, ses jolis yeux bleus et sa tenue sexy, qui déconcentrent le héros pendant les matchs. Créée en 1996 par les studios Warner Bros, Lola Bunny est devenue le personnage féminin principal des Looney Tunes. 

Lola Bunny 2.0

Dans la version 2021 de Space Jam, Lola Bunny (interprétée par la chanteuse Angèle en VF) a bien changé, et ce n’est pas au goût de tout le monde. La lapine porte désormais une tenue de basket classique, pour une allure plus sportive. Son short et son t-shirt ont été rallongés et côté physique, sa poitrine a largement diminué et ses hanches se sont atténuées. Et pour appuyer ses capacités athlétiques, elle porte un arm sleeve : une manchette en tissu qui permet de préserver la force du bras et d’accélérer la récupération. Une vraie basketteuse pro, cette Lola ! 

 

Le choix du réalisateur

Le réalisateur Malcolm D. Lee affirme avoir voulu désexualiser le personnage de Lola Bunny en gommant son aspect érotisant pour souligner son talent sportif. Il était important que la nouvelle Lola Bunny soit « plus adaptée pour les enfants », selon lui.

« Nous sommes en 2021. Il est important de refléter l’authenticité de personnages féminins forts et capables. Nous avons donc retravaillé beaucoup de choses. D’abord son look, pour nous assurer qu’elle avait une longueur de short approprié et qu’elle soit féminine sans être objectivée. Et puis on a voulu lui donné une vraie voix. Pour nous, l’idée était d’ancrer le personnage dans ses prouesses athlétiques, ses qualités de leader. Faire d’elle un personnage aussi entier que les autres », a déclaré Malcolm D. Lee dans une interview pour Entertainment Weekly. 

On le répétera jamais assez : en 2021, on n’a pas besoin d’être hypersexualisé.e ou réifié.e pour briller, pour exister.

Article de Clara Schnebel

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