SORTIE DVD : LA PERMISSION DE MINUIT

 

À la fois humain et sensible, le long-métrage propose le portrait d’un adolescent de treize ans, malade et très proche de son médecin avec qui une relation père-fils s’installe.

Vincent Lindon, dans un rôle qui lui colle à la peau, montre encore une fois son talent d’acteur et le jeune Quentin Challal, première fois sur grand écran, s’avère être très touchant. 
 
Paulette : Comment vous est venue cette idée de faire un film sur "les enfants de la Lune", qui ne peuvent pas s’exposer au soleil ?
Delphine : J’ai découvert cette maladie en louant un DVD d’Alejandro Amenabar, Les Autres, avec Nicole Kidman. Dans les bonus, il y avait  un petit reportage sur deux jumeaux qui vivaient dans les Landes et qui avaient cette maladie. J’ai pris contact avec la famille, les jumeaux avaient 7 ans à l’époque, puis je suis allée chez eux une après-midi afin de parler aux parents. Je me suis dit que ça donnerait un film, un jour. Au final le film n’est pas du tout inspiré de la vie de ces jumeaux mais c’est la raison pour laquelle j’ai entendu parler de cette maladie. Après, moi, ce qui m’intéresse, ce sont les relations entre personnes qu’au moins 40 ans séparent, les amitiés improbables sur le papier. C’est le vrai sujet du film. 
 
Vincent Lindon incarne un médecin au grand cœur dans le film, comment s’est passée votre collaboration avec les acteurs et notamment avec lui ? 
Disons que la collaboration avec chaque personnage est différente. Vincent s’empare d’un personnage à bras le corps. Il le dit lui même "Mon but est que le personnage m’apporte autant que ce que je vais moi lui apporter". Ce qui est sûr, c’est que Vincent a toujours rêvé d’être médecin, quand on travaillait chez lui à l’époque, je le voyais à un bureau, avec sa paire de lunettes et presque une ordonnance, je ne l’avais pas encore vu avec une blouse mais, pour moi, c’était déjà un médecin. Il est fou des gestes, des rituels, de la gestuelle des métiers. Le charcutier l’intéresse tout autant, il apporte un tel souci au détail et met une telle folie dans ses gestes qu’il nourrissait tout, à la fois le personnage et le rythme du film. 


 

Quel regard le film donne de l’adolescence lorsque l’on est différent ? 
Un adolescent est différent, il est exclu du monde des adultes, de l’enfance. Sa capacité à se mettre en colère est tout à fait incroyable. J’aime les adolescents pour leur nonchalance, pour leur envie d’être qui n’est pas encore complète et pour leur méfiance permanente. Finalement, un enfant qui a une maladie incurable est par définition un adolescent car il a lui aussi cette envie de vivre et, en même temps, d’être déjà à la fin. Il y a un cousinage intéressant entre l’adolescence et l’enfance malade. 
  
Vous travaillez sur des projets cinématographiques en ce moment ? 
Comme scénariste oui, j’ai deux projets en cours mais il est encore un peu tôt pour en parler ! 
 
 
Surprise ! 
  

   Paulette vous offre 2 DVD du film La permission de minuit

   Pour gagner, répondez à la question suivante :
   "Dans La permission de minuit, Vincent Lindon joue aux côtés
   d’une actrice avec qui il a déjà tourné dans deux autres films,
   de qui s’agit-il ?"

   > Les 2 premières bonnes réponses dans les commentaires
   remportent la mise !

 

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