SOPHIE LETOURNEUR TOMBE LE MASQUE

Charlotte Tanguy / VU

C’est la deuxième fois que Paulette rencontre Sophie, la belle et pétulante réalisatrice de La Vie au ranch. Aujourd’hui, elle nous parle de sa toute dernière réalisation, un court métrage intitulé le Marin Masqué.

Paulette : Comment es-tu devenue réalisatrice, comment ça a commencé ?
Stéphanie : J’étais aux Arts déco en vidéo, plutôt plasticienne. Je faisais des installations sonores, j’ai commencé à faire du montage et je cherchais du travail. J’ai rencontré mon producteur actuel qui travaillait chez Gemini Films, il m’a dit "Je vais monter ma boite, aurais-tu un projet personnel, un court métrage ?". Je n’avais jamais pensé à faire du cinéma. Du coup, j’ai réalisé La tête dans le vide.

Comment s’est passé la réalisation de La tête dans le vide sachant que c’était ta première fois ?

Disons que j’avais pas mal de matière amassée pour mes installations, j’ai fait un scénario pour un film de 10 minutes, à la base pour Canal +. Les contraintes pour écrire ce court métrage sont parties de là, on l’a fait quand même, on l’a tourné en super 8, chez moi avec des copines, ça ne coûtait pas cher. C’était aussi le premier film de la boite de production de mon producteur ! C’était déjà il y a 8 ans !

Tu sors le Marin Masqué, quelle est l’idée d’origine de ce court métrage ?
J’avais besoin de tourner, j’avais envie, j’étais en recherche de financement pour terminer La vie au Ranch en post-production, on avait besoin d’argent, je piétinais un peu sur place. J’avais envie de partir tourner et surtout de filmer Laetitia, mon assistante, qui joue dans le film. J’ai fait avec elle Roc et Canyon et La vie au Ranch. Sur La vie au ranch, elle a fait le casting à mes côtés pendant deux ans. Elle m’inspirait tellement, elle a accepté que l’on parte tourner cette histoire en Bretagne. On ne pensait pas au résultat, on a tourné en 4 jours seulement, sans beaucoup de moyens, en HD, c’était une sorte de virée.
 

"LE FILM EST UN RETOUR À L’ENFANCE, AUX ILLUSIONS PERDUES"
De quoi parle le Marin Masqué ?
C’est l’histoire de deux amies, elles partent en week-end en Bretagne. Le point de départ de cette histoire c’est Sophie, mon personnage, qui est en crise avec le père de sa fille, elle ne se sent pas bien du tout. Sa copine lui propose de partir à Quimper, pour se ressourcer. Finalement, elle va très bien, elle veut un autre enfant avec son mec. Les rôles vont s’inverser, sa copine va retrouver le Marin Masqué par hasard, son amour de jeunesse. Il n’est que le fantasme œdipien, par extrapolation. La figure du père est importante, celle du marin aussi. Ces deux figures se rejoignent dans quelque chose dans quelque chose de fantasmé, d’impossible. C’est un retour à l’enfance, aux illusions perdues.

Comment arrives-tu à passer du long-métrage au court métrage ?
C’est très simple de passer du long métrage au court métrage, c’est plus dur dans le cas contraire. N’importe quel réalisateur de long métrage peut faire un court. J’envisage de la même manière la réalisation que ça soit un court ou un long. J’ai aussi réalisé deux moyens métrages. Je ne vois pas de différence !

Shellac Distribution

As-tu des idées ou des projets pour un prochain film ?
Oui ! J’ai tourné cet été un film qui s’appelle Les coquillettes, ça devrait être un long métrage, il sera prêt l’été prochain !

On peut savoir de quoi ton film Les coquillettes va parler ? Ou c’est trop tôt ?

Je peux te raconter. C’est l’histoire de trois copines, trentenaires, assez désespérées. Trois copines dans la position des filles de 30 ans aujourd’hui, une est célibataire, une autre avec un mec mais depuis longtemps, il ne la touche plus, la dernière plus jeune se force à être avec son copain car elle a peur d’être seule. Elles sont toutes les trois bloquées dans leur situation. Elles mettent tous leurs espoirs lors d’une semaine où elles vont à un festival de cinéma et elles attendent énormément de ce festival. (Les Coquillettes) Ce n’est pas un film sur le cinéma mais sur trois filles qui partent en goguette dans un festival et tout ce qu’elles veulent, c’est aller dans les fêtes et rouler des pèles ! C’est une comédie, c’est un portrait d’époque sur les problèmes affectifs qu’il peut y avoir en ce moment. Je joue dedans, je suis une des trois filles…

As-tu un dernier mot pour nos Paulette ?
Ce qui m’intéresse, c’est de mettre en scène différemment les filles dans les films. N’ayez pas peur d’être telles que vous êtes !

 

LE MARIN MASQUE, de Sophie Letourneur

Sortie le 8 février 2012
Voir la bande-annonce

 

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