SOFIA COPPOLA : HOLLYWOOD PRINCESS

Photo, Philippe Quaisse/Pasco retravaillée par Paulette/Toutes les photos sont extraites du HS

À l’occasion de la sortie du quatrième film de Sofia Coppola, Somewhere, la célèbre revue des cinémas MK2, Trois Couleurs, sort un hors série consacré à cette nouvelle icône.
Illustré par la dessinatrice Nine Antico, très remarquée pour l’univers girly de ses ouvrages Coney Island Baby et Girls Don’t cry, ce numéro spécial de 130 pages explore le fabuleux destin de La Princesse Hollywoodienne par excellence. Très didactique, il repose sur les "classiques" d’un numéro spécial – une interview de l’intéressée, un portfolio commenté, une filmographie (qui commence à quelques mois avec une scène de baptême dans le Parrain ! Pas de doute, les bonnes fées se sont bien penchées sur ce berceau !) – et s’aventure ensuite dans des articles d’analyse d’une œuvre encore jeune mais déjà singulière.
"Cinéaste majeure de la crise existentielle en mode mineur", Sofia Coppola endosse tous les contrastes. Emprunts d’un univers adolescent à la fois candide et macabre, ses films, à l’instar de sa vie, rendent une version moderne des contes de fée. Décryptage de ce numéro cadeau :
Les soeurs Lisbon dans Virgin Suicides, 1999

La récurrence de la jeune fille blonde, entre ingénuité et perversité, comme si un seul protagoniste évoluait de film en film, assure le fil conducteur d’une œuvre tournée vers l’adolescence et le néant. Sensible au désarroi des gens aisés – qu’elle trouve intéressant car "paradoxal" -, la réalisatrice arrive à donner de l’épaisseur à la vacuité. Films d’ambiance avant tout, l’esthétique est minimaliste et fait place au non-dit. "Esthétique de la suffocation" pour Clémentine Gallot, on observe des personnages pris au piège dans un jeu de miroirs décrypté par L. Tuillier.

L’importance accordée aux lieux (Tokyo, Versailles…), érigés en personnages à part entière, permet à J. Momcilovic de revenir sur l’histoire du Château Marmont où se déroule Somewhere. Adultère, overdoses, morts… aucun crime ne semble avoir échappé à ce grand hôtel où les plus grandes stars ont résidé.

Bob et Scarlett dans Lost in Translation, 2003
Kirsten est Marie-Antoinette, 2006 

Digne héritière du clan Coppola, Sofia a hérité de son esprit d’indépendance. Audacieuse, elle ose orchestrer dans Somewhere le come-back d’un has been de série B, Stephen Dorff, ou engager les sœurs Shannon, girlfriends officielles du fondateur octogénaire de Playboy et héroïnes du real TV show The Girls Next Door.

Sofia et son père Francis Ford

La famille est prépondérante chez ces originaires de Sicile : elle dicte un véritable Art de Vivre à la Coppola où l’exigence esthétique règne en maître sur un sens des affaires toutefois bien développé. L. Pertuy revient sur les collaborations de l’artiste, amie de Marc Jacobs, à quelques collections Louis Vuitton, et sur son côté business woman, bien consciente du marketing possible autour de son œuvre à la croisée du chic-indé et du mainstream hollywoodien.
 

La jeune Elle Fanning dans Somewhere, 2010

Princesses enfermées et girls next door libérée, Sofia Coppola touche à une certaine idée de la femme du XXIe siècle. Ballotée entre le cinéma italo-américain, la culture pop (elle cite Ed Rusha, dont les peintures s’axent autour d’un ou deux mots), la musique de son compagnon Thomas Mars du groupe Phoenix, et l’atmosphère vampirique de Twilight, la réalisatrice se révèle au cours de la lecture tout aussi virtuose qu’hybride.

Sofia Coppola est Somewhere entre la douceur fragile des Virgin Suicide et la trempe d’une Marie-Antoinette… and definitely hasn’t got Lost in Translation!

 
 

PAULETTE VOUS OFFRE 5 EXEMPLAIRES !
Les 5 premiers raflent la mise !

SOFIA COPPOLA :: HOLLYWOOD PRINCESS
TROIS COULEURS/Hors Série n°3

BLOG
FACEBOOK


Disponible en kiosque, sur Amazon ou chez Colette             
Prix : 6,55 euros

SOMEWHERE :: SOFIA COPPOLA
Avec Elle Fanning, Stephen Dorff, Chris Pontius…    
                                                                                                           
Sortie le 5 janvier 2011

 


Partager sur :

Vous pourriez aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *