SÉJOUR CHEZ CHÂTEAU MARMONT

 
Paulette a été la première invitée à écouter le nouvel album futuriste de Chateau Marmont, groupe né il y a dix ans dans le piémont pyrénéen, à Tarbes, plus précisément. Raphaël Vialla et Julien Galinier, ses deux membres fondateurs, ont répondu à nos questions avec leur chaleureux accent du Sud-Ouest.
 
Paulette : Si vous deviez résumer votre prochain album en trois mots ?
Julien : Science fiction, érotisme et digital. On a passé huit mois à travailler sur cet album, alors qu’il nous avait fallu trois ans pour sortir The Maze, le premier. Avec ce nouvel album, on prend un chemin très house, avec des inspirations vintage des nineties, avec les featurings de Twinsmatic, Steffaloo, Stella Le Page, Hercules & Love Affair et Alex Gopher.
 
“Avant, les gens planaient à nos concerts, aujourd’hui ils dansent !”
 
Ah oui, ça va bouncer !
Raphaël : Oui, il y a toujours énormément de geekeries cachées dans cet album. Avant, les gens planaient à nos concerts, aujourd’hui ils dansent sur le dance floor ! Là, on joue à deux dans des clubs avec des synthés et des boîtes à rythme. On est issus de la French Touch 2.0 de 2009, de l’époque d’Institubes (l’un des labels parisiens avec Ed Banger lancés par la French Touch 2.0, ndlr). Et nos remixes ont tous été orientés club, ça se ressent beaucoup sur cet album. On fait partie de la scène électro française, mais on aime bien fuir les étiquettes.
 
Votre technique de drague aux États-Unis, c’est de dire que vous vous appelez Chateau Marmont ?
Raphaël : Auprès des Américaines, il suffit de dire qu’on est Français (Rires). Chateau Marmont, c’est la cerise sur le gâteau.
 
Comment vous y sentez-vous ?
Julien : Si on le pouvait, on vivrait là-bas, mais on n’a pas encore la green card ! Dès que tu poses les pieds aux États-Unis, tu ressens une liberté. Même si ça n’est pas hyper vrai, tu peux vite y croire, et c’est agréable, surtout à Los Angeles où les gens sont friendly et te reçoivent bien.
 
 
Les États-Unis, ça vous inspire ?
Raphaël : Oui, on a vécu un mois dans une maison sur la côte Ouest pour écrire ce disque. On se levait, on allait acheter du bacon au supermarché, on mettait quatre heures à déjeuner et on commençait à boire de la bière à 16h. Là-bas, il y a du soleil tout le temps. C’est encore plus chill que dans la partie cool du Sud-Ouest de la France.
 
Parlez-nous des projets de votre label, Chambre404.
Raphaël : Kiddy Smile va sortir un nouvel album. On a signé un mec qui s’appelle Pieuvre, un mix de François de Roubaix et de Vladimir Cosma. Exotica (formé par Clara Cometti et Julien Galner, ndlr) prépare un deuxième album. Aquaserge, la caution expérimentale de Chambre404, a récemment sorti un disque. Il faut tous aller les voir en concert, ils jouent vraiment super bien !
 

La montagne, ça vous gagne ?
Julien : Tarbes, ça nous manque, en tout cas. On y est né, on y a grandi, on aimait bien aller chercher des champignons le samedi après-midi pour faire des super soirées. Ce n’est pas du tout le même rythme qu’à Paris. On y va pour se ressourcer à l’air frais, voir nos familles et nos amis. On peut vivre là-bas avec 800 euros, sans faire grand-chose, mais au bout d’une semaine, on tourne en rond.
 
“ Les gens nous disent qu’on a l’esprit Sud-Ouest, qu’on est à la cool.”
 
Donc vous préférez la vie à Paris ?
Raphaël : Disons qu’on n’a jamais vraiment eu l’esprit du Sud Ouest. Notre façon de penser est trop différente. On ne pratiquait pas le rugby, on ne passait pas nos soirées à nous battre dans les fêtes de village. On écoutait Frank Zappa et les Beatles. Certes, on pouvait faire de la musique dans de grandes maisons et du bruit quand on voulait, mais on n’avait personne à qui nous confier. On a fait nos études là-bas, puis on est venus vivre à Paris vers 25 ans.
Julien : Ce qui est marrant, c’est qu’à Paris, on nous dit qu’on a l’esprit Sud-Ouest, ça doit signifier qu’on est à la cool.
 
 
Un mot pour les Paulette de passage dans votre région ?
Julien : On conseille aux Paulette la visite du donjon des Aigles, celle des parcs animaliers des Pyrénées, d’aller voir la Colline aux Marmottes, le Cirque de Gavarnie et de Cauterets en hiver.
 
> Interview à retrouver dans le numéro Tartiflette en kiosque

CHATEAU MARMONT :: SOUND OF SHAMBALA
Chambre404 / Arista
 
En concert à la Boule noire à Paris le 19 février
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