SALUT À TOI SOLEIL !

"Salut à toi, Soleil !" (pour paraphraser Criquette Rockwell dans Le cœur a ses raisons). La légèreté et la joie ambiante ne mentent pas.  Les tourbillons de pollen non plus.

Une période de l’année où tu te sens bien. Ou pas.

L’arrivée des beaux jours, rien à dire, ça fait du bien au moral.
Mais, comme nous sommes des filles et donc jamais totalement satisfaites, le soleil arrive avec son lot de petits désagréments, qui eux-mêmes t’amènent à te poser des questions (trop) existentielles. La preuve par A+ ???

La paperasse scolaire
Que tu sois post-bac ou post-BTS (tiens, comme moi), l’arrivée du printemps est synonyme de dossiers de candidature. Quand tu regardes la liste des documents à fournir, tu restes dubitative : extrait d’acte de naissance ou du livret de famille + carte d’identité (au cas où, hein). Tu t’arraches les cheveux devant le placard à "documents importants-à-ne-surtout-pas-jeter-à-conserver" de maman, en te demandant "mais POUR-QUOI ?" Tu es excédée, l’imprimante aussi, et tu es à deux doigts de faire un remake de la vidéo ou le chat tabasse l’imprimante.

Le home sweet home
Une fois que tu as réglé ça, il faut te trouver un petit nid douillet bien à toi, pour éviter le risque de finir telle une Tanguette, 30 ans, toujours dans ta chambre au papier peint douteux. Là aussi, c’est le casse tête : entre ceux qui te proposent une cave pour 100 0€ par mois, les quartiers étranges où il n’y a RIEN à proximité à part ton école, difficile de faire un choix. Le coin rêvé ? Un quartier où il y aurait ton école, un tabac (vilaines esclaves tabagiques), un endroit pas trop cher pour faire tes courses, un métro ou un bus. Et tu te retrouves au final avec ton école, un PTT plein de beaufs puant le pastis, une supérette où ton super sandwich maison beurre de cacahuètes/confiture te revient à l’équivalent du PIB de la Somalie.

L’uniforme estival
Une fois toutes ces formalités administratives réglées, place à de vraies activités de nana : on balance tout l’uniforme d’Inuit et on dégaine les robes liberty que nous chérissons tant. Mais quand tu fais le tri dans ton placard, tu te demandes deux choses :
> Primo, ce que tu as bien pu te mettre l’an dernier
> Secundo, COMMENT tu as pu mettre ça. Pas le choix, il faut faire le plein.

Tu as déjà fait ta liste : combinaison liberty, sandales compensées en cordes, robe blanche virginale… Bref. Tu fais tes essayages et là, tu commences à te poser des questions. Le blanc ça grossit, le liberty ça va pas avec tout, ces sandales sont cools mais si tu les prends en orange, tu pourrais pas mettre ton vernis orange, alors que c’est joli le vernis orange sur les pieds… L’apocalypse vestimentaire quoi.

Au final, tu finis par prendre le truc le plus basique du monde car sur la plage, ce qui compte c’est le maillot. Parlons-en. On file dans une autre boutique, où tu prends 10 maillots à essayer (bah oui et ?). Dans un premier temps, tu flippes à cause de la blancheur de tes jambes (aspect cadavérique je précise) et tu commences à regretter (un peu) de t’être empiffrée tout l’hiver sous prétexte que tu avais le temps de ralentir ta consommation effrénée de Pringles. Le choix du maillot est crucial : il doit mettre en valeur TOUS tes atouts, et camoufler ce à quoi tu mettrais un petit coup de Photoshop à vie. Le tout, sans faire racoleur ou grenouille (ou les deux). Mais la perfection, ça n’existe pas…

Le job d’été
Pour amortir ce renouvellement de garde robe, il va falloir trouver un job d’été aussi ! Et malheureusement, tout n’est pas aussi cool que de travailler chez Paulette (enfin, je suppose, hein !). Ecrire une lettre de motivation devient un véritable défi stylistique et une prouesse du bluff écrit. Avouez qu’il est difficile de faire croire que vous avez a-do-ré baigner dans la friture ou essuyer des gamins mangeant des yaourts aux fruits… Mais tu les aimes tellement tes vêtements que tu es prête à les amortir à la sueur de ton front (quand tu ne te demandes pas pourquoi tu les as achetés et jamais mis).

Ah l’été, et son lot de petits tracas… Mais après tout, nous sommes libres et en vacances, non ?
Comme dirait Lily Allen, "Sun is in the sky, oh why, oh why, would I wanna be anywhere else ?"

CamilleM.
CamilleMdelirien.blogspot.com

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