ROCK EN SEINE, UNE PLUIE DE TALENTS


La 11ème édition de Rock en Seine s’est achevée hier, après 3 jours de pure folie et plus de 50 concerts auxquels ont
pu assister 118 000 personnes ! Un record de fréquentation qui mérite d’être salué compte tenu des pluies diluviennes qui se sont abattues sur les pelouses du Domaine national de Saint-Cloud ce week-end. A croire que les festivaliers se sont habitués aux pogos boueux…

 

 >Jour 1 : Franz Ferdinand, retour triomphal
 
Seul jour de météo clémente, le vendredi a permis aux festivalières de sortir leurs poom poom shorts, crop top et autres couronnes de fleurs. Un look belle des champs idéal pour le concert pop des Ecossais de Belle and Sebastian et le show des petits jeunots de Tame Impala puisque le chanteur, pieds nus, et ses compères aussi décontractés que lui, nous ont offert un concert à la cool, version transe psychédélique.
 

Pour le concert d’Alt-J, changement d’ambiance. Le quatuor originaire de Leeds, porté par la voix suave de Joe Newman, a envouté le public. Mais le clou de ce premier jour reste le concert de Franz Ferdinand, de retour avec un nouvel album (voir notre interview du groupe). Les Ecossais ont la pèche et enchainent vieux tubes et nouveaux titres sans temps mort pendant 1h30.


 Difficile ensuite de choisir entre Alex Hepburn, qui s’était produite lors de notre soirée rétro organisée à Cannes, et le rappeur Kendrick Lamar. Du coup, on a assisté à la moitié des deux concerts et verdict, la voix rauque et soul d’Alex Hepburn l’ont emporté sur le show de l’Américain aux multiples récompenses, qui a malheureusement du se débattre avec la technique… Ce n’est que partie remise Kendrick !

Le temps de faire la queue pour une dernière bière et hop,  direction!!! (chk chk chk) qui nous ont bien fait transpirer, et éliminer les toxines par la même occasion ! Il faisait tellement chaud qu’on a cru à un moment que notre voisin de foule aller poser son pantalon, à l’instar du chanteur qui a assuré le show en boxer…
 
>Jour 2 : Phoenix, en haut de l’affiche

 
Le soleil n’est pas au rendez-vous et pourtant, en ce deuxième jour de festival, le groupe La Femme s’offre une session "sport nautique" en surfant littéralement sur la vague des festivaliers au son de leur tube "Sur la planche".
 
 
Mais pas le temps de s’attarder, direction le concert du groupe de rock californien Black Rebel Motorcycle Club. Du rock brut et engagé qui vivifie la foule ! Et une fois le concert des BRMC fini, direction celui de l’Allemand Patrice qui présente les titres de son nouvel album, The Rising of the son. Le chanteur de reggae soul met l’ambiance dès le début du concert et fait danser le public au son de ses tubes, dont Soulstorm, repris en chœur par la foule.

 

Puis, c’est au tour du Français Vitalic VTLZR, aka Pascal Arbez, de nous faire danser avec ses remix et de nous en mettre plein les yeux avec un épatant jeu de lumière ! Et bonne nouvelle, vous pouvez revoir le live ici .
 
Enfin, direction la Grande Scène pour le live tant attendu des Versaillais de Phoenix. Après Coachella aux Etats-Unis puis les Eurockéennes et les Vielles Charrues en France, le groupe s’est enfin produit à Rock en Seine pour un live acclamé. Après une entrée au son du clavecin, le groupe a enchainé vieux (Lisztomania,  Run, run run, If I ever feel better…) et nouveaux tubes, comme Entertainment et Trying to be cool. De retour à la "maison", entre deux morceaux, Thomas Mars n’a pas manqué de remercier son public avant de prendre la température de plus près.


Et parce qu’on les a interviewés plusieurs fois (voir nos interviews ici et ici) mais encore jamais vus sur scène, il fallait faire un détour par le concert du collectif Fauve avant de clôturer ce jour 2. Le temps de traverser l’étendue du Domaine de Saint Cloud (c’est long….) on arrive pour les dernières chansons, Nuits fauves et Kane, bouquet final où tous les membres se rejoignent sur scène pour une sorte de réjouissance collégiale. Il a beau pleuvoir à grosses gouttes, le public est absorbé par le spectacle et se déhanche une dernière fois avant que la lumière ne s’éteigne. Avant de partir, le chanteur assène un "Nique sa mère la pluie". Les fans sont conquis.
 

>Jour 3 : Major Lazer invite Stromae sur scène
Pour le dernier tour de piste, on commence avec nos chouchous MS MR qu’on n’aurait loupé pour rien au monde. Déjà parce qu’on les adore, et surtout parce qu’on voulait voir de quelle couleur allaient être les cheveux de la chanteuse. Réponse : ils sont verts, majoritairement. Mais aussi un peu orange. Et rose, par endroit. Un perroquet des îles en somme, histoire de faire un pied de nez à la pluie qui s’abat sur la scène de la Pression live (Kronenbourg).



 Armées de nos k-way et parapluies, on se dirige ensuite vers le live d’Is Tropical. Peu d’entrain, des temps morts, bref, on est déçus. Du coup, on décide de s’ambiancer avec Skip the Use (les pogos, tout ça, tout ça) et de rejoindre la Grande Scène en feu pour le live des italiens de Bloody Betroots. Munis de leurs traditionnels masques "araignées", ils électrisent le public à coup de solo de batteries, beats endiablés et invitent même Mat Bastard sur scène, le chanteur de Skip the Use, pour les accompagner sur leur tube Warp 1.9. 

 
 A la fin du show, direction le live de Major Lazer, un des temps forts de cette 11ème édition. La foule est déchainée. Le groupe enchaine les remix et les bootyshakes sous des pluies de confettis. Au milieu du concert, alors que l’ambiance est à son comble, 10 festivalières sont choisies dans le public pour venir danser sur scène. Evidemment, les filles se lâchent et donnent tout, pour le plus grand bonheur du public. Les danseuses professionnelles assurent également le spectacle à coups de twerk et autres danses lancinantes. Deux d’entre elles vont même offrir une lap dance à un festivalier. Puis, surprise de taille, le groupe invite le chanteur Stromae à les rejoindre sur scène pour interpréter le tube Papaoutai. Un vent de délire souffle sur la foule euphorique qui reprend le morceau en chœur.


 Electrisés, on assiste pour finir au concert d’un des groupes les pus attendus qui clôture le Festival : System of a down. Ici, pas de bootyshake mais des riffs de guitare lourds et des pogos en pagaille. Rock and rooooooooooll !


 

A l’an prochain Rock en Seine !
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