ROCK EN SEINE, 3 JOURS DE PURE FOLIE

Photos, Julie Hardiagon pour Paulette 

Pour sa première édition, Rock en Seine avait accueilli 22 000 spectateurs. 10 ans plus tard, ils explosent le compteur avec, cette année, une fréquentation record de 110 000 spectateurs. On y était, on vous raconte tout !



> Jour 1 : Miike Snow et C2C déchirent tout !

On débute les festivités avec la talentueuse Owlle, une jolie pépite que vous retrouverez bientôt en interview sur le site. On ne vous en dit donc pas plus, si ce n’est qu’elle nous a scotchées avec sa voix troublante et son tube Ticky Ticky.


 

Ensuite on a rendez-vous avec la toute jeune Grimes qui, sur scène, se livre à un spectacle assez étrange. Toute petite, derrière son synthé, elle a l’air d’une souris apeurée mais parait à la fois très sûre d’elle et de l’effet hypnotisant de ses beats Rn’b mélangés à l’électro sur son public. Et effectivement, la foule semble complètement scotchée, voire défoncée, en fait, à l’image du danseur qui accompagne la canadienne sur scène…

 
 

Détour par la scène où se produisent The Asteroids Galaxy Tour (rappelez-vous, on avait réalisé un karaoké avec eux) pour vibrer au son de Heart Attack avant de voir Dionoysos. La claque. Mathias Malzieu a assuré le show avec ses musiciens et ses jolies choristes qui dansent le "Bird’n’roll" à la perfection. Clou du spectacle ? Son slam géant dans le public jusqu’à la régie, qu’il n’a pas hésité à escalader.

 
21h, on écoute rapidement Sigur Ros et Placebo avant de filer pour voir le trio suédois Miike Snow. Prostrées au premier rang, on perd tout contrôle et on se lâche complètement, séduites par l’énergie (et la sexyness surtout) du groupe. Sur leur tube Animal, le sens commun nous échappe et on donne tout !

 
On finit en beauté avec C2C (retrouvez leur interview ici) et leur scénographie à couper le souffle. On a Down the Road dans la tête pour toute la nuit et c’est tout ce qu’on voulait !
 
> Jour 2 : Noel Gallagher, come back réussi

Pour fêter ses 10 ans en beauté, Rock en Seine n’a pas misé que sur la musique mais aussi a sur le rock’n’roll circus. Un rendez-vous de personnages étranges dignes du Horror Picture Show animé entre autre par Georges Christen, l’homme le plus fort du monde, le freaky fakir Jean-Pierre Francky et de son assistante Alice, à mi chemin entre une GILF et une Vamp, on n’a pas su trancher. Au programme également, rodéo, voltige et autres spectacles de magie… Notre début d’après midi ne pouvait pas mieux commencer !

Après avoir interviewé Of Monsters and men pour la sortie de leur premier album (à retrouver prochainement sur le site), direction Granville, les petits normands qui avaient assuré le show lors de notre soirée au Wanderlust, et Hyphen Hyphen, déchainés ! Les Rémois de Bewitched Hands assuraient également le spectacle mais Nono nous a appellé !


 

Rappelez-vous, c’était il y a 3 ans. Les frères Gallagher se séparaient à Rock en Seine et on disait au revoir à Oasis. En 2012, Noel Gallagher fait son grand retour, pour notre plus grand bonheur. A 45 ans, il n’a pas pris une ride et ses nouveaux morceaux, issus de son album, Noel Gallagher’s High Flying Birds, ravissent la foule du domaine National de Saint Cloud. Bon, la meilleure chanson reste quand même If I had a gun, aux airs de Wonderwall, et on ne s’est pas fait prier pour la chanter haut et fort !
 

On finit la soirée avec Ed Sheeran (qu’on a eu la chance de rencontrer, on vous en dit plus bientôt) et The Black Keys. Pour le coup, je vous conseille de lire l’article très complet du Huffington Post qui résume très bien les choses.

 
> Jour 3 : Green Day, une sacrée leçon de rock

Direction le concert de Kimbra, jeune chanteuse néo-zélandaise -célèbre pour son duo avec Gotye sur Somebody I used to know- que vous retrouverez bientôt en interview sur le site ! La pop star envoie du lourd et ne laisse rien au hasard, sa tenue comme ses chansons sont étudiées pour charmer le public, qui se laisse agréablement faire…  
 

Après une petite session de street style, le rendez-vous est pris avec les anglais Passion Pit et son leader survolté Michael Angelakos, en pleine promo de leur nouvel album Gossamer. La foule, en sueur –comme le chanteur- est conquise. Et nous aussi !


 

Passage rapide vers le concert où jouent The Dandy Wharols car il ne faut pas louper LA surprise de cette dixième édition : un concert des dix groupes qui ont marqué l’Avant-scène du Festival reprenant des standards des dix dernières années avec, en fil conducteur, les Airnadette. Si on a été épatées par la reprise de That’s not my name par Gush, de Seven Nation Army par Molécule et la fougue de Stuck in the sound sur One Armed Scissor, le plus gros coup de cœur revient aux Birdy Hunt qui ont clôturé les festivités en apothéose avec une reprise de Hey Ya ! d’Outcast, rejoint ensuite par toute la bande dans un joyeux bordel organisé ! Voyez plutôt

A côté de ces jeunes talents, on trouverait presque lisse la prestation de Foster the People, qu’on attendait pourtant avec impatience. Mais ça, c’était avant que les Américains n’entament leur tubes Houdini et Pumped Kicks et finissent leur prestation par une explosion de confettis dans le public. Classe !
 

Et pour terminer cette 10ème édition, direction laGrande Scène avec le concert de Green Day. Le chanteur Billy Joe Armstrong et ses musiciens ont littéralement mis le feu aux 40 000 spectateurs venus les applaudir (un feu de Bengale ayant effectivement fait son apparition dans la foule). Avec ses nombreuses facéties (et vas y que je t’asperge le public avec un tuyau d’arrosage, que je me déguise avec un boa, que je fais monter des fans sur scène, que je déroule des rouleaux de papier toilettes dans les airs, que je balance des tee-shirts dans la fosse avec un lance-roquettes), le trublion a assuré le show sans aucun temps mort. 2h30 de folie furieuse.

Il faut dire que le répertoire du groupe n’est presque composé que de tubes et que le public prenait un malin plaisir à s’égosiller sur les refrains (nous les premières). Sans compter les reprises étonnantes de Highway to hell d’AC/DC et de Hey Jude des Beattles. Mais ce qui a surtout marqué ce concert -disons le franchement- ce sont les larmes de joie des fans du premier rang, submergés par l’émotion d’assister à une cette prestation inoubliable… Et oui, certains ne s’en remettront sans doute jamais.
 
 

 

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