REPORT : FESTIVAL BEAUREGARD

La prog’ du festival Beauregard était tellement alléchante que Paulette n’a pas résisté à la tentation de s’y installer pour trois jours du 3 au 6 juillet 2014. Retour sur les concerts qui nous ont fait vibrer.
 
C’est sous un ciel grisonnant que les premiers groupes se sont installés, nous faisant alors craindre le pire pour le reste de ce week-end passé au château de Beauregard. C’est l’amertume encore un peu dans le cœur que les festivaliers sont arrivés le vendredi. On sentait bien l’envie d’oublier la défaite de la France en quarts de finale, mais quelques drapeaux français flottaient encore par-ci par-là quand les concerts ont commencé.
 
Mais d’emblée, le sourire discret de la belle Hannah Reid a mis du baume au cœur à tout le festival. Le groupe London Grammar a orchestré un set plein de pop transcendante, jouant les hymnes doux et profonds qui les caractérisent si bien. (lire notre interview)
 

 
Et puis la soirée a vraiment commencé, on a bu quelques bières en se reposant sur l’herbe, en mode Paulette décontractée !
 
 
Assis sur l’herbe du parc du château, face aux écrans géants installés pour l’occasion, les tubes pop comme Call Me ou Heart of Glass sonnent comme des souvenirs. Le spectacle de Blondie se débattant avec ses chansons, un peu usée par le temps, n’est pas franchement agréable.
 
 
Tout le monde est allé danser le MIA avec le groupe IAM, toujours aussi énergique et entraînant. Beauregard s’ambiance pour la nuit.
 
Le show électro de Disclosure met tout le monde d’accord : batterie électro, beats efficaces, samples à réveiller les morts… C’est un grand moment à Beauregard. Les deux frères génies parlent à la foule et accomplissent leur mission : emmener tous les festivaliers dans une autre dimension et les faire se déhancher. Mention spéciale pour la fine pluie qui s’est invitée à la fête et a rendu le set encore plus hot !
 

Photo : Franck Allio
 
Le lendemain matin, c’est encore avec Latch et When a Fire Starts To Burn dans les oreilles qu’on s’est réveillés et qu’on est retournés sur le site.
 
À 15h30, c’est avec le groupe bas-normand Samba De La Muerte que la fête reprend. L’identité du groupe recouvre un spectre d’influences tellement large qu’elle en est rendue unique. L’harmonie des voix des quatre garçons bercent les festivaliers tandis que les chansons les plus rock font danser le public encore rare, en début d’après midi. La bonne humeur se réveille à Beauregard ! Croisés à l’espace presse, ils acceptent de poser pour Paulette et promettent une interview pour bientôt.
 
 
Mark Foster, le leader de Foster the People pose avec l’emblème de Paulette, tout va bien, pour l’instant il fait beau.
 
 
Les bénévoles aussi sont de bonne humeur : avec vue sur la scène, ce n’est sans doute pas le poste le plus embêtant. Petite pensée pour les bénévoles du parking et ceux qui nettoient les toilettes…
 
 
Néanmoins, le temps change vite, et le live de Foster the People prend des allures de déluge. Les chansons, toutes connues, toutes propices à danser, résonnent et on se met dans l’ambiance sous la pluie : ça fonctionne. Mark Foster semble kiffer, et nous aussi. Une festivalière profite du concert sous les bonnes vieilles trombes d’eau normandes, tout en accord avec le Paulette Tropicool actuellement en kiosque.
 
 
Vêtus de k-way et autres vêtements imperméables, les spectateurs déclarent leur amour à John Beauregard, le symbole incarnant le festival. L’eau ce n’est pas grave, il faut profiter des concerts
 
 
La soirée se poursuit ainsi, emmenée par la transe de Portishead. Beauregard est en apesanteur tandis que Beth Gibbons chante la magnifique « Give me a reason to love you ». Le silence est admiratif, on est séduit par la beauté de cette chanson.
 
La prestation de Fauve ravira les adolescentes ayant peinturluré leurs joues du signe « égal barré », maintenant bien connu de tous et emblématique du groupe. Mais à nous aussi, cela nous a bien plu, puisque ce concert témoigne des progrès effectués par le collectif. Le live est mieux maîtrisé, le chanteur mange moins ses mots.
 
Le set de Gesaffelstein conclut la soirée. Le set est toujours très bien calibré, lourd et dense. L’as de l’électro mixe sur son autel de marbre, et encore une fois la soirée s’achève en beauté !
 
Le dimanche commence tranquillement. Le site s’est refait une beauté, de la paille a été mise un peu partout pour éviter des allures de Glastonbury. À Beauregard, on fait attention à ne pas trop salir les bottes des festivaliers !
 
 
Le californien Seasick Steeve, un papi jouant de la guitare, met une ambiance de folie sur le site. Il boit son vin rouge à la bouteille, joue du blues et fait applaudir tout le monde. Vêtu de sa salopette et coiffé de sa casquette John Deere, il se balade après le concert il est possible de l’apercevoir allongé sur l’herbe, bercé par la musique d’Agnès Obel, sa longue barbe blanche reposant tranquillement sur son torse.
 
Un groupe de festivalières anglaises profite également du soleil, installées sur des tapis, auprès du château.
 
 
Le groupe Breton prend le relais. On croise le chanteur Roman en conférence de presse. Il explique, dans un français parfait, qu’il est très heureux de jouer à Beauregard.
 
 
Mais le live du groupe ne tient que moyennement ses promesses : il semble surjoué. Les différents membres du groupe n’ont pas l’air en harmonie. Néanmoins, en bons professionnels, le tout est réalisé à la perfection, il manque seulement un peu d’émotion.
 
 
Le bouquet final de ce festival, c’est le set de Damon Albarn. On en attendait beaucoup et on n’a pas été déçus ! L’anglais a un charisme fou, chante parfaitement. Il danse sur scène, s’amuse, navigue entre son piano, sa guitare et son melodica. Le leader de Blur et Gorillaz assure. Son album soloEveryda y Robots est parfait. Clint Eastwood et Out of Time sont autant de moments de grâce, accompagnés par le soleil se couchant sur le festival.
 
 
C’est ainsi qu’un beau week-end se termine. Une chose est sure, on aura plaisir à y retourner.
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