RENCONTRE : THE PAINS OF BEING PURE AT HEART

Photos, Lorea Marchand pour Paulette

Des explosions de guitares électriques de "Belong" à la somptueuse et parfaite dance pop synthétique de "The Body", en passant par les chœurs célestes de "Even in Dreams", le deuxième album de TPOBPAH exprime les multiples possibilités qu’offre la pop new-yorkaise. Rencontre euphorique avec Kip Berman, leader d’un des groupes les plus prometteurs de ces dernières années.

 
Paulette : Peux-tu nous raconter ta carrière en quelques mots ?

Kip : Alex (bassiste) et moi sommes amis depuis quelques temps. On vit à Brooklyn et on a décidé de former un groupe quand on a dû jouer il y a 5 ans pour la fête d’anniversaire de Peggy, notre claviériste. On a commencé à jouer ici et là, à NYC, et à tourner un peu les deux premières années.
On a ensuite enregistré notre premier EP à la maison et on a sorti en 2009 notre premier album éponyme sur le label indépendant américain Slumberland. On a commencé à jouer à l’international et on a été très bien reçus par les faiseurs de tendances culturelles tels que le New York Times, Pitchfork, Stereogum et NME. On ne s’y attendait pas du tout, ça me paraît tellement irréel, pourtant, je suis bel et bien à Paris en ce moment !



The Pains Of Being Pure At Heart, c’est pas un peu long comme nom ?

C’était le titre d’une nouvelle écrite par un ami. Je trouvais ce titre très beau, évocateur et en même temps ridicule. Un merveilleux symbole de ce à  quoi notre musique devait ressembler.
 
Tu dis souvent que l’on reconnaît les bonnes ou les mauvaises chansons durant les 20 premières secondes. As-tu un exemple de bonne chanson ?
Il y a une chanson tellement incroyable faite par un groupe anglais des 80’s qui s’appelle Bad Dream Fancy Dress, c’est "Choirboys Gas". C’est instantanément attachant.
 
Est-ce que vos chansons sont inspirées de faits réels ?
En général, oui. C’est toujours des récits qui collent à la réalité. Des gens que je connais, des histoires que j’ai pu vivre… Parfois deux histoires s’assemblent. Les noms des personnes concernées sont modifiés pour ne pas leur porter atteinte ! (Rires.)
 

Quel est ton instrument favori ?
J’adore le clavecin ! Je ne sais pas en jouer mais j’adore les groupes qui jouent du clavecin. Les Kinks par exemple. Je ne sais même pas jouer du piano. J’adore jouer de la guitare, parce que c’est le seul instrument que je pratique en fait !
 
Est-ce que la musique est un job rentable ?
Emotionnellement ? (Rires.) Je me dis que tous les jours des gens vont au travail et n’aiment pas ce qu’ils font. J’ai la chance de faire ce que j’aime le plus au monde. C’est une récompense. J’espère qu’on fera de la musique toute notre vie. Rien que le fait d’exister et de continuer à exister est déjà énorme.
 

Que penses-tu de la combinaison musique & internet ?

J’adore la musique et internet ! Je pense qu’internet est un justicier. Pour tous les groupes marginaux signés sur des petits labels des époques antérieures qui n’ont pas pu booker des concerts ou des tournées parce que personne ne connaissait leur musique.
Avec internet, les jeunes peuvent adorer MGMT ou googliser "Dan Treacy" et se rendre compte que Television Personalities est leur groupe préféré… Les gens peuvent désormais vivre en dehors de leur propre univers physique. C’est une machine à remonter le temps. C’est trop cool. Moi j’adore les groupes écossais de 1984. Tu n’es pas forcément obligé d’écouter les chansons qui passent à la radio maintenant. Enfin, ça dépend.
 
Parle-moi du Travel Pussy.
C’est une blague de Peggy (claviers). Parfois, dans les stations service, il y a des machines qui vendent des capotes, et d’autres objets utiles pour le "sexe pas cher". Je ne sais pas vraiment ce que c’est mais Peggy en a fait une vidéo. Je n’étais pas là quand cela s’est passé et quand j’ai vu la vidéo sur Internet, je me suis demandé ce qui était arrivé ! (Rires.)
 

"JE SUIS HEUREUX QUE MES PARENTS NE SOIENT PAS BEYONCÉ ET JAY-Z"
Tu disais dans une interview que votre musique appartenait à la mouvance pop, comme celle de Beyoncé ou Jay Z, et que tu étais déçu qu’on n’y fasse pas assez référence. Que penses-tu du nom de leur fille : Blue Ivy ?
J’admire énormément Beyoncé. Je pense qu’elle a beaucoup de talent. Etre à ce niveau d’accomplissement musical et personnel, c’est juste incroyable et ça force le respect. Arriver à créer de la musique comme elle le fait, qui rassemble autant de gens autour d’elle, c’est être une vraie pop star. 
Jay-Z et elle feront de très bons parents. Je n’envie pas leur fille pour autant. Je suis heureux que ma mère ne soit pas Beyoncé et que mon père ne soit pas Jay-Z. (Rires.) Parce que si ça avait été le cas, j’aurais eu une vie vraiment différente… Peut-être que j’aurais eu ma  propre ligne de vêtements que j’aurais moi-même créée à 3 ans !
 
Une dédicace à Paulette ?
Paulette, tu es étonnante et j’aimerais apprendre à mieux te connaître mais j’ai une petite amie. Ne sois pas déçue, je préfère être honnête.
 
THE PAINS OF BEING PURE AT HEART :: BELONG
Pias
 
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