RENCONTRE : SALLIE FORD & THE SOUND OUTSIDE

Photo,Unique Agency pour Paulette 

Quand on écoute Dirty Radio, le premier album de Sallie Ford & The Sound Outside, on plonge dans l’Amérique des années 50, celle du jukebox, des Chevrolet et des milkshakes à la vanille.
 
Assurément Rockabilly, le groupe oscille entre jazz, blues et rock and roll. Leur musique entraînante est un remède efficace contre la morosité automnale, foi de Paulette !
 
Paulette : Peux-tu me raconter l’histoire de ton groupe ?
Sallie : En 2006 j’ai voyagé en Europe et, en rentrant aux États-Unis, j’ai quitté la Caroline du Nord pour emménager dans l’Oregon, à Portland. Là-bas, j’ai commencé à écrire mes propres chansons et à jouer dans des cafés, toute seule. Je voulais vraiment faire partie d’un groupe mais je ne trouvais personne… Et puis un jour, deux de mes amis ont quitté l’Alaska pour venir habiter à Portland – il faut dire que l’Alaska c’est vraiment déprimant, il faut beaucoup trop froid là-bas. Tous les deux avaient déjà un groupe avec une fille mais… 
 
Mais quand ils t’ont vue ils l’ont lâchée pour toi, c’est ça ?
Dit comme ça, ça paraît horrible mais oui, c’est ce qui s’est passé ! Pour me déculpabiliser, disons que la fille était très occupée, elle avait un boulot, elle était mariée, avec des enfants… Pas disponible du tout alors que moi, je l’étais ! (Rires.)
 
Et le quatrième membre du groupe, comment l’avez-vous rencontré ?
Je l’ai croisé dans la rue, il jouait de la guitare en faisant la manche et j’ai trouvé qu’il était vraiment très bon. Il a fait un essai avec nous et bingo, en 2007, le groupe était né !
 
« ON VEUT VRAIMENT SOULEVER LES FOULES,
FAUT QUE CA SWINGUE ! »
 
Vous avez enregistré des EP et aujourd’hui sort votre premier album, Dirty Radio. Ça a pris du temps mais vous y êtes finalement arrivés !
Oui, finalement ! C’est assez difficile de se coordonner, chacun écrit ses propres paroles et il faut mettre tout ça ensemble pour qu’il y ait une certaine cohésion. Cette fois on a pris de l’avance, on s’est déjà mis d’accord sur le prochain album, il y aura davantage de mélodies qui bougent, on veut vraiment soulever les foules, que ça swingue !
 
Peux-tu expliquer pourquoi les paroles du morceau « I swear » sont si critiques envers la musique actuelle. « Quand j’allume la radio ça sonne tout pareil, qu’est ce que ces gens ont fait à la musique ? On dirait qu’ils s’en foutent ! »
Je déteste les chansons avec de l’auto tune et des voix digitales qui ressemblent à celles d’un robot ! J’aime la musique actuelle mais seulement quand elle est vraie et honnête comme le font très bien des groupes comme Cocorosie, Fiona Apple ou Cat Power.
Je suis aussi très contente quand Arcade Fire, qui fait de la musique actuelle, remporte une récompense aux Grammy Awards. Simplement, je ne comprends pas comment des Justin Bieber ou des Keisha puissent être autant écoutés à la radio !
 

« N’HESITEZ PAS A FAIRE DES MIXTAPES AUX GARCONS »

Ton look est à l’image de ta musique, très 50’s, tu le cultives ?
J’achète la majorité de mes vêtements en friperie ou dans des vide-dressing. De manière générale, je déteste dépenser beaucoup d’argent pour mes fringues donc les fripes c’est un bon moyen de concilier mon côté vintage et de ne pas suivre la mode comme un mouton de panurge !
 
Une dédicace aux Paulette ?
Ça peut paraître ringard mais, les filles, n’hésitez pas à faire des mixtapes aux garçons que vous convoitez ! Sur votre CD, je vous conseille d’ailleurs de mettre Danger, cette chanson fait toujours son petit effet !
 
SALLIE FORD & THE SOUND OUTSIDE
DIRTY RADIO
Fargo

Disponible depuis le 11 octobre
 
Concerts :
2-3/12: Festival les Transmusicales, Rennes 

7/02 : Le divan du Monde, Paris 

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