RENCONTRE AVEC LUCE

Photos, Pauline Darley pour Paulette assistée par Maxime Stange.

La gagnante de la Nouvelle Star sort aujourd’hui son premier album, comique et grivois à l’image de la jeune fille… Rencontre avec la Lily Allen française.

Pour parler de son album au titre provoc’ – Première phalange – il suffit de citer quelques uns des 15 titres qui le composent : Manger du Sable, La reine de Moules, J’me Fume, La Machine en duo avec Orelsan, Happée Coulée (chanson écrite par nos chouchous Cléa Vincent et Kim Giani  ici en Karaoké), La fessée, Mes Tongs (réalisée par Katerine)… Bref du beau monde, de la loufoquerie et de la nostalgie. On adore !

Paulette : Avant de participer à la Nouvelle Star tu voulais être comédienne, c’est bien ça ?
Luce : J’ai fait du théâtre au lycée, pendant un an. J’adorais ça mais mes parents refusaient absolument que je fasse une carrière artistique. Juste avant de faire la Nouvelle Star, j’ai passé le concours pour entrer en école d’infirmière, que j’ai eu. Et si j’ai gagné la Nouvelle Star, je pense justement que c’était grâce au théâtre.

Parle-nous de la Nouvelle Star, comment as-tu vécu cette émission ?
En y allant, j’étais en confiance car j’avais toujours la possibilité de retourner à mes études d’infirmière. La Nouvelle Star, je n’en avais jamais vraiment rêvé, je savais du tout où j’allais. À chaque émission, je chantais comme si c’était la dernière fois que je chantais. Je n’avais rien à perdre.

Ton meilleur souvenir ?
La fois où j’ai chanté Gigi l’Amoroso, ça m’a complètement dépassée. Je n’avais même plus l’impression d’être sur un plateau télé. C’était super fort. Après, à la sortie, je l’ai moins bien vécu…


Que s’est-il passé ?
On m’a craché dessus cet été, par exemple. Je suis quelqu’un d’assez zen en général, mais là… La télé rend les gens très agressifs, c’est hyper dur de revenir à la réalité après une telle expérience. On vit à l’hôtel, on va tous les jours au resto… Faut faire gaffe à pas rester perchée…

Comment t’es-tu attelée à la préparation de ton album, Première phalange ?
La première chose que j’ai demandé à mon directeur artistique, c’était des interludes pour y intégrer du théâtre justement. Comme sur l’album des Bratisla Boys, que j’adore. Je suis fan de Michaël Youn. D’ailleurs le mec qui m’a écrit La Fessée, Gérard Baste (des Svinkels, ndlr.), a coécrit Fous ta cagoule des Fatal Bazooka ! J’étais super contente !

Il y a aussi Philippe Katerine qui signe deux chansons, J’aime la pluie et Mes tongs.
Tout ça c’est très Katerine ! J’avais peur de travailler avec lui car je l’aime tellement que j’avais peur de ne faire que du Katerine. Mais j’ai réussi à avoir sa poésie, sa folie…

Sinon il y a aussi le rappeur Orelsan en duo sur La Machine…
Orel vient du rap et moi je suis fan. J’adore Fatal Bazooka, Eminem et le premier album de Doc Gyneco. Je voulais son côté provoc’, polémique. Ma tata était allée manifester contre lui, c’est pour te dire (Orelsan avait fait polémique il y a un an à propos de sa chanson Sale Pute, ndlr.) ! Pour moi il a été mal compris. On manque de second degré dans le rap, c’est dommage. J’adore la Saint Valentin ! Les gens n’ont pas saisi l’ironie, le personnage…


On compte aussi Mathieu Boogaerts, beaucoup plus classieux, qui signe également deux chansons.
Si cet album devait être le dernier, ça m’aurait fait chier de ne faire qu’un seul style. Boogaerts a ce côté plus racé, plus travaillé dans les textes. Au final, on a une palette hyper large.

On se rend compte de l’importance de ta famille sur cet album, et notamment ton papi et ta mamie…
Il ne me reste plus qu’une mamie, mamie Lucette. J’ai fait La Symphonie d’Alzheimer pour elle, qui souffre de cette maladie. Et l’interlude La Compote, c’est un clin d’œil à mon enfance, à la compote de mon papi.

Ça veut dire quoi Première phalange ?
Y a trois histoires. Première phalange, c’est d’abord l’empreinte, le doigt dans le cul et puis c’est une référence à Friends. L’épisode où Phoebe joue le rôle de Regina Phalange.

Un conseil sexo à Paulette ?
Enlevez votre dentier quand vous faites une… Ne le mets pas, je t’en prie (rires) !


Remerciements à l’hôtel Kube, Paris 18e, pour son accueil.


PREMIÈRE PHALANGE
Sony Music

Sortie le 20 juin

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