RENCONTRE AVEC BONAPARTE

Photographie, Antoine Chesnais pour Paulette.

 

Paulette était à la Maroquinerie le mois dernier pour le concert du Suisse complètement déjanté Bonaparte. Rencontre avec un dictateur déglingué.

Paulette : Comment se fait-il que la Suisse ait pu accoucher d’un mec comme toi ?
Tobias : Je ne sais pas je suis né là-bas, c’est arrivé. C’est vrai que c’est étrange d’avoir fait un groupe comme le mien, avec une telle énergie et un mélange de styles. On ne dirait pas que je suis Suisse ! Pour faire ce groupe, j’ai dû m’exiler. J’ai dû trouver un endroit où je pouvais rencontrer des gens, faire des concerts… Une ville comme Berlin est super, il y a toujours des choses à faire, des gens à rencontrer. En Suisse ça aurait été plus difficile… Maintenant, il me faut conquérir la France !

Comment trouves-tu le public français ?
Pendant les concerts, je trouve qu’ils ont parfois un balais dans le ***. Pourtant vous êtes un peuple sanguin, révolutionnaire ! Mais ça va venir, les gens vont bientôt comprendre qu’on est un groupe super !


Pourquoi Bonaparte ?
Je devais choisir un nom pour mon premier concert, en précisant sur le flyer que c’était la première et la dernière fois que je jouais sous ce nom. Mais finalement, je l’ai gardé.

Comment Bonaparte est-il passé d’un seul membre à tout un groupe ?
Au départ c’était moi, ma guitare, une petite voiture des années 60 et un laptop. Après, j’ai rencontré des gens, c’est devenu un projet collectif. L’année dernière, on a commencé à faire des tournées aux quatre coins du monde. Maintenant, on est une vraie famille qui vient de partout : États-Unis, Israël, Mexique, Suisse… C’est marrant, maintenant que je suis à Berlin, je fréquente beaucoup de Suisses…


 
Comment définirais-tu l’univers de ton 2e album, My Horse Likes You ?
C’est très difficile de définir ma musique. Quand je travaille sur un album, je suis à fond, je m’inspire de tout ce que j’ai sous la main sans me soucier de ce que les gens peuvent me dire. S’il y a une musique qui m’intéresse, je le fais, je l’intègre. Je fais partie de la scène electro berlinoise mais je suis également un guitariste, un song writer donc ça n’est pas évident.

Au moment du premier album, j’étais tout le temps fourré au Bar 25 , cet immense club techno où tu fais la fête 24h/24. Mon meilleur pote était le chef cuisto de l’endroit et je trainais avec toute une bande de musiciens, très gipsy, qui vivait dans des caravanes. Ça m’a beaucoup inspiré même si c’était assez juvénile. Pour le deuxième, j’ai mis plus de synthés,  je me suis entouré, j’ai vraiment pris conscience que je faisais un album. Pour le prochain, je veux qu’on retrouve toute cette énergie que l’on met sur scène.

À quoi ressemble un concert de Bonaparte ?
Tant pis pour ceux qui ne sont pas là ! Il faut venir, on a une énergie incroyable, c’est sensuel, c’est votre vie rêvée pendant 2h.


Un mot pour les Paulette ?
Si vous voulez remplacer votre Président appelez-moi, je viens tout de suite !

 

BONAPARTE :: MY HORSE LIKES YOU           

Staatsakt/Differ-ant

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