RENCONTRE : ALICE LEWIS


Si Alice a choisi Lewis comme nom de scène c’est en référence à Lewis Carroll, l’auteur d’Alice au pays des merveilles.

Un moyen de se rapprocher encore plus de cet univers féérique et onirique qu’elle maîtrise à la perfection notamment grâce à sa voix envoûtante et à sa créativité sans bornes.
 

Paulette : Quel est ton parcours ?
Alice Lewis : J’ai fait mes études à l’Ecole nationale Supérieure des Beaux Arts de Cergy. Arrivée en fin de cycle, la musique avait tellement pris le dessus sur le dessin que j’étais à deux doigts de me faire virer (rires). Sylvie Blocher, une de mes professeurs qui avait compris que j’étais une vraie mélomane, m’a alors conseillé de combiner mes deux passions. J’ai donc mélangé l’art contemporain et la musique lors des ateliers qu’on devait réaliser, puis je me suis mise à écrire mes premières chansons jusqu’à devenir complètement addict à la composition ! Aujourd’hui, je me suis lancée dans la musique mais je continue toujours à dessiner.
 

En octobre 2010 tu as sorti No one knows we’re here, un premier album qui nous transporte dans un monde imaginaire… Quelles ont été tes inspirations ? 
Je lis beaucoup, je puise la plupart de mes idées dans la littérature. Là par exemple je viens de finir  Bukowsky, en V.O car je suis bilingue, et j’ai adoré, je me suis vraiment marrée ! Je m’apprête maintenant à commencer les bouquins de Bret Easton Ellis et sinon, dans un genre complètement différent, j’apprécie la littérature romantique du 19ème siècle et l’écrivaine féministe Rachilde qui inversait le rapport des sexes dans ses ouvrages. 
 
Pour écrire le texte de tes chansons tu ne te sers donc que de la fiction ? 
Pas tout à fait. En fait je m’inspire de mon vécu, de mes banales histoires de mecs par exemple, et j’essaie de transcender tout ça et de le transformer en fiction. Je vais le dire en anglais, ce sera plus simple :  It doesn’t matter if what you say is real, what matters is that’s a good story. 
 
Tu as des origines anglaises ? 
J’ai grandi en Angleterre où j’étais dans une école bilingue. Ça m’a permis de rencontrer pleins de gens du monde entier et de m’ouvrir l’esprit sur les différentes cultures. Je pars d’ailleurs souvent à Shanghai et je continue d’écouter énormément de jazz et de musique anglo-saxonne.
 
Quels sont tes artistes favoris ? 
Kate Bush, John Coltrane, PJ Harvey, Ravel, Debussy… Il y en a tellement ! Et je vais aussi beaucoup sur les blogs de nerd passionnés de musique pour y dénicher des nouveautés. L’autre jour j’ai trouvé des musiques iraniennes des années 60 et de la funk de Sumatra… de vraies petites perles.
 

 
Comment définirais-tu ta musique ?
C’est de l’électro/synthé/pop avec un peu d’acoustique en plus, un truc assez planant de manière générale. J’ai même des amis qui ont réussi à calmer leurs deux petites filles très turbulentes en leur faisant écouter plusieurs de mes chansons (rires). 
 
Quels sont tes projets ? 
Je bosse sur des nouvelles compos pour le prochain album et je vais faire quelques concerts dans les mois à venir. 
 
Une dédicace à Paulette ?
Pour moi Paulette c’est forcément le camion fleuriste dans le Grand Blond, un très grand moment !

Ses coups de cœur
 
Stéphanie Coudert, créatrice qui s’inspire des années 1950 et qui a notamment réalisé les épaulettes à plumes qu’elle porte sur la pochette de l’album.
FareWell Poetry, un groupe de musique anglais pour qui elle a réalisé des illustrations, visibles sur leur site internet.
> Viva and the diva, Paris et Maestro, de supers groupes à découvrir !

ALICE LEWIS :: NO ONE KNOWS WE’RE
HERE
Naïve

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Concerts :
22/09 : Soirée Gonzai à la Java (Paris) avec
Limousine, Christophe Chassol et
Bertrand Burgalat
8/09 : Avec les Poni Hoax au Cabaret Sauvage 
(Paris) en première partie du groupe ESG 

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