REAL ESTATE : UN ÉTERNEL FEU DE JOIE


Real  Estate a sorti en autoproduction un premier album éponyme en 2009, déjà étonnamment consistant pour de la beach-pop lo-fi, qui leur a permis de signer chez Domino. Accompagné par le producteur Kevin McMahon (The Walkmen, Titus Andronicus), ils sortent un deuxième album, Days, plus propre et plus franc du collier que le précédent, tout en gardant un ton indie rock tie & dye désinvolte et enjoué.

La batterie à la Fleetwood Mac est soignée, les guitares sonnent comme celles de Television et on a l’impression que les musiciens flottent dans l’espace (Easy). Ils décrivent la vie idyllique d’une bande de jeunes provinciaux, à l’ombre de branches d’arbres laissant transparaître les rayons du soleil sur de verdoyantes allées. Les joyeux It’s real et Beach Comber  sont moins cotonneux que Out Of Tune  ou que l’automnal Green Aisles même si une distraite nostalgie nous envahit en les écoutant. Il n’y a pas de notes gâchées, tout se passe au bon endroit au bon moment.
 
Rencontre avec  les taciturnes Martin Courtney (chant-guitare), Matt Mondanile (guitare-chœurs) et Alex Bleeker (basse-chœurs) lors de leur récent passage en France.
 


 

Paulette : Quand avez-vous commencé à jouer de la musique ?
Martin : On devait avoir 12-13 ans quand on a commencé à jouer ensemble dans des petits groupes. On faisait du garage, punk, emo, rock.
 
Ça fait combien de temps que vous venez à Paris ?
Alex : C’est notre quatrième fois à Paris. On a joué à la Flèche d’Or, au Pitchfork Festival, au Motel pour un Dj set. On n’a malheureusement pas trop le temps de visiter. On n’a jamais vu la Tour Eiffel de près… On aimerait rester plus longtemps car cette ville a l’air sympa.
 
Vous avez quitté le New Jersey pour Brooklyn. Avez-vous des groupes à nous recommander ?
Matt : Il  y a une scène et à vrai dire, pas mal de groupes que l’on connaît viennent du New Jersey. Big Troubles, Family Portrait, Julian Lynch… On est tous potes et on va voir des concerts ensemble. On partage certaines scènes aussi.
 
 
Vous jouez dans d’autres formations. Matt tu as Ducktails et Alex tu as Alex Bleeker & The Freaks. N’est-ce pas difficile de jongler entre Real Estate et vos groupes secondaires ?
Matt : Vu qu’on est pas mal en tournée, je m’occupe de Ducktails quand j’ai un peu de temps. Je l’ai toujours sous le coude.  On a sorti 3 albums pour l’instant.
Alex: Mon groupe est une sorte de collectif un peu folk, un peu bourrin. On a sorti deux disques et on en prépare un pour cette année. C’est difficile de gérer les deux, puisqu’on manque de temps et qu’on n’est pas forcément au bon endroit au bon moment pour ça.
 
Selon vous, qu’est-ce qui rend une musique intemporelle ?
Martin : On ne sait pas vraiment si notre musique est intemporelle. Bien sûr, on se place dans un courant à la mode : la surf music tout ça. Mais on s’en fiche.
Alex : Certains courants musicaux comme la chillwave ou des revival de la musique des années 70 ne nous attirent pas. Pourtant ça marche mais on ne sait pas pour combien de temps.
Matt : On essaye juste de faire une musique honnête. On est honnête envers nous même et le public.
 
"ON ESSAIE DE FAIRE DE LA MUSIQUE HONNÊTE"
 
Récemment, quels ont été les concerts que vous avez le plus appréciés ?
Martin : Cass McCombs, The Rapture, Friends.
 
Quels sont vos projets pour 2012 ?
Alex : On va partir en tournée en Australie  et en Nouvelle Zélande. Il nous tarde ! Ca nous paraît très exotique. On va faire un tour aux USA et cet été on sera sur des festivals européens. Et après, on va se reposer un peu, faire une pause de quelques mois. On aimerait bien voir ce qui se passe en Amérique du Sud aussi.
 
La mini-playlist des Real Estate
 
Une dédicace à Paulette ?
On a vu le film d’horreur Phenomena dans le tourbus ce matin. Réalisé par Dario Argento. On dédie donc notre concert en France à Jennifer Connelly. (Rires)
 
THE REAL ESTATE :: DAYS
Domino

 
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