QUELLE PLACE ONT LES FEMMES DANS LE SPORT ET L’ENTREPRENEURIAT ?

C’est la question que se sont posées Lidl et la Fédération Française de Handball, lors d’un talk qui a eu lieu ce mercredi 15 décembre, dans le 16ème arrondissement de Paris.

Nodjialem Myaro, Béatrice Barbusse, Anne Broches et Chloé Henin
Nodjialem Myaro, Béatrice Barbusse, Anne Broches et Chloé Henin - © Lidl

Pourquoi se poser la question aujourd‘hui, dites-vous ? Ce talk a eu lieu à l’occasion du Championnat du Monde féminin de handball, qui s’est conclu hier sur une victoire des Norvégiennes contre nos Françaises, qui s’étaient pourtant bien défendues et sont aujourd’hui deuxième du championnat ! Le but ? Parler d’entrepreneuriat au féminin, et montrer son lien avec le sport. L’organisateur du talk, c’était Lidl, partenaire des équipes de France de handball féminine et masculine depuis 2016. Et celui-ci a eu lieu dans le cadre de leur programme interne Lidl’Her, imaginé en mars pour encourager le leadership au féminin. Au rendez-vous ? Un échange constructif entre Anne Broches, Directrice Exécutive des Ressources Humaines Lidl France, Béatrice Barbusse, Vice-Présidente déléguée de la Fédération Française de Handball et sociologue du sport et Nodjialem Myaro, championne du monde 2003 et présidente de la Ligue Féminine de handball. Tout ça, animé par Cléo Henin, fondatrice du podcast Championnes du monde. Et on a eu la chance d’y assister !

Affiche du talk
Affiche du talk - © Clémence Bouquerod

Le plafond de verre

Le constat est simple : peu importe dans quel milieu une femme évolue, elle grimpera les échelons beaucoup moins rapidement qu’un homme. C’est cette prise de conscience qui a poussé Lidl à agir en interne. En effet, selon l’index de l’égalité Femme/Homme, l’enseigne est classée deuxième dans le secteur de la distribution, à hauteur de 94 points sur 100. La raison de ces 6 points en moins ? Pas assez de femmes à la direction, où elles sont 2 sur 9. C’est là qu’entre en jeu Lidl’Her, initié par Anne Broches, qui vise à accompagner, former et inspirer des jeunes femmes. Elle nous en parle : « On veut casser les codes et montrer que tout est possible, surtout chez Lidl. Cela passe par une sensibilisation de tous les cadres dirigeants et par des actions concrètes auprès de tous les salariés ».

Anne Broches qui parle
Anne Broches - © Lidl

Ce blocage, c’est ce qu’on appelle « Le plafond de verre ». Et il est présent de partout. Selon Béatrice Barbusse, pour la saison 2020/2021, il n’y avait que 17% de femmes présidentes de fédérations sportives. « Plus on s’élève dans le niveau hiérarchique, moins on voit de femmes. Le plafond de verre dans le milieu sportif est extrêmement important. Et en même temps, comment voulez-vous que des femmes s’engagent dans un univers où, de fait, elles seront mal à l’aise ? Il y a des réflexions sexistes, voire plus… Il faut se donner les moyens de faire cesser tout ça », s’indigne-t-elle.

 

Pour donner un autre exemple, Nodjialem évoque la médiatisation des équipes sportives féminines, beaucoup moins mises en avant que les masculines – qui représentent 80% des pages de magazines. « On nous disait que c’était par manque de résultats. Mais maintenant, les résultats sont là, et la médiatisation n’a pas évolué. » Selon Béatrice, « ça n’a jamais été une question de résultats, c’est une question de sexisme et de patriarcat. » Et ce qui est vrai dans le sport l’est aussi dans le milieu de l’entreprise. Anne Broches ajoute : « Les études montrent qu’une entreprise avec une majorité de femmes est plus performante. Donc s’il y a moins de femmes dans les postes de direction, ce n’est pas une question de résultats, encore une fois. »

Nodjialem Myaro, Béatrice Barbusse et Anne Broches
Nodjialem Myaro, Béatrice Barbusse et Anne Broches - © Lidl

Des valeurs communes

Béatrice Barbusse précise cependant être fière des handballeuses, qui osent s’affirmer et s’engager. Et Nodjialem Myaro acquiesce. Ce qui était important pour elles deux, c’était de trouver un partenaire « avec les mêmes valeurs ». Et c’est le cas de Lidl, qui traite de manière égale l’équipe masculine et féminine et s’engage même avec les équipes régionales. « Ce qui compte beaucoup, c’est ce qu’on partage. Cela va dans le même sens et vers du progrès », ajoute Anne Broches. Si vous ouvrez l’œil, vous verrez qu’il est aujourd’hui impossible d’entrer dans un Lidl sans voir l’équipe de handball féminine affichée. Et l’année 2022 sera, elle aussi, forte en engagements et projets communs. Notamment avec un fond de dotation, qui sera lancé en janvier 2022 par la FFHandball, pour aller encore plus loin et développer davantage les sujets sociaux et solidaires… On a hâte de voir ça !

 

Et vous, ça se passe comment dans votre entourage professionnel et sportif ?

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