PAULETTE ET VANS RENCONTRENT TESSA B, CHANTEUSE ET DANSEUSE INSPIRANTE

Si mars 2021 nous rappelle le début d’une saga qu’on n’avait pas imaginé aussi longue et décevante il y a pile un an — la saison 8 de Game of Thrones nous semble subitement pas si mal après tout —, on aura au moins pu compter sur des héroïnes sans cape pour égayer ces derniers mois plutôt moroses. La chanteuse, danseuse et interprète Tessa B. fait partie de ces révélations dont la bonne humeur communicative sur les réseaux sociaux et le talent musical et artistique ont joliment animé nos soirées de confinement, puis de couvre-feu. Paulette et Vans partent à la rencontre de cette artiste solaire dont la passion pour la vie s’exprime à travers son art, de son premier EP « Dans ma tête » au court-métrage qui l’accompagne, sans oublier ses performances live endiablées pré saga Corona. D’ici quelques semaines, on la retrouvera sur scène. Promis, juré, craché ! Parole de Lannister.

Tessa B. - © Camille Hervé / @camilleherve
Tessa B. - © Camille Hervé

Quand les beaux jours de l’été se font attendre, rien de mieux que du bon son pour se booster et mieux patienter. Vans, la marque californienne de sneakers à la renommée mondiale, a toujours considéré la musique comme l’une de ses inspirations majeures. Pour se ressourcer et rêver plus loin, il faut s’entourer de nouveaux talents. C’est donc sans surprise que l’on découvre la superbe campagne de Vans en soutien à la créativité d’artistes de tous genres. Et parmi les jeunes coups de coeur de la marque, on rencontre Tessa B – une jeune femme débordant d’imagination et à la voix enivrante. La jeune chanteuse, que l’on avait découverte sur scène aux côtés de Synapson, Arigato Massaï ou encore Jabberwocky, se sert désormais de cette expérience scénique exceptionnelle pour construire sa carrière d’artiste solo. Après la sortie de plusieurs singles à succès, l’interprète a récemment partagé une reprise toute personnelle de « Tout Doucement », ballade épurée chantée par Bibi dans les années 80. Un peu nostalgique, parfois mélancolique, Tessa B. nous raconte son parcours fulgurant, partage ses inspirations de toujours et souligne l’importance d’être soutenue par une marque comme Vans en tant qu’ambassadrice de la sneaker Old Skool. Après un an de répèt dans sa salle de bain, Tessa B. est fin prête à piétiner de nouveau la scène pour faire le show. Et c’est parti !

Entretien

PK pour Paulette : Salut Tessa B. ! Pourrais-tu te présenter pour celleux qui ne te connaitraient pas déjà ?

Tessa B. : Hello Paulette. Je suis chanteuse, auteure, compositrice et interprète. Je suis très heureuse d’avoir sorti mon premier EP « Dans ma tête » en juillet dernier ! Il est accompagné d’un court-métrage dont je suis très fière et que j’aime profondément. C’est un film qui se compose de plusieurs tableaux qui racontent l’histoire de mon EP et qui met en avant ma personnalité, mon second degré et mes sentiments. Il a été réalisé par Tania Gotesman et Igor Gotesman. Big up à elleux ! Au-delà de tout ça, je suis quelqu’un qui aime la sensibilité, l’autodérision, rire, danser, jouer… En d’autres mots tout ce qui touche à la performance et aux émotions.

PK : Après une année 2020 qu’on définira sobrement comme « insolite » et un début d’année 2021 encore difficile, comment une artiste comme toi préserve-t-elle sa santé mentale ? Pour faire simple, comment ça va ?

TB : Sincèrement, les moments de bonheur à proprement parlé s’éveillent en moi quand je chante car je suis tout simplement dans le moment présent. Ce que j’aime c’est la vibration que je ressens en chantant. La vibration dans ma gorge, dans ma poitrine. C’est une sorte d’auto-hypnose — non, je n’exagère pas ! (rires) Alors pour répondre à ta question, je vais bien quand je chante ; mais on ne va pas se mentir, on a de quoi être pessimiste. En revanche, je me dis qu’il faut être des pessimistes intelligents en faisant face collectivement à la situation. J’adoucis un peu la vie avec mon art. En tout cas, c’est ce que me disent mes grands-mères. C’est déjà ça.

PK : Comment définirais-tu ta musique, cet art dont tu parles ? Qu’as-tu souhaité exprimer à travers ton tout premier EP « Dans ma tête », qui connait un franc succès ?

TB : Je fais de la pop musique avec à l’intérieur toutes les influences qui m’ont nourrie depuis 27 ans. À travers cet EP, j’ai mis de moi, évidemment, mais aussi des autres — c’est ce qui est trop beau dans la musique — notamment Benny Adam avec qui je l’ai réalisé. Ma rencontre avec lui a bouleversé mes croyances intimes. Je suis très reconnaissante d’avoir creusé ma musique avec lui et fière d’avoir suivi mon instinct. Pour ce premier mini-album, je n’ai pas cherché, en composant et en écrivant, à faire passer un message en particulier, mais j’y ai mis toute mon énergie, ma sensibilité, mes peurs, mon second degré, ma légèreté et mes constatations personnelles du quotidien.

PK : D’ailleurs, comment se déroule ton processus d’écriture et de création ? Tu t’inspires volontiers de tout ce qui t’entoure, c’est ça ?

TB : Je n’ai pas vraiment de règles ni de processus. Je peux composer des piano-voix, seule chez moi, ou bien créer une base de morceaux plus aboutie pour ensuite les partager avec les gens avec qui je travaille. Je peux aussi partir de 0 en studio et créer avec un.e compositeur.rice. C’est d’ailleurs ce que je fais en ce moment avec MKL, avec qui nous travaillons sur la suite. J’aime être guidée et être à l’écoute. Je suis en perpétuelle remise en question. Parfois trop. Mais, j’imagine que c’est nécessaire pour affiner sa musicalité et grandir avec. Sinon, je m’inspire de mon vécu. Je crois que c’est inévitable et inconscient. J’aime aussi que ce soit fictif parfois. J’adore me projeter dans d’autres vies, me mettre à la place des autres comme si je l’avais vécu et jouer des rôles.

Tessa B. - © OJOZ @ojoz
Tessa B. - © OJOZ

PK : Tu es très vite montée sur scène aux côtés d’artistes établis lors de tournées ou de grands festivals, te constituant un jeune parcours déjà fulgurant. En quoi ces expériences ont-t-elles été formatrices ?

TB :  J’ai tout appris sur scène. Sur la route avec Synapson et Jabberwocky, j’ai vécu un grand tourbillon joyeux et intense pendant lequel je me suis construite humainement, vocalement et physiquement. Ces expériences m’ont fait prendre conscience de la réalité du milieu musical que je ne connaissais pas du tout, des accidents de scène à la distance qu’il faut avoir avec tout. Certaines leçons restent plus dures à apprendre que d’autres (rires). Par dessus tout, j’ai réalisé très vite que c’était mon goal, que ça confirmait ma passion pour la musique, la scène, l’interprétation et le partage !

PK : Désormais en solo, tes performances live oscillent entre le piano-voix et les choré à l’Américaine assez physiques. Vis-tu la scène comme un moment d’expression de tous tes talents, chant, danse, interprétation, jeu d’actrice ?

TB : Oui ! La danse, le chant et le jeu ont toujours fait partie de moi et de ma vie. Pouvoir tout lier à ma façon c’est grisant. J’aime(rais) que mes concerts soient une véritable performance à tout point de vue. La beauté du live est sa nature instantanée. J’aimerais que les gens sortent de la salle de concert en ressentant de l’émerveillement, de la joie, de la nostalgie du moment déjà passé. Plus qu’un concert, je veux que ce soit un spectacle. Je vis les concerts — quand ça existait encore (rires) — comme la concrétisation de tout le travail fait en amont. Tout est rassemblé : ma musique, les instruments live, chanter en live, danser, les gens, les sourires, les cris, la liberté de performer, de se tromper et de partager. Ce sont mes moments préférés !

PK : Ça se voit en effet que tu aimes pleinement vivre les choses ! Sache qu’on a partagé de grands moments de fou rire grâce à toi en regardant tes stories sur Instagram. D’où te vient cette passion pour les imitations ? Du théâtre, que tu as pratiqué avant la musique ?

TB : Effectivement, j’ai eu la chance de faire 3 ans d’école de théâtre après des années scolaires difficiles pour moi. Depuis toute jeune — j’ai des vidéos pour le prouver — je suis complètement animée par la danse, le chant, les caméras, l’humour. Paradoxalement, j’étais très introvertie en public, j’avais très peu confiance en moi. Cependant, me mettre en scène derrière le caméscope de mes parents me permettait d’être complètement moi-même et d’oser m’exprimer — de manière très souvent absurde. Après le bac, le théâtre a confirmé mon désir absolu du jeu, de l’interprétation, du rapport à la scène.

PK : Et pendant toute cette adolescence introvertie extravertie, quels sont les artistes et les styles musicaux que tu écoutais en boucle ?

TB : D’abord, j’ai écouté les artistes que mes parents écoutaient beaucoup, Michael Jackson, Jamiroquai, Celine Dion, Pascal Obispo. Joli panel, non ? Puis, je me suis tournée vers Lorie — oui oui. Avant d’être complètement bouleversée par l’album « My Prerogative » de Britney Spears. Elle me passionnait. Tout comme Mariah Carey, Whitney Houston, Christina Aguilera ainsi qu’Etta James et Aretha Franklin un peu plus tard. Ces grandes voix féminines ont inconsciemment formé ma voix à force d’essayer de reproduire les même notes à la perfection. J’ai aussi beaucoup écouté Eminem, Busta Rhymes et Jay-Z dont j’admirais la technicité et la rapidité dans l’élocution. Les voix m’émerveillent tout simplement.

PK : Tu as récemment repris la chanson « Tout doucement » de Bibi, une chanson des années 80. Tessa B. est-elle une éternelle nostalgique ?

TB : Je m’autorise à ressentir la nostalgie lorsqu’elle appelle en moi des souvenirs positifs, mais j’ai, je crois, la capacité à l’ignorer lorsqu’elle dévie vers la mélancolie. Pour autant, ma reprise de « Tout doucement » a complètement convoqué une forme de tristesse et de mélancolie durant tout le processus artistique de la chanson jusqu’au clip. En octobre dernier — pas plus tôt, j’ai entendu la chanson comme je ne l’avais jamais entendue auparavant. Elle m’a retourné et a résonné en moi. Les paroles me semblaient si justes, claires et criantes de vérité que j’ai décidé de l’interpréter à ma façon.

Old Skool – © Vans

PK : Facette de ta personnalité qui fait joliment écho à ton statut d’ambassadrice de la sneaker emblématique Vans Old Skool. Pourquoi te sens-tu proche d'une marque comme Vans ?

TB : C’est une marque que j’aime car on est très bien dedans et je me retrouve dans les valeurs qu’elle véhicule. La Old Skool est un grand classique sur lequel on peut toujours compter, mais qui sait aussi se réinventer en permettant d’exprimer sa personnalité, son mood du moment.

PK : Et autant être parfaitement chaussée pour effectuer toutes les chorégraphies qui subliment tes performances live. D'où te vient cette passion pour la danse d'ailleurs ?

TB : Je viens d’une famille très sportive. Ma mère est maître-nageur et mon père a toujours pratiqué du sport à haut niveau. Ils m’ont donc transmis cette passion et inculqué la rigueur physique et le bien être. J’ai aussi pratiqué la natation synchronisée pas mal de temps, mais je n’ai pas vraiment pratiqué de danse « sur terre ». J’ai commencé à prendre des cours de danse en 2015 lorsque j’étudiais le théâtre et à vraiment danser lors des tournées avec le groupe Synapson.

PK : Là où tout a commencé ! (Rires) Et l’avenir dans tout ça ? Quels sont tes futurs projets ? Des projets pour lesquels les Paulette doivent absolument enregistrer une alerte sur leur calendrier. Télé, cinéma, musique, scène, one-woman show ? Dis-nous tout.

TB : De la musique, de la musique, de la musique, très vite dans les prochains mois. Et des concerts très vite. On y croit ! Il y aura du nouveau cette année. J’ai si hâte ! Cinéma ? Avec plaisir… Si Justine Triet, Cédric Klapisch ou Paul Verhoeven lisent cette interview, n’hésitez pas à me contacter au 06 78 37 46…7398289.

PK : À bons entendeurs. Merci Tessa B. !

Article de PK Douglas

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