QUAND L’HYPER-CONNECTIVITÉ NOUS EMPÊCHE DE DORMIR

Ce vendredi 18 mars a lieu la journée du sommeil. L’occasion pour l’institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) de nous alerter sur les conséquences de l’utilisation intensive des nouvelles technologies sur notre sommeil. > Dormir moins et moins bien dormir

A travers une infographie publiée sur son site, l’INSV insiste sur les mauvaises habitudes des français avant leur coucher. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est alertant.

En voici les chiffres :
Les français dorment en moyenne 7h05 par nuit la semaine et 8h11 le week-end.
4 français sur 10 utilisent une tablette ou un ordinateur dans leur lit avant de dormir.
3 sur 10 regardent la télévision avant de sombrer dans les bras de morphée.
52% ont leur portable en fonctionnement ou en veille pendant la nuit et 10% d’entre eux seraient réveillés par des messages
92% le consulteraient dès réception
dont 72% y réponderaient dès réception

En conséquent, 49% des français qui ont un ordinateur/tablette/smartphone dans leur chambre auraient des problèmes de sommeil. On ne sait pas vous, mais nous, on fait partie des 49% !

> Les écrans, dangereux pour les jeunes

Dans l’infographie, on découvre également l’impact d’une trop grande utilisation des nouvelles technologies chez les jeunes. 27% des 18-24 ans qui utilisent des outils éléctroniques le soir somnolent la journée vs 9% pour ceux qui ne regardent pas d’écran.
Plus alertant encore, une étude menée par des élèves d’un lycée de Colombes (92) sur les utilisations des nouvelles technologies des 8-13 ans à la fin de 2015 a révélé des chiffres assez préoccupants.
28 % des CM1-CM2 (9-10 ans) ont un téléphone portable (dont 60 %, un smartphone).
17 % des CM1-CM2, et même 10 % des CE2, sont inscrits sur un réseau social (Snapchat, Skype et Instagram en tête, alors que cela est théoriquement interdit avant l’âge de 13 ans)

Ce phénomène, qui n’est pourtant pas nouveau, reste problématique dans la mesure où les troubles du sommeil engendrés par une trop forte connectivité peuvent dérégler l’horloge biologique des plus jeunes. A terme, si les troubles du sommeil s’installent, des effets sur la santé peuvent apparaître, notamment au niveau métabolique (obésité, diabète…). Effectivement, “la réduction de la durée de sommeil diminue la leptine et augmente la ghréline (sécrétée par l’estomac, qui stimule l’appétit et réduit la dépense locomotrice), avec pour conséquence une augmentation de l’appétit”, explique la Société française de recherche et médecine du sommeil. Enfin, un mauvais sommeil peut aussi avoir un impact au niveau psychique (anxiété, dépression) et cognitif (concentration, apprentissage…).

> Quelle solution ?

Une des causes de ces troubles du sommeil causée par les nouvelles technologies est la lumière LED, vous savez cette lumière qu’on utilise un partout même sur des baskets fluorescentes très en vogue en ce moment… Et bien cette fameuse lumière bleue éveillerait davantage notre esprit qu’une simple lumière. Elle empêcherait notamment la glande pinéale de secréter de la mélatonine, une hormone “relaxante” qui se déclenche naturellement avant notre horaire de sommeil habituelle. De plus, son utilisation intensive pourrait être dangereuse pour notre rétine.
Aucune étude aujourd’hui ne peut encore l’affirmer, mais des chercheurs ont appelé à la prévention, surtout pour les plus jeunes. Avant 20 ans, le cristallin laisse encore passer davantage de lumière vers la rétine.
Pour éviter les risques, on vous conseille ainsi d’investir dans une paire de lunettes qui comporte le filtre anti lumière bleue (comme ce modèle Krys) et puis de sérieusement penser à la digital detox !

> Article écrit par Mathilde Perrigault

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