POURQUOI ÊTRE CÉLIBATAIRE À NOËL EST EN FAIT MERVEILLEUX

Longtemps considérée comme l'une des pires périodes à expérimenter sans être accompagné·e, Noël (et le Nouvel an) serait en réalité pas si mal lorsqu'on est seul·e. La preuve.

Les Fêtes viennent avec leur quota de positivité, de papillotes au coin du feu et de marathon de films cultes, mais aussi leur part d’inquiétudes légitimes. D’autant plus quand on a « le courage » (dixit notre tante bourrée à 19 heures qui veut vraiment dire « l’audace ») de ne pas avoir trouvé de partenaire qui nous plaise assez pour le·la traîner à table le soir du réveillon.

Si on scanne la tempête qui nous sert de tête à quelques jours des retrouvailles familiales, on trouve ce dilemme qui en dit long : comment affronter les attaques verbales à peine dissimulées, les regards pathétiques appuyés et autres injonctions patriarcales que nous réservent nos proches et la société pendant les vacances de fin d’année ? 

A croire une opinion encore beaucoup trop populaire, être solo à Noël correspondrait forcément à une malédiction à déjouer à tout prix. Les comédies romantiques le rappellent à qui veut l’entendre : si on n’a personne à choper sous le gui, c’est qu’on est triste à mourir, quand la faute n’est pas remise sur notre féminisme assumé (ah, la lie que d’être engagé·e !). Après des années de lavage de cerveau, on commence à se rebeller. Et à se demander : pourquoi, finalement ? 

Dash and Lily
© Netflix

Qu’est-ce qui rend le couple plus attrayant au moment de l’année où l’on bouffe, sort et boit le plus ? Pourquoi serait-on mieux lotti·e·s si on se pointe à deux le 24, le 25, et la semaine qui suit, que si on débarque seul·e et fabuleux·se, libre de ses mouvements et de ses choix, quand on sait qu’on va passer nos journées entre soirées arrosées et gueule de bois, habit de lumière et pyjama ? 

Parce qu’il est temps de mettre un terme à ces préjugés dépassés, et de se débarrasser d’un refrain usé jusqu’à la corde, on a listé les raisons (multiples) qui font qu’être célibataire en cette période est, très franchement, pas loin d’une bénédiction. Explications.

Pas besoin de voir la belle-famille

Les Noël en couple prennent vite des airs de Tetris chiant comme la pluie. On tente coûte que coûte de réussir à caser les différents repas avec deux familles distinctes qui vivent souvent à l’autre bout de la France, voire quatre en cas de divorce. 

Avec un peu de chance (non), les beaux-parents considèrent que leur progéniture aurait pu trouver bien mieux que l’adulte approximatif·ve qu’on incarne, et nous le font payer à coup de plats concoctés avec le seul ingrédient qu’on déteste, de piques sur notre parcours pro, de remarques désobligeantes sur notre pull qui bouloche. 

Solo, on s’épargne cette obligation tacite pour se contenter de nos proches à nous – qui peuvent être tout aussi éprouvants d’ailleurs – et ne pas avoir à faire bonne figure tout en essayant de décrypter des codes qui nous sont inconnus. Ou juste, de passer les Fêtes dans une région loin de nos traditions perso.

how to be single
© Warner Bros. Pictures

Pas d’engueulades entre les huîtres et la bûche

Zéro partenaire signifie aussi zéro risque de se prendre la tête sur le moindre geste parce qu’on n’aurait pas réglé de conflits sous-jacents et bien ancrés. On est peinard·e, on peut dévorer notre plat, finir nos verres, reprendre du fromage, aller se coucher sans arrière goût de dispute qui finirait par gâcher l’ambiance.

Notre paix intérieure est seulement mise à l’épreuve par les sorties irritables des membres de notre famille qui passent trop de temps devant BFM, et sortent l’insupportable « wokisme » à tour de bras comme une insulte contagieuse. Ça représente bien assez de taf (qu’on choisisse de répliquer ou non) pour qu’on ait l’énergie de se taper, en plus, des embrouilles de couple.

Pas besoin de faire de compromis le soir du 31

Après Noël, vient le 31 et tous les ans, c’est la même chose : on sait ce qu’on fera le soir-même à midi le jour-J, à peu près. Dîner entre potes, dancefloor jusqu’à 5 heures, une raclette et au lit avant même les douze coups de minuit… Les options ne manquent pas et on veut être sûr·e de toutes pouvoir les considérer avant d’accepter l’une ou l’autre.

Imaginez, donc, si à ces choix-là s’ajoutent les désirs d’une autre personne qui ramènerait ses potes à elle, ses envies de danse à elle, ses plats préférés à elle dans la balance. On ne s’en sort plus ! Célibataire, on s’enlève cette épine du pied avant même qu’elle ne s’y loge, en n’ayant que ses propres hésitations à gérer.

bridget jones
© Universal Pictures

Pas besoin de se soustraire au champ des possibles

Les Fêtes ne sont pas uniquement synonymes de binge-eating, binge-drinking, binge-watching. C’est aussi le moment de revoir des têtes anciennes au marché de Noël de la ville de notre adolescence, ou de découvrir des visages inédits lors d’un réveillon dont le nombre d’invité·e·s aura échappé au contrôle de l’organisatrice.

A quelques heures d’une nouvelle année qu’on espère prometteuse, on se réjouit de ne pas avoir à rester fidèle à notre aimé·e qui aurait trop forcé sur le vin chaud, et à la place, d’aller accoster l’inconnu·e qui fait le pied de grue au bar, ou de renouer temporairement (même si on le regrettera certainement le lendemain) avec notre passé. 

De quoi clôturer 2021 en beauté, et se préparer à accueillir 2022 avec une tonne d’histoires croustillantes (parce que potentiellement foireuses) à raconter.

Vous pourriez aimer...