POURQUOI CERTAINS ALIMENTS NOUS FONT-ILS ENCORE BOUDER DEVANT NOTRE ASSIETTE D’ADULTE ?

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La simple idée d’avaler une bouchée de certains aliments vous rebute encore comme un enfant devant des légumes verts ? Selon les scientifiques, il peut y avoir 3 raisons à cela. 

Des chocs alimentaires

Le Dr Adam Cunliffe est expert en sciences alimentaires et professeur à la London South Bank University. Interrogé par la version britannique de Cosmopolitan, il explique d’où proviennent nos goûts, ou plutôt nos dégoûts, en matière d’alimentation. Selon lui, si l’on déteste un aliment, c’est « presque toujours à cause d’une sorte d’événement négatif lié à cette nourriture ». Que ce soit un événement physiologique, « comme une intoxication alimentaire », ou un traumatisme psychologique pouvant remonter à notre plus tendre enfance. 
« Mange tes légumes sinon tu n’auras pas de dessert ! ». Cette phrase vous dit quelque chose ? Alors vous tenez probablement une explication à pas mal de choses…

Une affaire de dégoût

L’aversion envers certains aliments peut aussi être due à son type de goût. « Beaucoup de personnes, au moment où elles atteignent l’âge adulte, n’ont pas beaucoup appris à aimer ce qui appartient à la catégorie des aliments amers, dans laquelle se trouvent les choux de Bruxelles », explique le Dr Cunliffe. D’autant qu’instinctivement, nous serions « nés pour rejeter la nourriture amère ». En effet, « dans la nature, pour chaque plante ou aliment potentiel qui est amer mais bon pour nous, il y en a probablement une cinquantaine qui sont amers, et toxiques ».

Près du nez, loin du coeur

Dernière raison pour laquelle on boude certains mets : leur odeur. « Les choux de Bruxelles font partie d’une famille de légumes appelés légumes crucifères, qui contiennent un ingrédient chimique particulier leur donnant un caractère et une odeur très particuliers ». Et le nez étant un organe bien plus complexe que la langue (nous sommes capable d’identifier environ 100 000 odeurs différentes, contre seulement 5 saveurs), il a un rapport certain avec notre perception du goût. 
Alors si vous n’aimez pas quelque chose, essayez de le goutter avec un pince-nez ! 

> Article d’Elsa Raymond

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