PETIT PRÉCIS DU DRUNK SEX


Illustration de La Coquine

On le sait tous, boire ou conduire, il faut choisir. Ou désigner un Sam pour la soirée. Mais qu’en est-il de boire ou coucher ? Dans ce cas là on ne choisit pas, il n’y a pas de Sam qui tienne, c’est plutôt sa jumelle maléfique Samantha qui prend le volant…

Car comme le décrit si bien Beyonce dans son dernier tube « Drunk in love », avoir bu quelques cocktails peut nous rendre chaudes comme la braise.
Extrait choisi :
« Jamais fatiguée, jamais fatiguée
Je me suis pris une cuite, c’est la seule chose
Qui me permette d’être chaude, d’être chaude
J’ai l’impression que j’ai bu toute ma vie Chéri, mon nom est Marilyn
Je veux ton corps là tout de suite, je te veux maintenant
Tu n’arrives pas à garder ton regard loin de mon popotin Chéri je te veux »

(Finalement Queen B gagne des millions mais parle comme nous quand on fait la woooohhh girl dans les bars étudiants et qu’on chauffe Pablo, jeune argentin en échange à la Sorbonne.)

Mais attention, le drunk sex est un sport d’adrénaline à haut risque qui doit se pratiquer avec contrôle et parcimonie si l’on ne veut pas souffrir de certains désagréments. On est tout de même 77% à regretter avoir eu une aventure d’un soir et 30% à admettre avoir déjà couché avec un homme sous l’emprise de l’alcool.

Petit florilège des plus et des moins de cette activité.

> Le c’est marqué sur ton front
Pas seulement parce que tu as le sourire décontracté des lendemains de sexe, non. C’est littéralement marqué sur ton front : t’as la marque du crépis du mur tatouée dessus, provoquée par un manque de concentration durant la levrette devant la fougue emportée de ton partenaire un peu trop content. Autre variante pour le moins gênante : les bras griffés ou des morsures dans le cou que tu n’avais pas repérées avant le déjeuner dominical chez tes parents…avec mamie en guest surprise.

> La honte intersidérale
Le chupito de trop avant de quitter ce bar latino au bras de Pablo et c’est la catastrophe annoncée. Une fois en pleine action, à califourchon sur lui, tu as l’impression d’être au coeur d’une tempête sur un bateau-pêcheur et là, c’est le drame. Avant que tu aies le temps de te retirer, la moquette poitrinaire de Pablo est déjà recouverte de trois mojitos et cinq sangria. Voilà, tu viens de vivre la honte de ta vie. Respire, c’est passé. Plus jamais de chupito, plus jamais.

> La prison
En vacances à des milliers de kilomètres, prise dans le tourbillon de l’amour exotique sur cette plage à 4 heures du matin, tu as oublié toute bienséance, us et coutumes locales et…la loi. Résultat, tu finiras ta nuit en cellule de dégrisement pour atteinte à la pudeur et le portefeuille allégé par une amende salée. Et t’as même pas eu le temps d’en profiter… Note pour plus tard : aller en vacances dans un pays moins religieux, où les activités nocturnes de chagasse sont plus simples à réaliser.

> La MST
Le risque le plus grave quand on s’adonne au drunk sex est bien sûr de ne pas se protéger. 54% des jeunes femmes ont déjà eu des rapports non protégés* et 12% ont attrapé une maladie sexuellement transmissible suite à ça… On rigole, on s’amuse, on se fait plaisir, mais on fait gaffe quand même. Ce serait con de se retrouver avec des démangeaisons (ou pire) pendant des semaines pour une session de sexe médiocre qui a duré à peine dix minutes. Mais le drunk sex a aussi ses bons côtés…
*(Source des stats : sondage Glamour 2013)

> L’oubli
Gros avantage non négligeable : pas ou peu de souvenirs si le Georges s’avère être un mauvais coup. Ta perception des événements sera auréolée d’un souvenir forcément génial alors que tu t’es très certainement endormie pendant qu’il se débattait avec une érection digne d’un caramel mou au sel de Guérande fondu sur un tableau de bord de Clio.

> Le lâcher prise
On ne va pas se mentir, quand on a un petit coup dans le nez, le sexe est toujours plus sauvage que d’habitude. On a beaucoup moins d’inhibitions, on se sent aussi sexy qu’une ange de Victoria’s Secret et aussi aventureuse que Katsuni. Le drunk sex peut donc être l’occasion pour certaines de connaître son premier orgasme ou d’essayer un truc qu’on n’osait pas.

> L’orgasme puissance 1000
L’avantage quand on a bu plusieurs pintes de bière, c’est qu’on a vite envie de faire pipi. Et que quand on a envie de faire pipi, souvent ça vient plus vite et plus fort. Ne me demandez pas pourquoi, je ne suis pas sexologue ou gynéco, mais c’est un fait. Du coup, notre Georges se sentira super indispensable, super fier, et nous ravies aussi.

> Faire le bonheur d’un « moche »
L’alcoolémie atteint son maximum une heure après l’absorption du dernier verre. Et pour nous les Paulette, elle monte plus rapidement et descend plus lentement que chez les Georges. La vision troublée, on est donc moins armées pour se rendre compte qu’on est sur le point de donner notre corps de bombasse à un mec sur lequel on ne se serait jamais retournée à jeûn et qui a le même humour que tonton Jean-Pierre en fin de repas de Noël. C’était notre B.A. de l’année, on est généreuses après tout !

>Retrouvez la Meuf qui sur http://lameufqui.fr/
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