PAUPIÈRE : LA SENSATION POP PSYCHÈ VENUE DE MONTRÉAL

Photos de Sébastien Vincent

Le groupe Paupière, c’est Julia, Eliane et Pierre-Luc, trois amis originaires de Montréal. De passage à Paris et après une dizaine de concerts en Europe, ils se sont posés au Bar à Bulles à Paris pour nous parler de leur pop sexuée, synthétique et mystique. Une interview spéciale trio, à trois, on y va.

Paulette : Quand est-ce que vous vous êtes rencontrés tous les 3 ?
Julia : Avec Pierre-Luc, on s’est rencontrés à un concert. J’étais fan de son autre groupe de rock (ndlr : les We Are Wolves) ! Et puis ensuite, j’ai rencontré Eliane par Pierre-Luc car ils sont amis depuis très longtemps.

Ça a tout de suite collé entre vous ?
Julia : Pour te dire la vérité, avec Pierre-Luc, on est anciens petits-copains. (Rires).

Pierre-Luc : On n’a pas réussi à faire de la musique tout de suite, ça a pris un certain temps… Par hasard un après-midi, on s’est mis à travailler des chansons. On a vu que c’était instinctif, immédiat.

Eliane : J’ai entendu les morceaux qu’ils avaient fait ensemble, ils me disaient qu’ils cherchaient un troisième membre, du coup, j’étais forcée de bosser avec eux ! (Rires). Ça tombait bien, je venais de finir un bac en musicologie.

Qui de vous 3 a choisi le nom Paupière ?
Julia : C’est Pierre-Luc et moi-même. On a mis du temps à le trouver.

Pierre-Luc : Toi tu as trouvé Pau, moi j’ai trouvé Pière… (Rires). La sonorité Paupière nous a plu tout de suite.

Julia : A la base, on voulait quelque chose de féminin sans LE ou LES devant.

Qu’est-ce que l’on fait de mieux à 3 plutôt que tout seul ?
Pierre-Luc : Sans réfléchir, de la musique !

Julia : On a une méthode de travail un peu particulière, on n’est pas dans notre local à composer de la musique. Disons que tout est fait par ordinateur à la base, avec Garage Band. Pierre-Luc amène une ébauche, ensuite j’amène une mélodie vocale, Eliane complète et surtout, on travaille les textes à trois. S’il fallait une image, on peut dire que l’on se passe la balle.

Pierre-Luc : Ça se fait vraiment à trois, disons que j’amène le squelette et ensuite on travaille tout ensemble.

Eliane : J’apporte ma touche dans la forme, dans les leads, j’aime aider Julia aussi à composer les textes. Tout le monde fait un peu de tout en fait !

L’un de vos titres s’appelle Cinq heures, que faItes-vous à 3 heures ?
Eliane : Moi à 3h souvent, je termine de travailler… A côté de la musique, je bosse dans un bar. Et à trois heures du mat’, souvent, je compte la caisse. Après, comme je suis comédienne en plus de la musique, si j’arrive à décrocher des contrats, je surfe là-dessus.

Pierre-Luc : A trois heures, je fais de la musique ! J’ai souvent le processus créatif qui se déclenche à cette heure-ci. Ou alors je suis en train de me faire virer d’un bar parce que chez nous, à Montréal, tout ferme à cette heure-là. La musique arrive petit à petit à me faire vivre, sinon je travaille un peu dans une épicerie.

Julia : Et bien moi, à trois heures, je dors ! (Rires).

Quels sont les 3 piliers de votre musique ?
Julia : Pour le côté glamour et surtout pour ses mélodies, je dirais David Bowie.

Pierre-Luc : Grimes, une artiste de Montréal, j’ai découvert son univers, son premier album a été fait entièrement avec Garage Band aussi. Eliane : En ce moment, on écoute pas mal Grand Blanc, surtout depuis notre dernière venue à Paris. Ça nous inspire !

Qu’est-ce qu’il est impossible de faire à 3 ?
Julia : Ne pas s’engueuler ! C’est im-po-ssible. Ce qui est étrange avec le chiffre trois, c’est qu’il y a toujours deux contre un. Il y en a toujours un qui fait des concessions.

Pierre-Luc : Un bébé ! (Rires).

Quels sont les 3 lieux où l’on vous trouve hors musique ?
Pierre-Luc : Très classique, dans mon lit !

Julia : Moi, ça serait au Bethléem XXX, alors je vous rassure ce n’est pas un bar coquin, c’est là où je travaille à côté, c’est ironique le nom. C’est un bar fun, avec de jeunes artistes. Même quand je ne travaille pas, j’y vais boire un verre, c’est mon QG. Ça me fait du bien de m’entourer de gens comme eux.

Eliane : Chez mon chum ! (ndlr : mon mec).

3 villes que vous aimeriez visiter ?
Pierre-Luc : Stockholm sans hésiter. J’ai toujours eu une fascination pour cette ville. Sinon en Amérique Latine, Sao Paulo, Buenos Aires…

Julia : Moi je crois que ça serait le Japon. Le rêve, pour une tournée. On est tous fans de cuisine japonaise en plus ! J’adore le poisson cru. (Rires).

Eliane : J’ai très envie d’aller à Istanbul mais avec ce qu’il se passe là-bas en ce moment, il faut peut-être attendre un peu…

Quelles sont les 3 choses inavouables à savoir sur Paupière ?
Eliane : Ben alors on ne va pas les dire ! Surtout pas ! (Rires).

Pierre-Luc : Si si, on va balancer une petite exclusivité… Mais trois, ça fait beaucoup ! Allez… On boit énormément. Beaucoup. Beaucoup…

Julia : On est extrêmes, tous les trois. Disons que ça va vite jusqu’à la « party animal », oui oui…

Eliane : Je dirais qu’il nous arrive parfois d’avoir des « black-out »… Des moments totalement flous, inconnus, après une soirée.

Pierre-Luc : On compose souvent sous influences, mais lesquelles… ?

Vos 3 rituels dans la journée ?
Eliane : Boire, boire et… boire !

Julia : Fumer une cigarette. C’est mon rituel avec le café le matin, mais en France ce n’est pas vraiment exotique non ? Sinon on a plusieurs costumes pour la scène, ça fait partie de nos rituels, porter ces vêtements faits pour nous. On les sort, on les choisit et on prend le temps de s’habiller, se maquiller.

Dernière question, avez-vous trois petits mots pour nos Paulette ?
Julia : C’est drôle parce que pour une québécoise, Paulette ça sonne vieille tante. Alors que sur une française, j’imagine qu’elle serait jeune et jolie.

Pierre-Luc : On se sent étonnement proche de vous, des Paulette, de toi. Après plusieurs jours en Italie, après avoir cherché nos mots, ici en France, on se sent comme à la maison.

Eliane : Français, on vous aime !

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