PAULETTE TALKS : UNE JOURNÉE AVEC L’ENDOMÉTRIOSE

Aujourd’hui, en France, une femme sur 10 est touchée par l’endométriose. Pourtant, cette maladie inflammatoire chronique reste peu entendue, peu diagnostiquée. De la douleur à la fatigue en passant par les crampes et maux en tout genre, les symptômes sont divers et variés. Les quotidien des personnes qui en sont atteintes peuvent parfois être un véritable enfer.

Pour mieux le comprendre, on vous propose, grâce aux mots précieux d’Alexandra, aka @hstalex, de plonger dans une journée type, en compagnie de l’endométriose.

08h15 : Réveil. Première pensée : la douleur. Côté gauche aujourd’hui : bas ventre, dos, hanche. Tu as dormi 5h, c’est mieux qu’hier ! Tu enfiles ton leggings informe, pas franchement flatteur, mais tant pis, c’est le seul vêtement qui n’accentue pas les douleurs.

11h56 : En train de t’étirer dans des positions absurdes dans les toilettes du bureau. Des postures apprises avec ta kiné pour te soulager. C’est un échec. Tu prends 2 anti-douleurs et retourne travailler.

15h33 : Message Facebook. « J’ai parlé avec l’amie de ma cousine hier, elle avait de l’endométriose, comme toi. Depuis sa grossesse elle est guérie, tu sais ! » Pas la force d’expliquer que chaque cas est complètement différent, qu’on ne « guérit » pas d’une maladie chronique comme l’endométriose (mais que les symptômes peuvent par contre diminuer d’intensité et être gérable). Tu ne parleras pas non plus de ta fausse couche et des médecins qui te disent que la maladie progresse vite. À 25 ans, on te demande de considérer le fait de ne pas pouvoir avoir d’enfants.

20h10 : Tu devais prendre un verre avec une amie, mais la douleur est intenable, tu as dû rentrer. « Tu ne fais pas d’efforts ». Faute de cocktail, tu décides de te faire une tisane. Tu te retrouves avec une tasse d’eau froide à la main et pas de portable. Crevée, c’est lui que tu as posé dans le micro-ondes. Bon. Au moins, tu ne l’as pas allumé !

01h50 : La douleur parle toute seule, compagne d’insomnie. « Mal, mal, mal… » Allez, ça va, c’est le week-end, tu vas pouvoir récupérer. Tu commences enfin à sombrer. Dernière pensée : « Euh, mais c’est pas demain tes règles ? »

Tout mon amour et mon soutien aux personnes touchées par cette maladie qui, bien au-delà de règles douloureuses, peut impacter tellement d’aspects de nos vies. Vous êtes des guerrier.es !

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