PAULETTE TALKS : QUI NE DIT MOT CONSENT, PRENEZ POSITION !

Hier, vous étiez nombreux.ses dans les rues pour manifester contre le racisme, contre les violences policières. Sous l’impulsion du comité pour Adama, @laveritepouradama. C’était fort, mais ce n’est pas tout.

Douce Dibondo brandissant sa pancarte dont le slogan est inspiré du titre du recueil de poèmes de Kiyémis

Osez agir !

Si vous en sentez capable, participez à d’autres manifestations ; si vous le pouvez, faites des dons (auprès du mouvement Black Lives Matter, par exemple, ou de la famille Traoré). Signez, aussi, des pétitions – comme celle-ci, qui témoigne du refus de la loi visant à empêcher la diffusion des images de violences policières.

Mais ce n’est toujours pas tout.

Soutenez celles et ceux qui font un travail énorme au sein d’associations et de collectifs, mais aussi sur des comptes Instagram et Twitter – qu’on ne manquera pas de relayer. Lisez, écoutez ce type de podcast, regardez des docus. Partagez, repostez les ressources mises à votre disposition. C’est un excellent moyen pour vous éduquer et aider les autres à s’éduquer.

I’m not Black, but…

Si vous êtes non racisé.e, dès que vous entendez une personne tenir des propos racistes, reprenez-la. D’ailleurs, si vous êtes préparé.e, si vous êtes bien renseigné.e, vous aurez ainsi la répartie nécessaire pour remettre cette personne à sa place.

Souvenez-vous, quand vous étiez plus jeune : combien de fois avez-vous entendu des blagues racistes ? Combien de fois avez-vous été témoin de racisme ordinaire ? C’était tous les jours, hein ? Quelle violence ! On vous propose de méditer là-dessus. Puis de ne plus jamais cautionner ce genre de propos et de les faire taire.

Cependant, ne monopolisez pas la parole, ne parler pas à la place d’une personne concernée. Ne hiérarchisez pas non plus les oppressions.

Et n’hésitez pas à vous remettre en question : quand avez-vous été gêné.e de parler du #BlackLivesMatter et pourquoi ? Pourquoi relayer des infos sur les marches pour le climat et contre les violences faites aux femmes (ce qui est une très bonne chose), mais être mal à l’aise à l’idée de relayer celles contre le racisme ? Et vous, quand avez-vous été raciste vous-même ? Soyez conscient.e de vos privilèges et condamnez-les. Déconstruisez-les, déconstruisez vos comportements.

Dernière chose ! Comme le dit si bien Grace Ly dans Kiffe Ta Race, qui ne dit mot consent. Quand on ne réagit pas face à l’oppresseur, c’est qu’on se range du côté de l’oppresseur. Ne pas être raciste ne suffit pas, il faut être activement, inlassablement anti-raciste

Article de Juliette Minel

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