PAULETTE TALKS: À 16H16, DES FEMMES TRAVAILLERONT SANS ÊTRE RÉMUNÉRÉES

Ce 4 novembre 2020 à 16h16, les femmes ne seront, en moyenne, plus rémunérées pour leur travail jusqu’à la fin de l’année. Cet indicateur créé il y a cinq ans applique le pourcentage moyen d’écart salarial entre femmes et hommes à notre calendrier annuel, pour souligner les inégalités persistantes.

Comment cette date est-elle calculée ?  Selon Eurostat, les femmes gagnent en moyenne 15,4% de moins que les hommes à poste égal en France. Ces chiffres concernent les salaires bruts dans les métiers de l’industrie, de la construction et des services (hors services publics), et correspondent à 39,2 jours de travail non rémunéré cette année pour les femmes.

Malheureusement, la date de 2020 a avancé par rapport à celle de l’année dernière : en 2019, c’était à partir du 5 novembre à 16h47 que les femmes travaillaient bénévolement. Cette progression négative montre que la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire ! Si l’écart de salaire a fortement diminué durant les dernières décennies, l’évolution sur les dernières années témoigne d’un certain immobilisme actuel concernant les inégalités salariales.

D’autant plus qu’à ce rythme, femmes et hommes n’atteindront l’égalité salariale qu’en 2234 ! Des mesures positives semblent donc absolument nécessaires pour corriger ces injustices. Le collectif Les Glorieuses en propose plusieurs : un label d’égalité salariale obligeant les entreprises à payer également femmes et hommes, une hausse des salaires majoritairement féminins pour les revaloriser, et surtout un congé paternité aussi long que le congé maternité !

Si ces propositions offrent des perspectives positives d’évolution, il reste maintenant à les appliquer ! Ne perdons pas espoir : en Islande, le mouvement du #24octobre14h38 en 2016 avait entraîné la création en 2017 d’une loi imposant l’égalité salariale dans les entreprises de plus de 25 salariés. That’s the way to go

Pour participer au plan de relance économique féministe, n’hésitez pas à signer la pétition lancée par Les Glorieuses.

Article d’Inès Paiva

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