PAULETTE & GEORGES, C’EST UN PEU COMME JEANNE & SERGE

    Ça a commencé par un coup de foudre (aucun ballon de volley n’a été impliqué cette fois) et depuis, c’est jamais l’un sans l’autre. Mais qui se cache derrière ce bellâtre au doux parfum d’amour ? Suivez "L’Enquette" pour découvrir les nombreuses facettes de ce bipède si intriguant !
 
Cette semaine, on s’attaque à un gros morceau : le virtuel. Non non pas celui que vous avez créé sur Second Life mais bien celui-là, oui, lui assis en face de vous avec son café et son ordinateur, le Georges "online". Mais qu’est ce qu’il fait sur Internet ? "Ah bah fastoche, Youpor* et résultats de foot. Y’a que ça qui les intéressent." Ouh la la ma petite, on arrête tout de suite parce que oui, comme nous, Georges procrastine sur la toile (enfin nous pas autant et puis c’est essentiel les tweets #TopshopKate) mais il ne fait pas que ça. Il blogue ! Sur quoi ? Pourquoi ? Comment ? Le Georges–Blogueur (le GB pour les intimes) est passé sous la loupe grossissante de Paulette, and here we go.

Entre le GB geek qui vit nuit et jour au rythme de WOW (World of Warcraft pour les novices) et le GB Guevara romançant ses carnets de voyages, Paulette a choisi de s’intéresser à une espèce différente : le GB dandy 2.0.

Jouant des apparences, il revêt son pseudo gangsta pour sublimer les clichés du dur à cuire. Âmes sensibles s’abstenir. Et oui, ce sont des mots de mecs pour les mecs. Sur ces blogs on parle de fesses, de fêtes et de fringues.

Monsieur D. raconte ici ses soirées improbables au bord de l’océan, au café Rosa ou sur le parking d’un supermarché en Belgique. Big B. nous fait découvrir de nouveaux beats et rêve d’high five avec les grands noms de la East Coast pendant que Mister H. dégaine les références arty et fait se pâmer les Paulette avec sa cravate Doherty et sa moustache parfaitement taillée.

On retrouve ainsi toute la fougue d’un jeune Kérouac mêlant l’obsession esthétique d’un Bret Easton Ellis au whisky d’un Bukowski aguerri (ça c’est pour les références). Cru et franc, il parle de filles comme de bières ; détaillant ses ébats au coin d’une ruelle avec force de détails comme Maïté le ferait pour la recette de l’Aligot. Snob et hautain, ses rimes reflètent sa hype qui n’est pas destinée à plaire mais bien à instaurer sa supériorité virtuelle dans des domaines obscurs. Parfois, on retrouve cette petite obsession du kitsch et du surréaliste que nous les Paulette avons embrassé depuis bien longtemps.

Bouh ! ça donne pas très envie tout ça. Mais pourquoi Paulette continue t-elle de lire alors ? Parce qu’au-delà des mots, on perçoit l’homme en quête d’un paradis terrestre. On ressent le Robinson Crusoé hypra-connecté mais qui, en marge du crew, seul dans sa recherche d’un idéal. Sa brutalité nous surprend autant que sa complexité nous fascine. Et puis pourquoi fermer les yeux devant cette porte ouverte sur le monde de Georges ? Ah là vous reprenez le fil n’est ce pas?

Et oui, un petit conseil les Paulette, grimpez sur la toile pour mieux comprendre les arachnéens de l’autre sexe ! Vous ferez d’étonnantes découvertes.

Retrouvez Émilie sur son blog : http://bksellcoy.wordpress.com/
 

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