(PAS SI) DESPERATE HOUSEWIFE

  Je suis avec mon Georges depuis 5 ans, enfin,
plutôt 4 ans, étant donné que pendant
une année entière on a été séparés par 
800 kilomètres ! Finalement, c’est après
en avoir eu marre d’engraisser la SNCF
et Air France à coups d’aller-retour
Strasbourg-Marseille qu’on s’est dit :
"Arrêtons les conneries. You and me,
c’est pour la vie."
J’ai donc démissionné d’un travail que j’aimais beaucoup –vraiment beaucoup- mais moins que lui, et je l’ai rejoint dans son village natal de Provence de 10 000 habitants.  Oui, je sais, ça aurait pu être pire, surtout qu’on ne peut pas dire que Strasbourg pulse tous les soirs jusqu’à l’aube, mais, plus que la ville, c’est ma vie que j’aimais bien.  Célibataire au quotidien mais quand même en couple !

Ciné, resto, boutiques, soirées entre amis. Tout était à portée du porte-monnaie et, surtout, on pouvait aller du point A au point B en seulement 5 minutes à vélo. C’est déjà beaucoup moins le cas ici, où on ne déjà pas de centre-ville mais de bourg  où il ya une boulangerie, une boucherie, un coiffeur, un magasin de fleurs et une agence immobilière. Ah, et un PMU aussi, cela va sans dire. "Ben voilà, ça y est, on a fait le tour du village. Alors heureuse ?" me lance mon Georges taquin.

Et bien bizarrement, sur le coup, oui, j’étais très heureuse. La Provence, cette ambiance chaleureuse, ce petit accent chantant… Pour moi qui viens du Sud-Ouest, ça sentait un peu la maison.  Mais justement, je me suis assez rapidement rappelée pourquoi j’avais quitté la maison…

C’est simple, les grandes villes vous permettent d’être spontanés, insouciants. Plus de fond teint ? Pas grave, Séphora est à 500m de votre boulot et est ouvert tous les soirs jusqu’à 19h30. Pas envie de cuisiner ? Aucun souci, il y’a un super chinois au coin de la rue. Ici, rien de tout ça. J’ai du apprendre à planifier, organiser, anticiper.

Si on a par exemple envie de se faire une toile, je sais qu’il faut partir à 18h15 car, même si la séance est à 19h35, le cinéma est loin, puis il faut trouver une place, prendre les places, tout ça, tout ça…
Mais bon, pouvoir sortir le chien à l’aube quand le soleil pointe à peine son nez et sans croiser âme qui vive, c’est plutôt kiffant ! Finalement, je dois dire que j’ai assez aimé quitté la ville pour trouver ce cocon dans la pinède avec mes voisins, les écureuils.  J’ai laissé à Strasbourg mes crises d’angoisse, mes coups de blues et les balades en solo sur les quais mal éclairés.  Je n’ai toujours pas trouvé de boulot mais je me dis que prendre un peu le temps, ça ne peut pas me faire du mal.

Et puis je ne maîtrise pas encore le soufflet au chocolat, rester à la maison va me permettre de m’entraîner !

Retrouvez Laura sur son blog !

 

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