PANORAMAS, BORDEAUX HONORE L’ART CONTEMPORAIN

Les 29 et 30 septembre 2012, la rive droite de Bordeaux a célèbré la deuxième édition de panOramas ou la biennale du parc des Coteaux. 400 hectares de parcs urbains reliant 4 villes ont été réinvestis par des artistes qui ont proposé des installations, performances, dispositifs numériques, et spectacles entre création contemporaine, arts numériques et loisirs alternatifs.

 
Paulette y était et en a pris plein les yeux ! Ne loupez pas l’occasion d’aller y faire un tour en 2014 et, si jamais vous êtes dans le coin, passez au parc des Coteaux découvrir des installations pérennes. Car oui, si beaucoup d’animations ont été créées pour la biennale, certaines d’entre elles ne seront pas détruites, chouette !

Voici un petit résumé des coups de cœur de ce week-end.
 

> Les grands nounours de Nicolas Julliard

Le dispositif Pelomorphes de Nicolas Julliard mettait en scène des sculptures textiles luminescentes dans la pénombre du parc, à la nuit tombée. Pour la faire simple, l’artiste a imaginé des nounours géants assez transparents –mais quand même tout doux- pour que la guirlande lumineuse glissée en eux les fasse briller dans le noir. Un gros coup de cœur qui nous a replongées en enfance, oui, on a soudainement eu 6 ans.
 
> Le village de Laurent Tixador
 


 
La production de Laurent Tixador s’inscrit entre création contemporaine et recherche sur les usages du parc. Cette année, le Festival lui a confié "l’occupation" de l’un des espaces du parc des Coteaux durant le mois de septembre pour une résidence exceptionnelle. L’artiste-aventurier a été accompagné d’une quinzaine de volontaires pour occuper et explorer ce lieu quasi sauvage. Au fil des semaines, ces "ermites" ont mis en place une organisation rationnelle au sein de leur communauté afin d’aménager des espaces personnels et de faire exister une forme rudimentaire d’organisation sociale. Avec l’aide d’une machette, de clous, et de beaucoup de muscles, la petite bande a réussi à réaliser le rêve de tout enfant : un village avec des cabanes, une cuisine et même un "restaurant italien". Au menu, spaghetti confectionnés à l’aide d’une machine à pâtes construite en bois (au premier plan sur la photo) et prosciutto fumé maison !
 
> Pause de Lynn Pook et Julien Clauss
 

L’expérience certainement la plus étrange du séjour. Nous avons été invités à prendre place dans 5 hamacs reliés entre eux. Un réseau de 70 haut-parleurs vibrants et diffusant des sons électroniques a été directement posé sur notre peau à différents endroits du corps… Notre corps est alors devenu une caisse de résonance car les vibrations nous effleuraient, massaient et titillaient. Résultat, on a tous pu écouter la "musique" de notre corps…. Plus d’informations sur Pause sur le site de Lynn
 
> Les refuges
 

 
"Dormir à la belle étoile", c’est de cette expression qu’est partie Stéphane Thidet pour réaliser un campement dans les bois, en forme d’étoile. 5 branches pour 5 couchettes, c’est petit mais on y est bien. Enroulé dans son sac de couchage, on peut y dormir gratuitement de mai à octobre. Si vous préférez un peu plus de confort, le "nuage", une œuvre de Zébra3 / Buy-Sellf imaginée par Bruit du frigo s’offre à vous. Ce refuge périurbain pouvant accueillir 7 personnes a rencontré un succès remarquable lors de la première édition du festival (il y a deux ans) et affiche complet chaque été depuis. Franchement, entre potes, ça peut être sympa non ?
 
> Les meubles d’Anne Laure Boyer
 

 
Anne Laure Boyer réactive les mémoires des territoires délaissés. Avec la photo, la vidéo, la collecte de paroles, d’histoires et d’objets, elle tisse un regard tour à tour sensible, critique ou onirique sur la destruction-reconstruction des bâtis et des vécus, entre passé et futur. Entre Paris, sa ville d’origine, Milan, (Académie des Beaux-Arts), Strasbourg, (école des arts décoratifs), Casablanca et Marseille, son parcours artistique est aussi géographique. En s’attachant à des territoires particuliers, elle compose son travail à partir de son immersion dans des situations de mutations urbaines .Cette année, dans le parc des Coteaux de Bordeaux, elle a déposé fauteuil, canapé et coiffeuse qui finiront leurs jours paisiblement dans les bois dans 4 cachettes intimes et méconnues…
 
> Au fond du trou de Carol Bîmes
 


 
L’installation proposée par Carol Bîmes est un cratère d’impact, comme si une comète était entrée en collision avec le parc des Coteaux. Le visiteur est invité à expérimenter physiquement et mentalement un espace vide en creux, qui serait issu d’un phénomène spectaculaire. Celui qui va à la rencontre du cratère peut s’installer tranquillement au fond du trou pour contempler de jour une partie du ciel ou de nuit pour observer la voie lactée et se perdre dans l’infini. Une des meilleures installations, autant vous dire qu’on a adoré se prélasser dans l’herbe et y faire des roulé – boulé ! (installation à découvrir au domaine de la Burthe, Floirac)
 
 > Le bar brasserimes
 
 
Le Bar Brasserimes, bar à poèmes, est une animation théâtrale de la compagnie Oxymore, en itinérance pendant tout le week-end de la biennale. Le principe : deux serveuses, liseuses de poèmes, proposent une carte détaillée avec, au menu, des cocktails de vers. Selon le cocktail choisi (joyeux, romantique, triste), elles nous susurraient à l’oreille un poème en rapport avec le thème sous une jolie ombrelle. Ça n’arrive pas tous les jours se voir réciter du Verlaine et pourtant, c’est toujours un plaisir à déguster…
 
 

On vous laisse sur cette image poétique de ballons qui flottent sur le lac du parc des Côteaux et, si ce petit récapitulatif du week-end vous a plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de PanOramas pour davantage d’informations !

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