PAMELA HUTE, BANDIT 2.0


Crédit photo: Igor Bolender
 

Après deux EP et un premier album sorti en 2010, Turtle Tales From Overseas, Pamela Hute et ses deux acolytes reviennent avec Bandit, et les pires intentions qui soient : dévaliser nos cœurs et ravir nos âmes. Rencontre.

 
Paulette : Ton nouvel album "Bandit" sort en août prochain. Pendant deux ans, tu l’as beaucoup remis en cause, es-tu maintenant satisfaite du résultat ?
Pamela Hute : Je n’ai jamais remis l’album en cause, j’ai remis notre travail en cause. Il était simplement hors de question que je sorte un disque que je ne pourrais pas défendre. D’une façon générale, je ne suis jamais totalement satisfaite, mais c’est un album dont je suis fière, oui. J’aime infiniment les chansons de Bandit et même si le processus de création et d’enregistrement étaient compliqués, je pense que c’était une étape naturelle, une sorte de passage obligé. Aujourd’hui je pense à tout cela avec tendresse.
 
Dans le clip Just like this on voit comment le groupe est parti s’isoler dans la maison du Sud de la France où le premier album a été enregistré. Ce retour au calme était-il nécessaire pour boucler l’album ?
En réalité, les images sont celles du studio où nous avons enregistré la première version de l’album, qui a été ensuite entièrement ré-enregistré chez moi, dans la maison du Sud de la France. Nous avions beaucoup d’images de cette session studio, et ce petit film était une façon de se remémorer cette expérience (pourtant difficile), en adoptant un ton léger et ensoleillé. Finalement, tout le monde s’en fiche que cela ait été difficile, que cela ait été enregistré ailleurs, avec untel ou sans personne, ce qui importe c’est le résultat, et les chansons. Cependant, partir, s’isoler dans un univers bienveillant et connu, était vital. Je sais maintenant que je n’aime pas les studios, que j’ai besoin de maîtriser le quotidien pour bien travailler.
 
"NOUS SOMMES DES BANDITS 2.0"


Dis-nous en plus sur le titre de l’album, Bandit, c’est toi ?
Tout est parti d’une des chansons de l’album "Running Away"qui raconte le quotidien (un peu interprété) de Colton Harris Moore, le fugitif aux pieds nus surnommé the barefoot bandit. Ce jeune garçon de vingt ans, auteur d’un certain nombre de délits, a fait tourner la police américaine en bourrique pendant plusieurs années, avec une certaine audace. Il est devenu un véritable phénomène avant d’être arrêté en 2010. Ce bandit-là avait l’audace, l’élégance et le romantisme, et incarnait malgré son jeune âge une multitude de références désuètes. Aussi, l’album parle beaucoup de la fuite, du départ, et le mot Bandit s’est imposé naturellement. Je suis un Bandit, très certainement, dans mes chansons, dans mon écriture et dans mes choix. Les garçons aussi, à leur façon, des bad boys disciplinés ! Nous sommes des Bandits 2.0 !
 
"Bandit" est perçu comme moins violent musicalement que ton premier album "Turtle Tales From Overseas". Pamela s’est-elle assagit ?
Je ne crois pas, non. Je pense que c’est un album où l’énergie est plus contrôlée que sur le premier, c’est un disque moins fouillis. Le premier avait tous les défauts d’un premier album, mais il aura toujours une place particulière ; le second a été plus difficile à faire, mais est aussi peut-être un peu plus ambitieux. Mona attachement aux mélodies est infini, j’ai envie d’écrire des chansons. J’ai essayé de faire ça de toute mon âme avec Bandit, alors que  c’était peut-être un peu moins essentiel dans TTFO.
Sur ton blog, tu dis attendre un "Ressenti" quand tu écoutes une chanson, comme avec Nightclubbing de Grace Jones, y a-t-il une chanson qui t’as donné envie de commencer la musique ?
Il n’y a pas une chanson en particulier, mais un disque, oui. C’est Revolver des Beatles. Il y avait tout dans ce disque, les riffs de guitare (Taxman) et la mélodie (For no one, Eleanor Rigby). Tout me ramène toujours aux Beatles, quoi que je fasse. C’est une encyclopédie du rock et de la mélodie.
 
Tu as écrit "J’aime profondément ce disque et ce qu’il va devenir, mais je n’ai pas aimé le faire" est-ce la remise en question permanente de ton travail qui te torture ?
Maintenant, et avec quelques mois de recul, je me marre. Je savais bien que cela se passerait de cette façon. Je ne suis pas torturée, mais je ne supporte pas la perspective du regret. J’avais peur de regretter, de ne pas assumer ce disque, et cela me mettait dans un état dramatique. Lorsque j’ai décidé de le refaire, j’ai instantanément retrouvé le sommeil ; je n’avais pas commencé, mais je savais que j’allais dans la bonne direction. Je suis très intuitive quand je me trompe, je m’en rends compte assez vite, mais parfois un peu trop tard, et je le supporte assez mal.


 

Tu aimes te ressourcer dans le Sud et fuir la grisaille mais y-a-il des coins ailleurs en France que tu apprécies et recommande aux lectrices ?
J’avoue que je suis très attachée à cette maison de Dordogne. C’est à la fois verdoyant et parfois très sec, très aride. La pierre est blanche dans cette partie de la région que j’aime, calcaire, douce et reposante, et je ne m’en lasse pas. Du coup, c’est vrai, je me balade assez peu d’autres coins à part quand je suis en tournée. Ah, si,  j’aime beaucoup la mer en Normandie, mais uniquement l’hiver. C’est mon  petit côté anglais !
 
Quelle est la pièce fétiche du dressing de Pamela ?
Je suis complètement addict aux vestes et aux costards coupés à l’anglaise. Pantalons cigarettes, vestes cintrées. C’est mon uniforme. Il y a aussi quelques chemises de mon copain Bob Carpenter dans ma garde-robe http:/www.bobcarpenter.fr 
 
Un dernier conseil à donner aux Paulette ?
"Soyez naturelles. Bises aux Paulette !"
 
 
PAMELA HUTE :: BANDIT (EP)                  
Sortie le 23 mars 2012
Tôt ou Tard / Wagram
 

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