ONE MAN SHOW : ALEX DARMON

Après avoir joué au Feux de la Rampe et au Splendid, Alex Darmon s’attaque désormais au Théâtre le Temple avec son one-man-show.
Tour à tour étudiant fauché, moniteur de camp de vacances et dragueur à l’eau de rose dans le métro, ce jeune comique de 23 ans enchaîne les rôles comme il enchaîne les blagues. Rencontre avec ce beau gosse de l’humour au déhanché exceptionnel.
 
Paulette : Un étudiant en école de commerce qui fait son one-man-show, c’est plutôt étonnant, non ?
Alex Darmon : Tout a commencé en classe de seconde, quand il a fallu trouver un stage en entreprise. Je ne voulais pas me lever tôt le matin alors on m’a suggéré d’aller bosser dans un théâtre parce que, comme ça, je pourrais me lever à 13h (rires). Finalement, j’ai trouvé un stage en tant qu’ouvreur et, chaque soir, je voyais les artistes jouer. Ça m’a tellement plu que j’ai décidé d’en faire mon métier. J’ai passé mon bac pour faire plaisir à mes parents et j’ai continué mes études en école de commerce tout en étant au théâtre le samedi et le dimanche. J’aime la scène par-dessus tout, le contact avec les gens, je m’éclate bien !
 
Tu es également animateur sur Radio Campus ?
Et oui, en plus de tout ça je fais quelques émissions sur Radio Campus. Et je suis aussi chroniqueur pour Guillaume Durand, j’ai fait ma première télé le 24 février et j’ai été rappelé pour en refaire deux autres au mois d’avril. Non vraiment, tout se passe bien, je suis content, j’espère que ça va continuer comme ça.
 
Si ça marche si bien, c’est peut-être parce que tu as réussi à cerner ce qui fait rire les gens, à savoir les histoires vraies, celles auxquelles ils peuvent s’identifier ?
Oui voilà ! Quand, dans mon spectacle, je raconte des anecdotes sur ma mère qui ne sait pas envoyer de textos ou que j’imite les discours de motivation de mon entraîneur de rugby, tout ça, c’est véridique. J’ai joué douze ans au rugby. (Silence). J’aimais vraiment ça, surtout la troisième mi-temps où tu déconnes avec tes potes… Bref, je me suis dit que je pourrais faire rire les gens avec ce genre d’expériences. Pareil pour la JAPD (Journée d’appel à la défense, ndlr), ça m’a marqué à vie et je me suis rendu compte que c’était le cas pour beaucoup d’entre nous alors je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse un truc là-dessus et que je parle de ce fameux critérium qu’ils te donnent en cadeau à la fin (rires) !
 
Le sketch où tu parodies la drague version masculine est criant de vérité. Surtout le passage "Eh mademoiselle ? Vous vous appelleriez pas Biscotte par hasard ? Parce que vous êtes craquante…" est hilarant ! Ça m’a fait repenser au sketch de Bérengère Krief, sur les techniques des relous…
On est de la même génération avec Bérengère, c’est vraiment un compliment que tu me fais là, j’adore ce qu’elle fait, j’adore quand elle parle des mecs, c’est toujours très drôle.
 
Tu parles également beaucoup des filles dans ton spectacle…
Ben oui, évidemment ! Les filles c’est primordial dans ma vie. Je suis jeune, j’ai 23 ans, je suis charmeur… (Rires). Pour te dire la vérité, je suis très timide avec les filles ! J’ai d’ailleurs remarqué que la timidité était la meilleure technique de drague en soirée. Tu te mets dans un coin, tu ne dis rien et tu te laisses regarder…
 
Et l’humour, ça n’est pas mieux comme technique de drague ? " Femme qui rit à moitié dans son lit"…
C’est des foutaises ça ! Toi tu penses qu’une femme qui rit est davantage séduite ?
 
Ben oui, carrément !
Bon okay, je prends note alors (rires) ! Non, sérieusement, pour moi les femmes c’est super important. Mon avant-dernière chronique sur Radio Campus portait sur la Journée de la femme. Je disais que je ne comprenais pas pourquoi on faisait une Journée de la femme au même titre que le Téléthon ou que la Journée des lépreux. Sérieusement, il y a un problème, la femme est malade en France ! C’est nul. Moi j’adore les femmes, d’ailleurs elles viennent très nombreuses à mon spectacle. Même si je ne comprends pas trop pourquoi au final…
 
Mais c’est pour toi qu’elles viennent toutes !
Mais oui, je sais, ça en devient gênant (rires). Pour la prolongation du spectacle, j’ai pensé rajouter en gros sur l’affiche "Alex Darmon : le spectacle qui ramène le plus de meufs à Paris" mais je me suis ravisé… Vraiment, de manière générale, je trouve que c’est un spectacle multi-générationnel, à voir en famille, dans les rangs je vois aussi bien des enfants de 10 ans que des mamies de 70 ans ! Peu importe l’âge ou le sexe, je veux juste que les gens prennent du plaisir, qu’ils se sentent à l’aise, d’ailleurs j’essaie de faire participer un maximum le public. (Silence. Il regarde ses pieds.) Dis, est-ce que tu aimes mes chaussures ?
 
Euh oui, pourquoi ?
Parce que je les ai achetées hier, c’est la première fois que je les mets… Je suis tout émoustillé !
 
Si tu veux qu’on parle chaussures alors dis moi pourquoi, sur scène, tu portes des Converse avec un costume ?
Ouais, c’est le détail qui tue un peu non ? C’est parce que je voulais affirmer ma jeunesse ! C’est la petite touche Disneyworld. Tout le spectacle est basé sur ma prise d’indépendance, le départ de chez mes parents, la fin de mes études, mon premier prêt à la banque et je trouve que ma tenue représente très bien cette contradiction.
 
Ça se tient ! Dernière question, qui n’a rien à voir avec la mode : tout au long de ton spectacle tu évoques le "peuple élu", la "bar-mitsvah", des tas de référence à la culture juive… Encore un comique qui met ses racines en avant ?
Non, non, ce n’était pas du tout volontaire, mais ça prouve une chose : que c’est en moi. Je n’ai pas forcément envie de revendiquer d’où je viens. Je suis très fier de ce que je suis, de mes origines évidemment, mais je ne veux pas baser mon business là-dessus. J’estime que pour faire rire les gens, il faut parler de choses qu’on connaît, et ça, en l’occurrence, je connais très bien et c’est pourquoi j’aborde le sujet à plusieurs reprises. Mais ce n’était pas l’intention initiale.
 
Une petite dédicace à Paulette avant de partir ?
Mais bien sûr ! Déjà, bravo pour le nom, c’est super avant-gardiste (rires) ! Ensuite, j’ai envie de dire aux lectrices et aux lecteurs de Paulette que, s’ils viennent voir mon spectacle, qu’ils aiment, et qu’ils veulent revenir une deuxième fois avec des amis ou des proches, alors pas besoin de payer de nouveau leur place. Elle leur sera offerte, il suffira de le préciser au moment de la réservation !

ALEX DARMON "S’INSTALLE"                  

Théâtre le Temple – Paris 11e

Résa : 08 92 35 00 15       
www.theatreletemple.com

Spectacle prolongé jusqu’en juin 2011

 

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