ON Y ETAIT : LE PRINTEMPS DE BOURGES


Comme il faisait très chaud la semaine dernière, j’ai enfilé ma plus belle robe et me suis rendue dans la merveilleuse campagne Berrichonne, direction Bourges pour le premier festival du Printemps.

Un début de festivité très agréable avec une météo plus que clémente qui promettait de belles découvertes pour les esgourdes, le tout placé sous les sunlights des tropiques. Malheureusement, le sort en a fait autrement, transformant ce mini Coachella made in France en véritable foire de Dunkerque. Rassurez-vous cependant, la scène n‘en fut pas moins électrique et passionnante !
 
>Jeudi soir
21h11- Arrivée à la gare de Bourges, 25 degrés. 20 minutes pour rejoindre l’hôtel et déposer ma valise avant de rejoindre le site du Festival, situé sur les berges de l’Auron.


22h30- Mon badge récupéré, me voilà parti au W où se tient le concert de Mika et où je m’émoustille sur ces bons gros tubes commerciaux. Juste le temps d’écouter les grands classiques de Big girl, Relax Take it easy à Grâce Kelly que je me dirige vers l’espace pro prendre un petit remontant avant d’affronter ma folle nuit. Là-bas,  l’espace 22 Est pour une soirée aux couleurs canadiennes avec le quator montréalais Half Moon Run qui a électrisé la scène avec ses guitares tantôt folk, tantôt pop. Retrouvez les bientôt en interview sur Paulette d’ailleurs ! De Full Circle à Give up ou encore Call me in the afternoon, leurs voix à l’écho lointain donnent envie de s’évader avec eux dans les grands espaces d’Amérique du Nord…

 
00H30- Autre spécimen venu de Nouvelle-Écosse cette fois-ci, Rich Aucoin enflamme la scène avec son électro-pop lumineuse; le public est ensorcelé et sautillement frénétiquement.
 
Le reste de la nuit, je l’ai passé à l’after du Magic Mirror, sorte de cirque burlesque où un vieux bedonnant du nom de DJ l’ancien passe des mix surréalistes, mélanges de tubes rétro de la musique du monde. J’ai pu danser sur un Rock the casbah version raï : LEGEN-DARY!
 
>Vendredi
Réveil 10H00. Malgré une petite nuit et la pluie battante, je me lance dans une journée marathon avec au programme : interview du DJ caennais Superpoze, rencontre avec les rockeurs de Posterboy and the Machine, Bow Low et enfin entretien avec Tomorrow’s world, le duo hypnotique darkwave de Jean-Benoît Dunckel (ex Air) et Lou Hayter. On vous promet du bon les Paulette !

 
18h00 : Les trombes d’eau continuent de s’abattre sur la ville et je décide de m’abriter sous la bâche de la scène pression Live (brasserie Kronenbourg). Un arrêt que je ne regrette pas car j’ai pu y découvrir la programmation pointue du Mama Festival dont l’américaine Phoebe Jean and the Air Force et sa musique hybride, située entre électronique magnétique, funk galvanisante et rythmes poppy.
 

20H30-Pour inaugurer cette deuxième soirée de festivités, rien de mieux qu’un petit concert aux côtés de Woodkid, qui demeurera vraiment LE moment fort de ce festival pour moi. Que ses détracteurs se ravisent, je suis plus que charmée par sa voix abyssale, sa mélancolie subtile et ses mélodies symphoniques.  Mais le plus époustouflant chez Woodkid, c’‘est cette cohérence et ce soin apporté au fond comme à la forme. Des effets de lumières parfaitement calibrés avec la musique, une esthétique unique à coup de visuels 3D à couper le souffle, une musique savamment orchestrée, l’ensemble transportant le public dans une sorte de procession tribale dont on n’a pas envie de sortir.
 
Après 20 minutes de pause pour me remettre de cette gifle scénique,  je me rends au 22 Ouest pour voir Tomorrow’s World. Malgré quelques problèmes techniques, et une chanteuse visiblement peu à l’aise dans sa robe disco brillant de mille feux, j’ai quand même été transportée par l’univers envoûtant de ce duo lyrique et sensuel qui chante l’amour au son des synthétiseurs.

 
23h30: Arrivée de Lescop sur scène. Frénésie immédiate du public visiblement ensorcelé par les beats électroniques et les chansons fauves du chanteur. La foule se déhanche mécaniquement sur des titres obsédants de La forêt ou Nuit américaine. Même si on a parfois du mal à saisir l’univers interne du chanteur, qui semblait bien peuplé le soir du concert, la foule est possédée.
 
00h30- Direction le 22 Est pour les sets célestes de  Superpoze et son électro élevée aux grands espaces. 
 
>Samedi
14h00, après une matinée de sommeil bien méritée, j’ai décidé de m’offrir un vent de fraîcheur en faisant un tour du côté de la scène SFR Jeunes talents et j’ai pu y croiser les Colours in the street. Ce jeune quatuor (la majorité tout juste), proposent une pop fraîche et lumineuse, bercée par des influences indie-rock anglo-saxonnes, avec une voix rappelant sur certaines chansons celle de Chris Martin (le chanteur de Coldplay, ndlr). Petits mais costauds, ils sont un groupe à suivre puisqu’ils ont déjà remporté de nombreux concours comme Lauréat SFR Jeunes talents 2012 mais également le Ricard S.A Live Session, qui leur a valu de signer un EP en label ainsi qu’une tournée de 7 dates en première partie des Naïve New Beaters. Ils seront à Paris le 3 et 16 mai au Trianon et à la Flèche d’or pour ceux qui souhaitent découvrir leur EP Paper Child.

 
Dans un style plus garage, j’ai aussi découvert Balinger, un groupe indie rock aux guitares déchaînées. Mention spéciale à la voix du chanteur qui réchauffe les coeurs sur Fire Burning.
 
20h30 – Bouquet final de cette saga de festival avec la soirée Rock’n’Beat. Mes pieds crient NON mais mon corps et ma tête disent OUI. Apéro musical à base du trio classico-électro Aufgang (à retrouver très vite sur Paulette également) au célèbre Palais d’Auron, puis rendez-vous au W pour les charmants rockeurs de The Vaccines qui ont enflammé le très jeune public venu les admirer (à 25 ans, je faisais office de sénior) et enfin Breakbot, manquant un peu de chaleur humaine à mon goût, mais qui s’était heureusement déplacé avec Irfane, le chanteur à la voix funk.

 
00h30: Fin de soirée plus suave avec l’artiste germano-ghanéenne Y’akoto, venue réchauffer la salle avec son timbre blues  et ses rythmes colorés entre soul, zouk et musiques du monde pour un dernier cocktail musical cosmopolite.
 

>Plus d’infos sur http://www.printemps-bourges.com/

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