OLGA KOUKLAKI, LA PETITE POUPÉE GRECQUE


 
Après un premier album éléctro, Getalife, encensé par la critique, Olga Kouklaki revient avec un second opus, I U Need.

Si en grec son nom signifie petite poupée, ne vous y méprenez pas, sa voix sensuelle et grave et ses chansons hypnotiques ne font pas d’elle une baby doll ! Lynch, référence incontournable de l’artiste, plane sur cet album qui vise à dénoncer "la mauvaise communication dans notre époque hypocrite". Rencontre avec une Paulette comme on les aime.

 
Paulette : Olga, peux-tu nous raconter un peu ton parcours ?
Olga : Je viens du milieu de la “musique classique”, c’est-à-dire que j’ai étudié le piano. Je me suis mis à mixer en même temps (dj-ing) car mon second passe-temps était d’acheter des disques et de découvrir des nouveautés, surtout de la musique électronique.
 
Quel a été le déclic entre la musique classique et l’électro ?
Ma curiosité au sujet de la création et du son ! Je ne comprenais pas comment on pouvait créer un son en partant de 0 et composer sans utiliser un instrument classique comme le piano ou la guitare. Du coup, en parallèle à mes études, je me suis mise à apprendre les logiciels de la production de musique. Et depuis, j’essaie de combiner mes deux univers, et donc, de créer des chansons au piano avec des accords "classiques" mais "entourés" de plein de sons électroniques…ou le contraire.
 
Quand es tu venue en France pour la première fois ?
En 2001, pour travailler chez F-com, le célèbre label de Laurent Garnier. À l’époque, j’étudiais aussi l’architecture d’intérieur, et comme je n’avais pas vraiment les moyens de débarquer en France comme ça, j’ai profité des programmes Erasmus et Leonardo de mon université grecque. Je suis donc arrivée comme étudiante mais j’ai aussi commencé à travailler chez F-Com.
 

 Photo d’Yves Bottalico
Quel lien entretiens-tu avec la France ?
Mon amour et mon admiration pour le pays et sa culture. Ça a commencé il y a longtemps, avec mes études classiques au piano : mes modèles étaient Ravel et Debussy. Ensuite, j’ai commencé à prendre des cours de français car j’adorais la langue, et aujourd’hui, la France, je la sens comme mon deuxième pays. Evidemment, la musique joue un rôle très important dans tout ça.
 
Marc Collin, de Nouvelle Vague est devenu ton pygmalion. Comment vous êtes vous rencontrés ?
On s’est rencontrés pendant une tourné de F-com à Lausanne (bien avant Nouvelle Vague). Après le concert, on rentrait à Paris en voiture, moi je travaillais au casque sur un de mes titres, Marc, curieux, voulait écouter ce que je faisais. On s’est mis à discuter de la musique, de mon parcours etc, et quelques mois plus tard, après avoir écouté d’autres morceaux, il m’a proposé de me produire un album. 
 
"CERTAINS DE MES TITRES SONT INSPIRÉS DE LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE D’AUJOURD’HUI."
 
Grâce à lui tu as composé ton premier album, Get a life, sorti en 2008. Aujourd’hui tu sors I U need, un peu plus noir mais aussi beaucoup plus voluptueux, glamour. Que s’est-il passé entre ces deux albums, la poupée a grandi ?
Il y a plein de choses qui se sont passées depuis, surtout dans ma vie. Oui, peut être que j’ai grandi aussi, mais surtout, avec toutes mes nouvelles expériences et la confiance que j’ai acquis depuis, j’ai osé faire un projet plus ouvert, sans frontières de styles musicaux, j’ai aussi donné plus d’ énergie à chaque titre et invité d’autres artistes (Fred Avril, Mélanie Pain, Liset Alea, Tim Keegan)
 
Quels ont été les images et les sons qui t’ont inspiré pour ce nouvel album ? Qu’est ce qui te traversait l’esprit pendant le processus de création ?
Quand je crée, c’est un processus assez spontané. Je veux dire par là que je ne suis pas consciente de ce que je fais au départ. La plupart du temps, ce sont mes sentiments ou mes pensées qui me dirigent vers la création. Maintenant, effectivement, je peux dire que oui, “Hollow Lives” ou “Who are you” sont des titres inspirés par la situation économique et sociale d’aujourd’hui, “Sweetheart” représente ma vision cynique des clichés de la féminité, “I U need” ma réflexion sur les problèmes de communication entre nous… Les sons changent en suivant l’histoire et le contenu de chaque titre.
 

Pourquoi ce titre d’album justement ? I U need ?
Avec ce jeu de mots (“I” et “U”), je veux dénoncer la mauvaise communication dans nos relations personnelles; une mauvaise communication qui arrive très souvent à cause du manque d’effort ou alors à cause de notre époque hypocrite. Et je trouve cela vraiment dommage et assez grave, car je crois que ce qui nous reste, le plus important dans la vie, c’est nos relations humaines.
 
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Alors, pour faire plaisir à ceux qui veulent voir une expo ou prendre un café dans un jardin caché, il y a SixDogs. Pour ceux qui veulent encore voir une expo, faire du shopping “vintage” et prendre un verre, il y a Booze. Pour ceux qui veulent prendre un verre en terrasse, acheter des vinyles, voir des concerts ou faire des soirées avec des super djs, il y a Bios !
 
Une dédicace à Paulette ?
Continuez à rendre les gens -et surtout les filles- heureuses avec votre magazine !
 
Surprise
 
Paulette vous offre 3 lots comportant chacun 1 totebag + 1 CD + 2 places de concert pour aller voir Olga le 19 avril à Paris. Les 3 gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses à la question suivante :
Sur quel morceau de Poni Hoax Olga a-t-elle posé sa voix en 2006 ? 
 
OLGA KOUKAKLI :: I U NEED                       
Kwaidan
Sortie le 5 mars 2012
 
 
Concert :
19/04 : Nouveau Casino, Paris
 
 

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