NASTY GAL DÉBARQUE EN FRANCE : ON A RENCONTRÉ KELLY BYRNE, DIRECTRICE COMMERCIALE DE LA MARQUE

Nasty Gal, c’est la marque américaine des vingtenaires fans de mode qui savent allier style impeccable et détails fun, pour déambuler dans les rues de New York, de San Francisco ou de Los Angeles avec assurance. C’est 400 nouvelles pièces par semaine et une popularité grandissante. Et si le site était uniquement accessible en anglais jusque là, le 29 avril, la version française a été lancée pour notre plus grand plaisir.

Au-delà d’y voir un peu plus clair niveau description et de découvrir des modèles à tomber sur nos influenceuses françaises préférées (coucou Lena Simonne), cela signifie aussi qu’on peut dire au revoir aux taxes et bonjour à la livraison rapide (avant réservée aux US et Royaume-Uni).

On a rencontré Kelly Byrne, la directrice commerciale, lors de son passage à Paris pour parler mode, inspirations et comment devenir une girlboss digne de ce nom.

Qui est la femme Nasty Gal ?

La femme Nasty Gal est très insouciante, insolente, elle a un style plutôt alternatif. Elle aime les pièces bohèmes, vintage, s’inspire davantage des époques précédentes comme les années 60, 70 ou 80 que des tendances actuelles. Elle a confiance en elle, elle est audacieuse, unique et représente la vraie girlboss, qui prend son destin en main.

Qu’est-ce qui vous plaît chez Nasty Gal ?

J’adore voir comment les gens accueillent la marque. Quand nous l’avons intégrée au groupe, il y a deux ans, le marché était minuscule au Royaume-Uni, et en l’espace de 18 mois, c’est devenu énorme. Ils veulent quelque chose de nouveau. Les collaborations que nous mettons en place sont aussi très inspirantes. Nous ne choisissons pas de grosses stars mais des personnes dont les abonnées sont très engagées, et puis on crée des lignes avec elles. Emma Louise Connolly par exemple, son style est unique, c’est une femme sincère, qui a les pieds sur terre, les gens s’identifient à sa personnalité et à sa façon de s’habiller. Et ses collections se vendent en quelques minutes.

Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui voudrait améliorer son style ?

L’essence de Nasty Gal est de s’habiller pour soi, de prendre un look et de se l’approprier. Sur le site, on donne des conseils mais on veut surtout que vous portiez nos vêtements avec votre touche à vous. Alors je dirais de ne pas copier quelqu’un d’autre mais plutôt de trouver ce qui nous définit nous.

Le mouvement body-positive est-il important pour vous ?

Oui, complètement. Nous sommes d’ailleurs en train de développer nos pièces jusqu’à la taille 52 (UK 24) car nous souhaitons être une destination mode pour tout le monde, et cela passe par faire un effort pour être plus inclusif. Nous sélectionnons également des influenceurs de toutes les ethnies, de toutes les morphologies, de toutes les origines, pour que chaque cliente puisse s’identifier chez Nasty Gal.

Comment voyez-vous l’industrie de la mode évoluer ?

Le sujet du moment est évidemment autour de la mode éthique. Et même si nous devons toujours être réactif et utiliser les réseaux sociaux pour nous inspirer, nous essayons de nous investir davantage dans cette voie. Nasty Gal possède une section vintage qui offre une nouvelle collection tous les deux à trois mois – nous travaillons avec des fournisseurs du monde entier. On source des vieux Levi’s qu’on customisera, des bandanas, des boucles, des ceintures… Cela fait partie de l’ADN originel de Nasty Gal et nous ne voulons pas perdre ça. Nous avons aussi lancé une gamme de maillots de bain confectionnés en tissus recyclés, on fait de plus en plus de choses.

Crédit : Nasty Gal

Que dire à quelqu’un qui juge que nos rêves ne sont pas réalisables ?

Je n’écouterais même pas ce que cette personne a à dire. Ca n’a aucun sens de dire ça. Personnellement, je pense que tout est réalisable, il suffit de travailler dur ; on n’a jamais rien sans rien. Mais si vous êtes prêtes à bosser, à enchaîner les expériences professionnelles, vous y arriverez. A l’université, j’ai fait 3, 4 boulots différents pour apprendre le plus possible et c’est ce qui fait la différence pour moi.

Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui veut faire carrière dans la mode ?

Une fois encore : l’expérience. Beaucoup de jeunes gens pensent directement aux marques de luxe quand ils envisagent la mode, mais l’industrie est tellement large, il y a énormément d’opportunités dans le e-commerce, et il est important de passer par l’expérience pour savoir quel rôle vous conviendrait. Beaucoup pensent aussi au côté paillettes et glamour du milieu. Mais la vérité c’est que c’est souvent loins d’être glamour. Les heures sont longues, aucun jour ne se ressemble, c’est intéressant, unique – mais pas toujours glamour. Il faut surtout avoir l’esprit ouvert.

Comment gérer une super carrière et sa vie perso à côté ?

J’ai des enfants, un boulot prenant, et je pense que la clé c’est d’être entourée, qu’il s’agisse de votre partenaire ou de votre famille, et surtout d’aimer ce que vous faites. Je sais que c’est très cliché, mais c’est la vérité : aimez ce que vous faites et vous profiterez tout autant de votre vie perso.

Article de Pauline Machado

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