MARIE MADELEINE, VIERGE EFFAROUCHÉE ?


Marie Madeleine, c’est Jarco Weiss, Herr 2003 et Gregory Wagenheim. Issus du milieu hip hop, ils proposent avec leur nouvelle formation un univers pop new wave aux rythmes chamaniques teintés de synthés et violons. Après plusieurs mixes postés sur la toile, le groupe sort enfin son premier EP chez Ekler’O’Shock records.
 
Paulette : Pourquoi avoir choisi le nom d’une vierge effarouchée pour le groupe ?
Jarco : C’est un vieux délire. Marie Madeleine, c’est la femme forte et pute, la femme quoi. On aime cette dualité. Au départ, je voulais appeler le groupe Salope, mais les autres n’ont pas voulu. Marie Madeleine, c’est aussi un clin d’œil à la religion même si on n’est pas des enfants de chœur.
 
Vous venez du milieu hip-hop. Comment s’est faite la transition ?
Jarco : Le hip hop fait partie de notre culture, mais n’est pas vraiment important.
Maxime : On évolue tout simplement. Il y a 20 ans j’écoutais du hip hop, y a 10 ans de l’électro avec des périodes jazz… C’est comme ça la vie.
 
Jarco tu es passé de Dj à chanteur. Comment as-tu trouvé ta voix ?
Jarco : C’est un accident complet, avant je détestais ma voix, je ne pouvais pas m’écouter. Puis un jour on s’est retrouvé tous les trois, Greg nous a fait écouter un morceau et j’ai commencé à fredonner dessus. On a fait le morceau en une soirée.
 
C’est Maxime aka Herr2003 qui compose. Comment est né ce concept de son "Dark Disco" ?
Maxime : J’ai produit les premiers sons, Jarco a commencé à chanter dessus puis Greg est arrivé. Aujourd’hui, on privilégie la composition à trois. Greg fait la basse, on écrit les lignes de synthé ensemble… Concernant l’appellation "Dark Disco", je lui préfère celle de "Disco Wave".
 
Vos idoles musicales ?
Maxime : John Coltraine
Greg : The Cure
Jarco : Lady Gaga ! Non, mets Johnny Cash !
 
Quels châtiments avez-vous dû endurer avant d’être signés sur EOS ?
Jarco : Mixer aux 10 ans de Delanoë à la Marie de Paris. Enfin j’aime bien Bertrand donc ce n’était pas un châtiment ! Plus sérieusement, la signature sur EOS s’est faite toute seule. Je mixais très souvent avec Matthieu (Gazier, le fondateur du label ndlr.) et il aimait bien ce que l’on faisait. La nuit du 14 au 15 mai – le jour de l’anniversaire de mon père et de Matthieu – on mixait sur le bateau Arte à Cannes. J’ai passé un de nos morceaux et au petit matin Matthieu m’a dit : "C’est bon, je vous signe."

 


Pourquoi avoir baptisé votre premier EP Swimming Pool ?
Jarco : C’est le nom de l’un de nos morceaux qui raconte une histoire de lolita. Une lolita et un vieux au bord d’une piscine. C’est en partie une histoire vécue. Quand j’écris, je suis très inspiré par le cinéma, celui de Kubrick notamment, et de ce que je vis.
 
Parlez-nous des remixes de Swimming Pool que l’on retrouvera également sur l’EP.
Greg : Celui de Jacques Renault (DFA) défonce !
Jarco : Oui on est tous très fans de Jacques Renault, plus j’écoute ce remix, plus je l’aime. Sinon celui de Panteros 666 est plus dance, il est très intéressant aussi.
Maxime : Moi mon préféré c’est celui d’Anteros & Thanaton.
 
Pour terminer, écrivez votre propre épitaphe.
Maxime : "C’était bien".
Greg : "J’avais raison… Et je vous emmerde !"
Jarco : "Je vous aurais bien eus" et je rajouterais un "Fuck Off", parce que ça fait bien.
 
 
MARIE MADELEINE :: SWIMMING POOL (EP)
EOS records
Disponible depuis le 19 septembre 2011
 
REMIXES : Jacques Renault, Panteros
666, Anteros et Thanaton
 

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