L’UNIVERS FANTASTIQUE D’ALEX PAN

Après avoir fait chavirer la piste des Étoiles lors de la Nuit Bleue de Paulette, rencontre avec Alex Pan alias Peter Pan, DJ parisien, directeur artistique chez radiooooo.com, producteur et moitié du groupe Polo & Pan ! Découvrez l’univers fantastique de cet enfant de la musique.

 
Paulette : Commençons par le début, pourquoi avoir choisi comme nom de scène Peter Pan, une référence à la jeunesse éternelle ?
Oui à la jeunesse, à la nostalgie, aux souvenirs d’enfance qui sont ma principale source d’inspiration. C’est aussi la terminaison de mon nom de famille, et ayant deux parents psy le syndrome de Peter Pan, j’ai toujours baigné dedans.
 
Faire de la musique a toujours été une évidence ? Qu’est-ce qui t’a poussé à prendre cette direction ?
J’ai commencé le piano à l’âge de 3 ans, et puis j’ai suivi une formation classique au conservatoire du 10ème arrondissement de Paris, où j’y ai joué piano, violoncelle et percussions. Alors, me produire sur scène était juste une excuse pour pouvoir diffuser toute la musique que j’avais accumulé depuis très longtemps. J’ai d’abord commencé à organiser des blind-tests pendant des années avant de devenir dj. J’ai toujours ressenti ce besoin de devoir absolument m’exprimer par la musique.
 
Te souviens-tu de ton premier dj set ?
C’était au Café Bonnie dans le 10ème, ce fut ma première résidence, il y a 12 ans environ, et voilà, depuis il y a eu un petit peu de chemin.
 
Un morceau que tu as envie de nous faire écouter ?
Plantasia de Mort Garson, c’est un morceau qui a été créé dans le but de faire pousser les plantes de façon harmonieuse, c’est sublime.
 
Quel est ton meilleur souvenir en tant que dj ?
Mon meilleur souvenir… ça dépend pourquoi, j’en ai accumulé pas mal, mais je dirais que d’avoir pu partager le plateau au côté Giorgio Moroder, une de mes idoles, pour le dîner de l’Amfar à Cannes, était un très grand moment.
 
Une personne avec qui tu aimerais collaborer ?
Quelqu’un de vivant ? Parce que j’aurais rêvé de jouer au côté de Maurice Ravel ! Mais actuellement ce serait Sébastien Tellier, pour moi nos univers concordent, il est une source d’inspiration et je serai ravi un jour de pouvoir collaborer avec lui.
 
Le secret de fabrication de tes sets ?
Je ne les prépare jamais vraiment, j’aime prendre 20 minutes en arrivant à une soirée pour sonder l’ambiance et l’atmosphère, je fais alors une playlist en fonction du feeling que je ressens à ce moment.
 
Un objet dont tu ne te sépares jamais ?
Mon mini clavier akai avec qui je parcours le monde et qui me permet de faire mes productions un peu partout.
 
Le dernier concert où tu es allé ?
Benjamin Clémentine.
 
Quelle est la chanson que tu écoutes en boucle en ce moment ?
Colombe de Turzi, c’est magnifique, c’est un morceau pour lequel on est entrain de faire un remix avec Polo & Pan et qui va bientôt sortir au sein du label Record Makers.


 
Justement en parlant de Polo & Pan, tu nous racontes ta rencontre avec Polocorp ?
Pour l’anecdote, sans se connaître nous étions dans le même internat, mais c’est par l’agence de booking Tête d’Affiche, pour laquelle je travaille depuis 2008, que l’on s’est vraiment rencontré. Il se trouve que j’aimais beaucoup sa façon d’être, sa discrétion, sa façon de ne jamais vouloir s’imposer. Et un jour j’avais une prod à finir et il m’a proposé de m’aider, je suis donc allé le voir chez lui à la Sira où il a son studio de production sonore et ça a tout de suite collé ! On a très vite décidé d’aller plus loin et de collaborer ensemble.
 
Vous avez une musique remplie d’une énergie positive, très fantastique, avec un certain mélange des genres, est-ce que tu dirais que cela représente bien la fusion de vos deux univers ?
En fait quand je parlais de l’enfance, c’est ça et on le ressent dans notre musique. Nous avons une manière de produire qui est très simple, dès lors que notre musique est susceptible de plaire à un enfant on en est satisfait, ils sont nos principaux juges. Et ça colle ! Notre musique est assez électronique mais elle reste très accueillante, dans un univers imaginaire, onirique, nostalgique, enfantesque…
 
Tu vadrouilles à travers le monde, en tant que résident dans les plus grands clubs, est-ce que cela influence régulièrement ta musique ?
Complètement et cela rejoint le concept de la radio pour laquelle je travaille, que nous avons créé avec cinq amis, Benjamin Moreau, Karl Planck, Victor  Kiswell et Noemie Ferst. Nous avons monté cette radio comme un outil musical spatio-temporel qui classe la musique par pays et par décennies. Dans nos métiers nous avons l’occasion de beaucoup voyager, de chercher et d’échanger partout de nouvelles musiques, avec radioooooo.com on partage et on trouve la musique du monde entier d’un simple clic.
Je suis rentré du Mexique il n’y a pas longtemps, c’est un endroit où je puise énormément d’inspiration, alors je prends ce qu’il y a à prendre et j’en extrais les petits nectars. On est dans une société avec des technologies qui nous permettent facilement de métisser la musique, je peux prendre des samples issus de la musique mexicaine y ajouter mes rythmes et combler ce petit vide artistique que l’on ressent parfois.
 
Pas prêt de t’arrêter de voyager !
Jamais, “l‘imagination c’est la mémoire”, disait Picasso. J’essaie de me souvenirs de beaucoup de chose pour créer ma musique.
 
Justement, une anecdote à nous raconter d’une de tes plus belles rencontres ?
Je dirais que le Baron m’a permis de rencontrer, depuis 8 ans que j’y suis résident, pas mal de mes idoles notamment Robert Smith (le chanteur de The Cure), avec qui j’ai passé une soirée hallucinante, à faire des bêtises dans Paris jusqu’au bout de la nuit à finir sur un piano, ça c’est une très belle rencontre.
 
Ton actualité, tes projets sur les prochains mois ?
Dans le cadre de radiooooo.com on sort la première “vraie” version en mai, pour le moment c’est encore une version en beta.
En septembre, il y a la sortie de notre premier EP avec Polo & Pan et pas mal de remix à venir notamment pour Nach et Turzi. On sera présent sur les festivals de cet été (Cannes, Calvi…) et on prépare une collaboration avec le Bon Marché qui durera 6 semaines où l’on est en charge de la direction artistique.
Et toujours mes résidences à droite à gauche tout en continuant mon petit parcours dans le monde.
 
Un mot pour les Paulette ?
Vive les filles, girls power, vive le bon goût, c’est bien d’avoir et de garder cette petite fraîcheur.
 
 
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