LOVE ME TINDER : ENQUETE SUR LES DESSOUS DE LA RENCONTRE 2.0

Lundi soir dernier à 23h25, France 4 diffusait la première partie de Love me Tinder, un documentaire sur l’amour 2.0, réalisé par France Ortelli et Thomas Bornot. Le pitch : deux journalistes parisiens qui se sont inscrits sur l’application de rencontres et ont filmé leurs péripéties en caméra cachée.
Ce soir, la chaine diffuse le second volet à 23h25, l’occasion de discuter avec la réalisatrice, France Ortelli.

Paulette : Qu’est-ce qui vous a poussés tous les deux à vous intéresser à Tinder ?

Tous nos potes étaient inscrits dessus. Pour la première fois, ils étaient hypers décomplexés à parler d’un site de rencontre. Ca faisait pas célibataire looser d’être dessus. On se montrait des captures d’écran en soirée, les filles ne racontaient pas ça comme un truc chelou. On s’est dit que si on voulait faire un docu dessus, le mieux serait d’aller vérifier par nous-mêmes, plutôt que de demander à des sociologues de nous analyser.

France, tu es journaliste et célibataire. Quelles sont les personnes qui t’ont le plus marquée lors du tournage ?
On a rencontré pleins de gens marrants ou étranges. Les gens du Chasseur Français, ils étaient trop cool ! Sinon je suis tombée un peu amoureuse d’un des mecs que j’ai daté. C’est dans l’épisode 2 du film.



Une scène / réplique culte lors de ces dates ?

Nicolas, celui qui vient conseiller Thomas dans le 1, qui dit à un moment en parlant des profils de filles: ‘Faut débiter’. Il parle d’êtres humains sans s’en rendre compte.

Parmi les témoins interviewés, il y a des très jeunes (16 ans) et des moins jeunes. Y a-t-il tout de même une constante chez les utilisateurs de l’appli ?
Globalement on a plutôt interviewé des 20/30 ans, majoritaires sur l’appli. Les deux ados de 16 ans, ils sont nés avec Internet, contrairement à nous. Dès qu’ils postent la moindre photo de lycée sur leur wall, ils ont 2000 likes. Ils incarnent le futur, et nous donnent le mode d’emploi de la drague moderne.

Etais-tu toi-même utilisatrice de ce genre d’applis ? Inscrite sur les sites de rencontre ?
Non. Mais j’avais pas mal de copines dessus. Comme je suis journaliste, j’avais écrit un ou deux papiers en créant des faux profils. J’avais bien aimé aussi ce papier de Babor lelefan où il se crée un faux profil de fille : http://ragemag.fr/babor-lelefan-fait-amour-adopteunmec-41380/

Ta vision sur la drague géolocalisée après cette expérience ?
Tinder est pour moi la première appli de rencontre géolocalisée qui marche. Où il y a des filles. Où il y a vraiment moyen de rencontrer des gens. Ce que vivent les deux protagonistes du film leur est propre, et n’est pas forcément lié à Tinder. On voulait aussi montrer nos errances, celles de célibataires qui ne savent pas trop ce qu’ils cherchent.



Quelles réactions a suscité la diffusion du premier volet ?
Bonnes ! On a eu beaucoup de retours. On a fait ce film avec un petit budget, très peu de temps. On ne s’attendait pas à avoir autant de réactions. Je me fais aborder par des ados dans la rue et Thomas reçoit des déclarations d’amour sur Facebook.

A quand l’enquête sur Happn ?
On avait tourné des séquences sur Happn et sur Lovoo. Finalement, on s’est dit qu’on allait pas tester toutes les applis de rencontre dans le docu, vu que c’est pas un Envoyé Spécial spécial sites de rencontres, plutôt un gonzo expérimental où on voulait revisiter la comédie romantique.

Un conseil aux Paulette à la recherche de l’amour ?
Allez parler aux gens ! Changez de groupe d’amis, souvent on connait déjà tous les potes des potes de ses potes. Allez dans des bars (hum, ça peut faire alcolo de dire ça, mais ça marche).

> Partie 2 Love me Tinder le lundi 24 novembre à 23h15 sur France 4
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