LES RÉSEAUX SOCIAUX, GÉNÉRATEURS DE FAUX STANDARDS DE BEAUTÉ ?

Selon une étude récente menée par Treatwell, les Françaises estiment que les filtres sur les réseaux sociaux créent des normes de beauté (bien) éloignées de la réalité.

Treatwell, c’est la première plateforme de réservation de soins beauté et bien-être en Europe. Elle compte des milliers de salons et spas affiliés en France et permet à ses utilisateur·rice·s de trouver les meilleurs soins et de les réserver à n’importe quel moment de la journée, et même de la nuit. Elle s’est donc servie de son réseau de clientes pour mener cette étude sur la vision de la beauté sur les réseaux sociaux. 

La méthodologie

Treatwell a donc interrogé un panel de 1740 femmes européennes à travers six pays : la France, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Pays-Bas. Du 27 au 30 mai 2021, elles ont répondu à des questions sur la vision qu’elles ont de leur peau, et le rôle des réseaux sociaux vis à vis des normes de beauté. Et les résultats sont plutôt révélateurs. 

64 % des Françaises estiment que les filtres photos sur les réseaux sociaux créent des normes de beauté éloignées de la réalité.

Ce n’est plus un secret, les réseaux sociaux sont souvent montrés du doigt et accusés de promouvoir des standards de beauté irréalistes. Le problème, c’est qu’ils peuvent avoir un impact sur notre confiance et l’image que nous avons de nous-mêmes. Le reflet de notre photo quand on utilise un filtre est souvent bien différent de celui dans notre miroir, notamment au niveau de la peau. 27 % de ces femmes admettent que les filtres trompent la réalité. Treatwell a donc voulu savoir quelle perception celles-ci avaient de leur peau, et l’étude révèle que les Françaises en ont plutôt une image négative. Elles affirment par ailleurs ressentir une pression liée aux standards de beauté présents sur les réseaux sociaux. 

33 % jugent extrêmement important d’avoir une peau parfaite pour publier une photo sur leurs profils

Seulement une femme sur trois se sent très à l’aise avec sa peau. Et cette proportion diminue pour les femmes entre 18 et 30 ans, tranche d’âge qui est plus susceptible d’utiliser les réseaux sociaux. Parmi elles, 48 % déclarent qu’il est « extrêmement important », que leur peau soit parfaite lorsqu’elles publient une photo sur les réseaux sociaux. 64 % des femmes interrogées trouvent que les filtres photo créent des normes et des attentes trop élevées en matière de beauté. Le point positif, c’est que malgré tout, presque la moitié des femmes interrogées ne fuient pas les contacts sociaux malgré leurs imperfections, et ça, c’est déjà une petite avancée. 

55 % estiment avoir des imperfections cutanées la plupart du temps et 20 % des 18-30 ans utilisent les filtres pour masquer leurs imperfections

Si tous les ressentis sont valables (merci les stigmates de la société) est-ce qu’on peut vraiment parler d’imperfections lorsqu’on a un petit bouton ? Toutes les peaux sont différentes, sujettes à des rougeurs, des comédons, de l’acné ou encore des pores dilatés, mais qu’on se le dise, la peau parfaite n’existe pas. À bas les clichés de peau lisse. La peau est naturellement texturée. Pendant des années, on a jalousé celle des mannequins dans les magazines de mode mais c’est un mythe, qu’il est temps de briser. Il n’y a rien de plus normal que d’avoir toute sorte d’aspérité sur son visage ou même son corps. Il est temps de déculpabiliser ! 

Let’s go for Skin Positivity

Depuis plusieurs années, de plus en plus de personnalités et de créatrices de contenu prônent la « Skin Positivity », sur le même principe que le body positive. L’une des premières à l’avoir fait, Alicia Keys, défile désormais sur les tapis rouges au naturel, sans maquillage. Le but étant de s’affranchir des normes de beauté qui font la promotion des peaux parfaites sur les réseaux sociaux et dans les médias. Un mouvement qui fait du bien, et qui permet de déculpabiliser. Sur TikTok, certaines personnes ont filmé leur peau de très près pour montrer la réalité derrière l’écran. C’est notamment le cas de Coline, sur la vidéo ci-dessus, qui a posté sa routine maquillage en faisant un focus sur sa peau dont on perçoit bien la texture. 

Plus récemment, Léna Mahfouf alias Léna Situations, a tapé fort dans le skin positivity game en faisant la Une du magazine Elle, sans maquillage. 

« Je me suis revue plus jeune, écrasée de complexes devant les mannequins et actrices trop fraiches en couvertures auxquelles je n’arrivais jamais à ressembler… Parce qu’une couverture de magazine c’est le résultat d’une bonne session de maquillage, de coiffure, de manucure, de lumières, de robes hautes coutures, de diamants, de lumières et de retouches…. Et pour tous les jeunes qui allaient tomber sur un kiosque je me suis dis qu’il valait mieux proposer quelque chose de plus décomplexant… »

– Léna Mahfouf 

Alors, décomplexons-nous, laissons-nous tranquille, et acceptons-nous comme nous sommes. Nos peaux sont belles et d’ailleurs on en profite pour vous rappeler qu’avec la chaleur qui revient, c’est tout à fait naturel de transpirer, d’avoir la peau qui brille et les pores dilatés. Donc no complex, souriez, vous brillez ! 

Article de Clara Schnebel

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