LES POÈTES ONT DE LA MOUSTACHE

Photos, Antoine Chesnais pour Paulette magazine

Six ans après leur rencontre dans un concours de slam, Astien, Ed Wood et Mathurin jouent leur spectacle aux  Trois-Baudets, en plein cœur de Montmartre. Paulette les a pris au mot.

C’est aux Trois-Baudets, à Montmartre, que ces trois personnages à moustache jonglent avec les mots et créent des mélodies sans musique. L’un est un romantique torturé, l’autre un obsédé attendrissant, le dernier un paumé troublant…

Astien, Ed Wood et Mathurin forment à eux trois le Grandiloquent Moustache Poésie Club, un mélange de néoromantisme et de revendications viriles, saupoudré de loufoqueries absurdes. Ensemble, ils retracent leur histoire en jouant avec les mots, nous faisant au passage redécouvrir le pouvoir de ceux-ci.

En sortant de la salle, on est sous le charme de ces trois Georges fans des Monty Python. On rêverait presque de leur ressembler et de leur déclarer notre flamme avec leur sens de la rime. C’est pourquoi Paulette a improvisé deux interviews rigolotes qui jouent sur les mots et leur sens de la répartie.

> L’interview "Mots"

Un mot pour vous qualifier : Autodérision
Un gros mot : Imberbe
Votre mot favori : Grille-pain
Un mot tabou : On ne peut pas le dire parce que c’est tabou
Un mot doux : Ma mie
Un mot de passe : Moustache Gracias
Un mot oublié : Va-nu-pieds
Un jeu de mot : "Carl a bruni par contre Alf a blondi"
Sans mot dire : Jardinage
Un mot plus haut que l’autre : Putentraille
Le mot pour rire : Wistisex !
Souffler un mot : Chut…
Un mot pour les Paulette : Venez nombreuses !
Le mot de la fin : FIN


> Quizzette

Paulette : Ce que vous aimez le plus au monde ?
Mathurin : Les pizzas
Ed Wood : La pizza
Astien : Les pizzas

Ce qui vous fait rire ?
Les Monty Python, les disparitions rapides de l’écran, Riad Sattouf, Bérangère Krief, Michel Blanc, Ben, Gotlib, Édouard Baer, Albert Meslay et Antoine Waechter.

Ce qui vous exaspère ?
Mathurin : D’une manière générale, on n’aime rien. Jusqu’à preuve du contraire, à part les pizzas.
Astien : Les comiques trop sûrs d’eux.

L’humiliation ultime ?

Mathurin : M’être fait porter en triomphe par une petite dame d’1m50 en faisant le tour d’un bar. Je ne pouvais rien faire, c’était horrible.
Ed Wood : Moi, c’est d’avoir confondu mon patron avec un stagiaire.
Astien : Stéphane Guillon, et tous ceux qui font des blagues sur la petitesse et les gesticulations de Sarkozy, ça fait un moment que les humoristes sans imagination se reposent sur ces deux arguments, il y a tellement d’autres choses à faire….

Qui jalousez-vous ?
Les Beatles pour tout ce qu’ils ont fait et surtout vécu.

Si vous deviez écrire un bouquin, quel en serait le titre ?

Mathurin : J’ai rêvé que j’écrivais un bouquin dont le titre était "Le coca n’a pas d’odeur".
Ed Wood : Moi aussi j’ai fait un rêve, j’en ai même fait une histoire qui s’appelle "Le Dieu Cheval".
Astien : "Mais où est passé mon perroquet ?" L’histoire d’un aventurier qui a perdu son perroquet et qui le cherche aux quatre coins du monde et qui se rend compte à la fin qu’en fait, c’était lui le perroquet.

Que pourriez-vous dire pour Paulette de politiquement incorrect ?
Mathurin : Il faut savoir que partout, il y a un lobby imberbe et on ne peut rien dire, sinon on se fait traiter d’imberbophobe.
Ed Wood : On n’a rien contre eux. "Quand y en a un, ça va… C’est quand ils sont plusieurs qu’il y a des problèmes".

Une expression que vous détestez ?

Mathurin : "Il faut de tout pour faire un monde" (fausse excuse).
Ed Wood : "Pour le coup"
Mathurin : Les expressions qui sont has been depuis 10 ans et que tout le monde dit encore, comme par exemple "Noyeux Joël", ça ne fait plus rire personne ; et "Machin, sors de ce corps", il faut arrêter en 2012.
Astien : "LOL"

 

"LES IMBERBES SONT LES MOUSTACHUS DE DEMAIN"


En quoi êtes-vous originaux, singuliers ?
Mathurin : Moi, je connais les dates de naissance de TOUS les acteurs français.
Ed Wood : Moi, j’arrive à faire bouger mes narines.
Astien : J’ai mon permis.

En quoi êtes-vous comme tout le monde ?

Ed Wood : Je sais faire bouger mes narines.
Mathurin et Astien : On aime bien "Bref".

Votre petit plaisir quotidien.
Astien : Me réveiller sans réveil à l’heure que je veux.
Ed Wood : J’aime bien le matin, quand on sort du Manoir. Les oiseaux chantent, nos tigres sont encore assoupis. Le soleil se lève et se reflète sur le carrelage en or de notre piscine. Et on s’installe sur la terrasse. Une table a été dressée par nos vingt-huit domestiques, nous sommes assis sur des chaises en diamant et là, je prends ma tartine de pain beurré et je la trempe dans mon bol de Nesquik. J’adore ça, tremper, c’est mon petit plaisir.
Mathurin : En fait il ment, on habite au Bâtiment B de la cité Patrick Chesnais à Chaville et on a vendu notre fer à repasser pour acheter un grille-pain.

Qui redoutez-vous de croiser par hasard ?

Youl Brunner (le chef des imberbes, heureusement, il est mort). Le yéti, Jean Mineur…

La chose la plus universellement partagée selon vous ?

En chœur : La moustache ou l’herpès.

Un message à faire passer ?
En chœur : Les imberbes d’aujourd’hui sont les moustachus de demain.

Pourquoi la moustache ?
Mathurin : Parce que c’est à la fois cool et ringard.
Ed Wood : Parce qu’elle pimente les French Kiss.
Astien : Parce qu’on m’a forcé !

 

LE GRANDILOQUENT MOUSTACHE
POESIE CLUB

Aux Trois Baudets – Paris


Jusqu’au 3/02 inclus 



Puis en tournée dans toute la France 



Le Petitloquent Moustache Poésie Club
(spectacle pour enfant)
le 29/01 – Auditorium Saint-Germain
 

moustachepoesie.com  



 
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