LES PLANCHES : UNE LIAISON PORNOGRAPHIQUE


La scène est plongée dans le noir. Dès le début du spectacle, Dalia Bonnet, la metteur en scène, installe un univers intimiste où seul les voix chaudes et ténébreuses des deux comédiens nous envoûtent.
 
> ELLE et LUI et un fantasme

Une femme, ELLE, dévoile son histoire, son désir. Elle veut réaliser son fantasme, enfin. Sexuellement, elle a l’air plutôt libérée, mais réaliser son fantasme, c’est passé à l’étape supérieure, s’abandonner vraiment. Alors, autant l’accomplir avec un inconnu, pas de jugement, peu de suspens. Dans sa petite annonce, tout est dit, il sait à quoi s’attendre.
 
Un homme, LUI, célibataire, piqué par la curiosité y répond. Ils se rencontrent dans un café, dans un hôtel, puis dans quelques rues alentours.  Ils ne connaitront jamais leurs prénoms, leurs passés, nous non plus d’ailleurs, mais on s’en moque. Ce qui importe c’est le présent, l’instinct, le plaisir.
 
> ELLE et LUI et l’amour

Entre deux scènes très intimistes, LUI et ELLE nous parlent frontalement de leur histoire. Nous suivons leur rencontre, leur attirance, leur sexualité, puis leurs désirs, leurs envies, leurs souffrances, leurs faiblesses, leur courage.
 
Constantin Djirdjirian est très attachant. Le bleu de ses yeux nous pénètre et donne à son interprétation une naïveté, et une douceur presque féminine. Il est froid et mystérieux, mais sa carapace se craquèle au fil de l’intrigue et nous sommes tout à coup face à un homme nu, dévoilant son intimité, avec mélancolie.
 
Caroline Stefanucci, toute en finesse, nous touche par sa sensibilité à fleur de peau. Submergée par ce sentiment d’amour qu’elle découvre en elle, elle hésite entre l’assumer, le cacher, le dévoiler. On la comprend, c’est souvent ce même dilemme qui nous contrôle : avouer ses sentiments pour se soulager, s’assumer mais à quel prix ?
 
Le teaser :


 
Toutes ces questions sur le courage d’aimer, ou la faiblesse de ne rien dire, par peur ou pour se protéger sont universelles. La modernité d’ "Une Liaison Pornographique" réside dans le fait que ce couple n’a pas peur d‘assumer sa sexualité. C’est le vrai paradoxe de notre génération. Les corps s’expriment, se touchent, se pénètrent, mais les sentiments ? Les mots ?
 
Grâce à une mise en scène très sobre, Dalia Bonnet permet à ses comédiens d’être entièrement dans les mots, dans les émotions. La liberté qu’elle laisse aux comédiens leur permet de s’approprier chaque geste, chaque phrase pour être le plus sincère possible, le plus naturel, et personnel. Bravo également à l’auteur, Philippe Blasband qui a su trouver les mots justes pour essayer de répondre à cette question : L’envie entraine-t-elle fondamentalement le besoin ?
 
> Notre avis :

Courez voir ce spectacle, dans ce charmant théâtre, au cœur de Montmartre. Pour les couples, l’érotisme ambiant vous donnera des idées… Pour les Paulette célibataires, vous aller vous marrer en vous reconnaissant sûrement dans ce texte romantico-pornographique ; et pour les Georges en manque d’amour, je vous souhaite que cette pièce vous donne des ailes pour assumer vos sentiments !
 
 
REPRISE DU SPECTACLE TOUT LE MOIS DE FEVRIER : GAGNEZ 3×2 PLACES

Grande nouvelle ! Une Liaison pornographique revient sur les planches toujours au Funambule pour tout le mois de février et on a 3 paires de tickets à vous donner ! Pour les gagner, il suffit de commenter cet article en nous expliquant pourquoi vous avez absolument envie de voir cette pièce torride !

Concours terminé ! Bravo à florence, Mandy et Suzon !
Pour ne pas faire de jalouses, les tickets seront moitié prix si vous dites le mot de passe "PAULETTE" à la billeterie du Funambule !
 
UNE LIAISON PORNOGRPAHIQUE
Texte de Philippe Blasband
Mise en scène de Dalia Bonnet
Avec Caroline Stefanucci, et Constantin Djirdjirian
 
Les dimanches, lundis, mardis du mois
de février au Funambule à 20H.
 
 
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