LECTURE : LE MANIFESTE CHAP


Et si notre Georges était un Chap ? Initié par
des néo-dandys britanniques, le mouvement Chap prône la révolution par le tweed. Leur manifeste, traduit en français, est disponible depuis le 10 novembre.
 
Tout commence outre-manche, au début des années 1990, lorsque Gustav Temple et Vic Darwood, auteurs du Tour du monde en 80 Martini, édictent un "savoir-vivre révolutionnaire pour Gentleman moderne". Ces anarcho-dandys au monocle saillant prônent un art de vivre rétro, où la bienséance revêt parfois quelques penchants hygiénistes. Politesse, maintien du corps, rigueur morale… Un nouveau code de conduite, tourné avec ce qu’il faut de dérision pour éviter le danger rétrograde.
Les Chap ("gars" en français) défient la morosité contemporaine en portant gilets sans manches et pantalons à bretelles.  Ces dignes héritiers d’Oscar Wilde et de David Niven dénoncent l’aliénation urbaine en mangeant des rognons d’agneau et en manifestant à coups de joute de parapluies ! En effet, c’est lors des Olympiades Chap, organisées chaque été, que ces gentlemen moustachus se livrent à diverses activités toutes aussi absurdes les unes que les autres. Quand il ne s’agit pas du lancer de sandwichs au concombre, les Chap organisent le concours du Martini Dry le plus authentique !
La Chap attitude s’applique cependant en toutes circonstances. Le manifeste ne manquera pas de nous donner des conseils à vivre au quotidien. Ainsi, il est recommandé d’écouter votre vieille tante, à l’heure du thé, en écarquillant les yeux et en inclinant le buste. Sachez que vos muscles intercostaux vous le rendront. La prescription du parfait Chap : du sport sans effort, de l’humour tous les jours !
Dans ce monde drôlement élégant, les Paulette ne sont pas en reste ! Si Georges apprendra à faire des ronds de fumée en forme d’ours pour nous séduire, nous, les Chapettes n’oublierons pas de porter des bas en soie et de fumer avec un porte-cigarette. Oui au tweed, non au synthétique !
 
Le Manifeste Chap, Gustav Temple et Vic Darwood
Traduit par Anne Maizeret, préface d’Olivier Frébourg
éditions des Equateurs

136 pages, 20 €

Disponible depuis le 10 novembre 2010


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