L’ÉCHAPPÉE BELLE D’AUREN


Ce week-end, on a écouté les petites ballades d’Auren, légères comme des bulles de savon, issues de son second album, J’ose.  Située entre fraîcheur et caractère bien trempé, la jeune chanteuse nous transporte dans son univers mutin où comptines facétieuses côtoient mélodies légères. À travers des titres comme L’échappée belle, Il était une fin ou encore Seule dans mes draps, elle nous balance entre sonorités folk, rockabilly. parfois 80’s, et toujours subtilement vintage. Sûrement son petit côté Yéyé à Auren… Parfait pour l’été !
 
Paulette : Peux-tu nous présenter ton parcours jusqu’à aujourd’hui?
Auren : Je viens de Lyon où j’ai été bercé dans un foyer où la musique était omniprésente. J’ai aussi eu une grand-mère mère qui m’a enseigné le piano très jeune donc les notes, les partitions et l’audition faisaient partie de mon environnement, sans savoir que j’allais en faire mon métier plus tard. J’ai commencé à chanter un peu pus tard, vers 18 ans et à écrire mes premières chansons avant de les tester dans les piano bars.
 
Pourquoi et pour qui as-tu écrit ta première chanson?
C’était sur un amour sans retour, j’aimais quelqu’un qui ne m’aimait pas, un grand classique quand on est ado (rires). Mais j’en garde un très bon souvenir, c’était le premier jet, les premiers mots que je mettais en musique. Puis j’ai fait les piano bars et restaurants de Paris. Ensuite j’ai envoyé mes maquettes aux rencontres d’Astaffort,  un stage pour jeunes artistes parrainé par Francis Cabrel. C’est là que tout a commencé et que j’ai fait les premières parties de Francis.

 
On m’a dit que tu connais aussi Chris Isaak ?
Haha ! Oui j’ai fait sa première partie lors de ses deux dates françaises à Lyon et à Paris. À l’époque, l’attachée de presse qui s’occupait de moi pour le premier album autoproduit l’a présenté chez le tourneur Gérard Drouot qui l’a lui même fait écouter et proposé pour la première partie de Chris Isaak. C’était une expérience fantastique ! J’étais très intimidée quand je l’ai rencontré, mais j’ai vraiment reçu un super accueil de la part de ses musiciens qui m’ont raconté leurs histoires de tournée. Le claviériste m’a même fait essayé le clavier pendant les balances, ce fut un souvenir inoubliable et le show était incroyable avec Chris Isaak en costume bleu électrique. C’est un très beau souvenir.


Tes chansons parlent beaucoup de sentiments, tu ne serais pas un peu fleur bleue ?

Oui sûrement ! Je suis un peu cœur d’artichaut, même si je m’améliore en grandissant. L’amour sous toutes ses formes tient une grande place dans ma vie, qu’il s’agisse de celui d’un enfant, de sa famille ou de celui qu’on porte à son homme… Bref j’aime l’amour avec un grand A.
 
Si tu étais une saison, quelle saison serais-tu ?
Je serais le printemps mais pas celui de cette année. Le printemps avec les petits oiseaux, les fleurs, les bourgeons quoi !

 
Si tu étais une époque ?
Les années 60, j’ai une fascination pour les yéyés. J’adorais la manière dont les femmes s’habillaient à l’époque, les petites robes, la frange…
 
Tes bonnes adresses à Paris
Je vis dans le quartier d’Aligre et j’adore le restaurant  L’ébauchoir, ils ont également ouvert un bar à vin en face, j’y passe le plus clair de mon temps et j’aime bien y amener des copines.
 
Une chanson des années 80 qui ne te quitte pas…
Toi toi mon toi de Elis Meideros
 
Ton titre l’échappée belle fait penser à Oh de Micky Green, est-ce que ça fait partie de tes influences ?
Non mais je suis flattée, j’adore ce titre. Mes influences sont à la fois empreintes de chanson française avec des artistes comme Cabrel ou France Gall mais aussi de musique Tex Mex avec une beaucoup de cuivres, comme Johnny Cash, Calexico ou encore Enrico Morricone.
 

 
Ton échappée belle à toi, elle serait où?
En corse. C’est là-bas qu’on a tourné le clip Échappée belle, mais  c’est aussi là que j’ai passé toutes les vacances de mon enfance là-bas. J’adore cette île et je ne m’en lasse pas.
 
La chanson de ton album que tu préfères ?
Crocodile. C’est la chanson qui ouvre l’album et c’est aussi la première que j’ai écrite avec un des compositeurs de l’album qui est aussi mon grand ami, Romain Galland. Cette chanson  me touche beaucoup car elle est liée à plein de souvenirs. C’est aussi celle qui a aiguillé la couleur musicale de l’album.
 
Comment est-elle née si ce n’est pas indiscret ?
Romain est arrivé avec sa musique en me disant que ça lui avait fait penser à moi. Il chantait en yaourt en anglais et disait toujours "crocodile, crocodile" et je me suis lancée le challenge de garder ce mot dans ma chanson. J’ai donc laissé parler mon imaginaire et des mots me sont venus, je parle d’hallucinations car c’est dur de parler d’une histoire vraie sur un crocodile.

 
Ton album s’appelle J’ose, qu’est-ce que tu regrettes de ne pas avoir osé dans la vie ?
Je regrette de ne pas avoir switché plus tôt dans la musique, de ne pas avoir eu le déclic avant. J’ai suivi un parcours classique en école de commerce, ce qui me permet sûrement d’avoir plus de recul sur ma carrière aujourd’hui, mais j’aurai aimé me lancer plus tôt et maîtriser plus d’instruments encore. Je mets du temps à lire les partitions parfois. Je regrette de ne pas m’être jeté dans l’arène plus jeune.
 
Ta citation clé dans la vie
Aide toi et le ciel t’aidera!. J’aime bien me retrousser les manches et y aller à la force du poignet, je pense vraiment que rien n’arrive tout seul. C’est souvent dans les moments où l’on y croit plus que des opportunités se présentent mais il ne faut jamais cesser de mettre de l’énergie dans les choses auxquelles on croit.
 
Qu’est-ce que qu’on pourrait te souhaiter pour la suite ?
Que le disque rencontre plein de gens et beaucoup de Paulette, car c’est très féminin je pense.
 
AUREN :: J’OSE
Sortie le 10 juin – Naive
En écoute sur Spotify
 
 
Concerts :
27/06 : L’Autre Thé, Paris
28/11 : Espace culturel Malraux,
Six Fours les Plages
 
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