LE TAMPON ET LA COUPE MENSTRUELLE : PAS MIEUX NI PIRES QUE LES AUTRES


Une étude a été menée par des chercheurs afin de connaître l’origine des « chocs toxiques » survenus chez plusieurs femmes ces dernières années. L’occasion pour nous de revenir sur les dangers présumés des différentes protections hygiéniques, à savoir le tampon et la coupe menstruelle.

Des chercheurs du Centre National de Référence des Staphylocoques des Hospices Civils de Lyon se sont penchés en octobre dernier sur la présumée nocivité des tampons hygiéniques et coupes menstruelles. À l’heure où de plus en plus de femmes sont touchées par des « chocs toxiques » les symptômes sont similaires à ceux de la gastro-entérite ou de la grippe, comme la fièvre, les vomissements, les douleurs musculaires, etc., et sont provoqués par l’apparition en masse de staphylocoques dorés dans le vagin , l’étude a pu analyser la croissance de la bactérie sur près de 700 tampons et coupes menstruelles usagés.

Résultat, le tampon comme la coupe ne seraient pas à l’origine de ces toxines. En effet, aucun de ces composants ne stimulerait la production de toxines néfastes à hauteur du vagin. C’est en fait le sang bloqué dans ce dernier qui favoriserait la culture et le développement des staphylocoques. De cette manière, la coupe menstruelle serait plus favorable au développement de la toxine puisqu’elle fait passer plus d’oxygène dans la vagin qu’un simple tampon, condition sine qua non à la culture de bactéries nocives.

L’étude annonce ainsi un résultat rassurant, mais pose la question de la bonne utilisation des protections hygiéniques. En effet, le but de ces scientifiques serait désormais de mieux prévenir des méfaits que peut engendrer une mauvaise utilisation du tampon ou de la coupe menstruelle. Ces derniers nous rappellent ainsi qu’il est important de ne pas porter de protection qui « bloque » le sang, c’est-à-dire tampons et coupes, durant le sommeil ainsi que sur une durée supérieure à 4 heures (6 heures grand maximum). En respectant ces conditions, le risque d’infection serait moindre, mais pas inexistant.

> Article de Montaine BOUTEILLON 
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