LE PRINCE MIIAOU, UNE REINE DANS SON ROYAUME

Elle est partie à NYC, a bousculé ses habitudes. De la Big Apple, elle a atterri à Chalais, un village de Charente. Un grand écart. Et de ces contrastes est né un nouvel album, très rock.

 
Paulette : Tes deux précédents albums ont eu un joli succès. Ce dernier a été difficile à composer ?
Pas vraiment. J’ai eu la pression au deuxième album, parce qu’il fallait que  je confirme quelque chose. En tout cas que je ne déçoive pas les gens qui avaient pris le risque de parler de moi.  Sur celui-ci, je me suis dit je vais faire au mieux. Je vais faire ce qui me plaît en espérant que ça plaise au public aussi.
 
Tu es partie à Brooklyn pour retrouver l’inspiration. Pourquoi ?
Je voulais partir dans un pays assez loin pour ne pas être tenté de revenir. C’était mon premier voyage seule : je n’aime pas perdre mes repères. J’ai habité avec des gens que je ne connaissais pas. Et puis, j’étais obligée de rester là-bas. Ça s’est très bien passé, je me suis très bien acclimatée. Toute la musique que j’aime vient de Brooklyn. C’est une super ville.

J’avais besoin d’une grosse pause, je n’arrivais pas à me remettre au travail. L’envie est revenue toute seule. J’ai forcé des situations nouvelles. Cette ville m’a inspirée. Et puis, j’ai une meilleure maîtrise de la langue maintenant.
 
 
Puis tu as atterri à Chalais en Charente. Pourquoi un tel contraste ?
Avec mon copain, on a acheté une maison à rénover dans ce village de 2 000 habitants. On n’a pas de voisin, c’est vraiment la campagne. Quand je suis arrivée l’été, ça allait : on a découvert qu’il y avait un lac etc… Mais quand l’hiver est arrivé, je me suis mise à composer et dans ces cas-là je ne vois plus personne.  Ça a été un hiver très long. C’est pas tout le temps hyper drôle. Ça fait un an et demi maintenant qu’on habite là-bas. Mais les semaines de répétition quand tous les musiciens sont là, on est nombreux, c’est bien !
 
Cet album est une fois de plus auto-produit. C’est une volonté de ta part?
Oui. Je n’ai jamais eu de grosse proposition d’une maison de disque. Pour moi, c’est naturel d’être auto-produit. J’ai plus de libertés. C’est vrai qu’avant pour moi un label c’était un peu le saint-graal. Mais par rapport aux contraintes que ça peut apporter, finalement ça ne m’intéresse pas.  J’ai monté un petit label, ce qui me permet d’en faire un peu plus.
 
Ce nouvel album a une tonalité différente des précédents…
J’avais la sensation d’amener des trucs nouveaux. Je voulais moderniser le tout. Avant ça sonnait très années 90. J’ai essayé d’épurer, de plus aérer. Je trouve ça mieux de disque en disque…
 
Tu t’es notamment mise à la batterie, appris un nouveau logiciel…
Oui enfin, faut que je fasse attention quand je dis ça parce que je ne sais vraiment pas jouer ! Mais j’ai composé toutes les parties de batterie derrière une vraie batterie alors que d’habitude je le faisais derrière un ordinateur ! Derrière la batterie tu vas plus à l’essentiel.   Mon rêve serait de jouer sur scène de la batterie.
 

Tu fais tout toute seule…
Dès le début, je suis dans la production, je ne sais jamais où je vais aller quand je commence un morceau.  C’est la première fois qu’il y a des petits bouts de quelqu’un d’autre. Je m’ouvre aux collaborations. Chacun a apporté quelque chose. A la base, je voulais tout faire seule, je ne voulais pas faire de compromis : le Prince Miiaou, c’était mon projet. Aujourd’hui, c’est différent, j’ai moins de choses à me prouver.
 
Parlons un peu de ce titre à rallonge…
Where is The Queen, c’est la deuxième chanson que j’ai composée à NYC. Et le seul morceau en français. Ce titre revenait sans cesse pendant l’enregistrement de l’album et puis un soir en m’endormant j’ai imaginé le dialogue.
 
Pourquoi avoir choisi un nom de scène ?
Utiliser mon prénom aurait été trop connoté chanson française. J’avais envie de me dissocier. J’aimais bien le masculin. En fait, je n’ai pas trop réfléchi.
 
Des projets ?
En mars, une tournée, un nouveau clip, une résidence, des lives, des décors… Je n’ai pas encore vraiment de visibilité.
 

Prince Miiaou – Where is the queen ?
Dans les bacs depuis le 27 janvier
 
 
Concerts :
7/02 : La Rochelle
12/03 : Lille
13/03 : Paris,
14/03 : Strasbourg
15/03 : Angoulême
 
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